Zelensky et BlackRock annoncent une nouvelle initiative d’investissement pour reconstruire l’Ukraine

31 décembre 2022 Mis à jour: 31 décembre 2022
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Le gestionnaire d’actifs BlackRock coordonnera les investissements nécessaires à la reconstruction de l’économie ukrainienne, a annoncé Kiev mercredi.

Suite à une rencontre entre le président Volodymyr Zelensky et le PDG de BlackRock, Larry Fink, le gouvernement ukrainien a confirmé que le titan de Wall Street a accepté de coordonner « les efforts de tous les investisseurs et participants potentiels à la reconstruction de notre pays ». Grâce à cet accord, BlackRock canalisera des capitaux dans plusieurs secteurs de l’économie de ce pays d’Europe de l’Est.

Depuis la première rencontre entre Zelensky et Fink qui s’est tenue en septembre et qui portait sur le transfert d’investissements publics et privés à Kiev, les deux parties ont travaillé sur un projet global visant à conseiller le gouvernement ukrainien « quant à la manière de structurer les fonds de reconstruction de la nation ».

En novembre, le ministère ukrainien de l’Économie (MoE) et BlackRock Financial Markets Advisory (FMA) ont signé un mémorandum confirmant le plan.

« BlackRock FMA va conseiller le ministère de l’Éducation sur l’établissement d’une feuille de route pour la mise en œuvre du cadre d’investissement, y compris l’identification des choix de conception pour la configuration, la structure, le mandat et la gouvernance envisagés », a déclaré le gestionnaire d’actifs d’une valeur de 8000 milliards de dollars dans un communiqué le mois dernier.

Cette décision survient une semaine après la visite de Zelensky à Washington où il a rencontré le président Joe Biden et prononcé un discours devant le Congrès. La Chambre des représentants a approuvé un programme d’aide de 45 milliards de dollars pour l’Ukraine.

Larry Fink, PDG de BlackRock, lors du Forum économique mondial à Davos, le 23 janvier 2020. (Fabrice Coffrini/AFP via Getty Images)

Lors de son discours, le dirigeant ukrainien a remercié le peuple américain pour son argent, le qualifiant d’investissement plutôt que de charité.

« Votre argent n’est pas de la charité », a‑t‑il déclaré au Congrès. « C’est un investissement pour la sécurité mondiale et la démocratie que nous gérons de la manière la plus responsable qui soit. »

L’Ukraine va‑t‑elle devenir un centre d’investissement ?

S’exprimant lors du forum ukrainien sur les infrastructures qui s’est tenu à Londres ce mois‑ci, le vice‑ministre ukrainien de l’Économie Oleksandr Gryban a prédit que l’Ukraine finirait par « devenir l’un des meilleurs pays au monde en termes d’opportunités pour les investisseurs » après la guerre.

« Nous devons agir rapidement – et dans ce cas, l’expérience et l’expertise du secteur privé en matière de gestion de projets devraient venir à la rescousse », a‑t‑il déclaré.

À ce jour, dix mois après le début de l’invasion russe, un nombre croissant d’organisations internationales et de sociétés internationales ont décidé d’investir en Ukraine.

Au début du mois, par exemple, Nestlé a fait part d’un investissement de 43 millions de dollars pour créer une unité de production dans l’ouest de l’Ukraine.

« C’est une décision importante pour Nestlé, prise à un moment très difficile pour le pays », a déclaré Alessandro Zanelli, directeur général de Nestlé pour le marché de l’Europe du Sud‑Est, dans un communiqué.

En novembre, la International Finance Corporation (IFC), l’organe de la Banque mondiale chargé des investissements privés, a lancé un programme de 2 milliards de dollars pour soutenir le secteur privé ukrainien.

« Cet investissement témoigne d’une nouvelle génération d’entrepreneurs visionnaires qui opère en Ukraine à la tête d’entreprises à fort potentiel qui aideront l’économie ukrainienne à renforcer sa résilience », a déclaré Makhtar Diop, directeur général de l’IFC. « Avec nos partenaires, nous visons à injecter des capitaux indispensables dans le secteur des technologies de l’information en Ukraine, en soutenant l’innovation, en créant des emplois et en encourageant les investisseurs à revenir sur le marché malgré la guerre en cours. »

Le mois dernier, Andrew et Nicola Forrest ont fourni 500 millions de dollars à l’ « Ukraine Green Growth Initiative » par l’intermédiaire de leur groupe Tattarang. Ce fonds, qui devrait atteindre 100 milliards de dollars, a été créé pour s’associer à des investisseurs du monde entier pour accélérer les efforts de reconstruction de l’Ukraine et rebâtir ses principales infrastructures.

Cette initiative a reçu le soutien de Joe Biden, de l’envoyé spécial des Nations unies Michael Bloomberg, de l’ancien premier ministre britannique Boris Johnson et du secrétaire général de I’Organisation for Economic Co‑operation and Development (OCDE) Mathias Cormann.

« L’Ukraine entrera dans un âge d’or », a déclaré M. Forrest. « En soutenant l’Ukraine sur le plan industriel, nous envoyons un message fort au monde entier. Je veux que chaque gouvernement sache que les entreprises du monde entier seront prêtes à participer à la reconstruction de l’Ukraine dès que les hostilités auront cessé. »

Au cours du second trimestre, les investissements directs étrangers (IDE) en Ukraine ont augmenté de 439 millions de dollars, selon les données fournies par la Banque nationale ukrainienne.

Dans le même temps, le Forum économique mondial (FEM) a préconisé un renouveau vert et inclusif de Kiev au lendemain de la guerre.

« Alors que les Ukrainiens défendent héroïquement leur liberté et leurs valeurs, il est capital de créer la vision d’un nouvel État prospère doté d’une économie en expansion, d’une énergie durable et d’infrastructures inclusives », a écrit le groupe.

L’été dernier, Kiev a évalué le coût de la reconstruction post‑guerre à 750 milliards de dollars. Mais ce chiffre continue de croître dans un contexte de bombardements à l’artillerie lourde, de frappes répétées de missiles, d’interruptions des importations et des exportations et de déplacements de la population.

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