Elle vit avec plus de 200 chauves-souris sous le toit: «Elles se répandent dans les murs de toute la maison»

24 juin 2022 Mis à jour: 24 juin 2022
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Depuis près de deux mois, Émilie et ses trois filles vivent avec des colocataires indésirables : des chauves-souris qui ont envahi le toit de leur maison. Chaque nuit après le coucher du soleil, la maman vit un « enfer » qui l’empêche de dormir.

C’est la deuxième année qu’Émilie vit le même stress. Au bord de la crise de nerf tellement elle est fatiguée, cette maman de trois filles doit faire face au même cauchemar que l’année dernière, lorsque des chauves-souris se sont installées sous le toit de la maison qu’elle loue à La Meilleraye-de-Bretagne (Loire-Atlantique), rapporte L’Éclaireur.

En 2021, le problème avait été réglé après un mois et demi d’insomnies causées par le bruit d’une centaine de chauves-souris. C’est le bailleur social qui avait finalement fait venir un spécialiste. Grâce à un répulsif à base d’eucalyptus, les indésirables avaient quitté les lieux.

Un retour en plus grand nombre

Cependant, les chauves-souris sont revenues début mai 2022, en plus grand nombre cette fois. « Ça grattait beaucoup plus que l’année dernière au plafond et dans les murs », raconte Émilie. Avec son compagnon, elle a compté 198 chauves-souris qui sont sorties du pignon de la maison en l’espace de 35 minutes.

« Vous ne passeriez pas une nuit dans ma chambre », assure la mère de famille, en instance de divorce. « Leur bruit dure tout la nuit. Même avec un somnifère, dans ma chambre actuelle, je suis réveillée tout le temps… »

Afin de pouvoir dormir, elle place un matelas par terre dans la chambre d’une de ses filles, ou bien elle dort chez son compagnon lorsqu’elle n’a pas ses enfants. « On les entend gratter dans le haut des murs de chaque chambre. Elles se répandent dans les murs de toute la maison de l’étage jusqu’aux chambres des filles. »

Des solutions qui trainent

Émilie relance constamment son bailleur social. Mi-juin, celui-ci a fait venir une société spécialisée, pas la même que l’année dernière, qui n’a rien pu faire. La mère de famille a finalement décidé de s’exprimer publiquement pour essayer de faire bouger les choses.

« Les 33 espèces de chauves-souris sont protégées par la loi depuis 1981 », précise le bailleur social Atlantique habitations. De plus, un article du Code de l’environnement stipule que « la destruction, l’altération ou la dégradation des sites de reproduction et des aires de repos des animaux » sont interdits.

Il se peut donc que l’intervention pour effaroucher les indésirables n’ait lieu qu’à la fin de l’été ou au début de l’automne. En attendant, le bailleur social va essayer de trouver un gîte meublé pour loger Émilie et ses filles pendant l’été.

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