Une vidéo incroyable montre un ours se réveillant et sortant de sa tanière après des mois d’hibernation

25 juillet 2022 Mis à jour: 25 juillet 2022
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Un grizzly de 20 ans a été filmé en train de sortir de sa tanière hivernale. Les gardiens de son sanctuaire au Canada ont capturé l’incroyable séquence et l’ont partagée sur les médias sociaux, où elle est devenue virale.

Boo, un grizzly devenu orphelin alors qu’il n’avait que 5 mois environ, vit depuis juillet 2003 au Kicking Horse Grizzly Bear Refuge, situé dans la station de montagne Kicking Horse à Golden, en Colombie‑Britannique. Cat Cowan, qui est gestionnaire au refuge, était présente en mars 2022 lorsque Boo est sorti de sa tanière à l’intérieur d’un enclos d’hiver de 8000 m2.

« Boo a finalement réussi à sortir à 11 h 15 après avoir creusé la neige pendant 20 minutes », raconte Cat Cowan, 30 ans, à Epoch Times. « Il faisait des pauses pour manger un peu de neige au fur et à mesure. »

Boo, sortant de sa tanière. (Avec l’aimable autorisation du  refuge Kicking Horse Grizzly Bear)
(Avec l’aimable autorisation du  refuge Kicking Horse Grizzly Bear)

À l’aide d’une caméra non invasive fixée au plafond de la tanière de Boo, les gardiens ont pu observer ses progrès. Boo était resté éveillé la majeure partie de la journée pendant près de deux semaines avant de sortir, déclare Mme Cowan, ce qui est « typique » pour un ours en hibernation.

Mme Cowan, qui avait observé le comportement de Boo sur la caméra, savait qu’il creusait pour sortir.

« Après avoir entendu des craquements dans le manteau neigeux et vu son nez sortir un peu, nous avons préparé une caméra », raconte Mme owan.

Depuis qu’il est sorti de sa tanière, Boo s’est intéressé aux différentes odeurs et s’est surtout prélassé, a expliqué Mme Cowan.

Le refuge a ensuite partagé les images étonnantes de l’émergence de Boo sur Facebook, où elles sont devenues virales, accumulant plus de 5 millions de vues et quelque 67.000 réactions.


(Avec l’aimable autorisation du  refuge Kicking Horse Grizzly Bear)

Selon Mme Cowan, ce n’est pas quelque chose que les gens ont généralement l’occasion de voir en direct, et leur réaction était donc plutôt bonne.

« Cela contribue également à créer un narratif sur les ours, leur comportement et leur écologie », ajoute‑t‑elle.

Selon Mme Cowan, il a fallu près de deux semaines à Boo pour retrouver son énergie après avoir quitté sa tanière. Durant une transition de deux semaines, les ours entrent dans un état d’« hibernation ambulante », explique‑t‑elle, dans lequel ils inversent le processus de torpeur qui ralenti leurs fonctions physiques pendant l’hiver.

Le premier gros repas de Boo après son réveil pour l’hibernation. (Avec l’aimable autorisation du  refuge Kicking Horse Grizzly Bear)

« On sait qu’ils arrêtent la circulation sanguine jusqu’à 75% dans leurs extrémités afin de conserver leur énergie », explique Mme Cowan. « Ils ralentissent leur système métabolique et nous avons constaté que la fréquence respiratoire de Boo ne dépassait pas trois respirations par minute lorsqu’il était dans sa tanière. Sans compter que les ours ne mangent pas, n’urinent pas et ne défèquent pas pendant toute la période de torpeur. »

Lorsque Boo s’est réveillé en 2022, c’est la première fois que Mme Cowan le voyait sortir de son hibernation. Pendant les hivers au refuge, elle travaille généralement sur les informations recueillies à partir de l’activité de Boo l’année précédente. À la fin du mois de février, elle et son équipe préparent l’enclos pour le retour de Boo, période pendant laquelle le refuge est fermé au public.

« C’est beaucoup de travail en raison du manteau neigeux autour de la clôture, et c’est tellement gratifiant quand il est prêt à se réveiller et à l’utiliser. C’est très excitant. »

(Avec l’aimable autorisation du  refuge Kicking Horse Grizzly Bear)

Les données recueillies par la caméra de la tanière de Boo aident le refuge à mieux comprendre le comportement du grizzly.

Depuis 2003, le personnel est fasciné par l’activité souterraine de Boo. Contrairement à la croyance populaire, il ne s’agit pas que de repos et de relaxation.

Entre deux états de torpeur profonde, Boo a de « courtes périodes de réveil en milieu de journée pour s’étirer et ‘rembourrer ses oreillers’ », explique Mme Cowan. Lorsque la lumière du printemps revient et que les températures augmentent, Boo se réveille pendant de plus longues périodes, sortant par intermittence la tête pour manger la neige qui recouvre l’entrée de sa tanière.

« Mais sinon, il reste dans une période de réveil lent, un peu comme si nous prenions cinq minutes de plus avant de sortir de notre lit douillet et chaud pour affronter la journée. »

(Avec l’aimable autorisation du  refuge Kicking Horse Grizzly Bear)

Lorsque Boo émerge enfin, le personnel est là pour s’assurer que son espace est calme. Comme la station de montagne voisine est un haut lieu du ski et que les visiteurs sont les bienvenus au refuge, il est primordial que les gens restent calmes.

« Les bavardages et les conversations légères à proximité sont acceptables, mais les gens qui crient à leurs amis ou qui font du bruit sont des choses que nous surveillons constamment », explique Mme Cowan.

Pourtant, Boo peut différencier la voix de Mme Cowan de celle des étrangers. En tant que gardienne principale de Boo depuis sept ans, Mme Cowan le présente à la caméra d’une voix douce, car elle le connaît très bien. Elle a également mentionné que le fait de parler calmement s’est « avéré être un outil formidable dans les moments de stress, d’inquiétude et tout ce qui se trouve entre les deux. »

En avril, le refuge a partagé des photos des progrès de Boo sur Facebook. Après son premier gros repas de l’année, le grizzly a fait une sieste bien méritée. Puis, un mois plus tard, Boo a retrouvé son « groove printanier » et a été filmé en train de jouer et de se rouler dans la neige.

(Avec l’aimable autorisation du  refuge Kicking Horse Grizzly Bear)

Selon le North American Bear Center, le cycle annuel de l’ours comprend cinq phases : l’hibernation, l’hibernation pédestre, une phase d’ « activité normale », l’hyperphagie et la transition automnale. Dans la nature, le début et la durée de ces phases sont génétiquement programmés en fonction de la disponibilité de la nourriture.

Lorsqu’il entre dans sa phase d’activité normale, Boo se déplace ensuite dans son énorme habitat de 8 ha au refuge, le plus grand enclos de grizzlis au monde. Là, il peut chasser, nager, jouer, faire la sieste et chercher des sources de nourriture naturelles.

(Avec l’aimable autorisation du  refuge Kicking Horse Grizzly Bear)

Les skieurs peuvent « jeter un coup d’œil pendant cette période en passant par‑là », puis retourner au refuge pour une visite afin de rencontrer Boo et d’entendre son histoire. Les visiteurs ont un accès partiel à l’enclos de Boo, bien qu’il s’agisse d’un grizzly sociable, c’est à Boo de décider de son degré d’interaction avec le public.

Boo et son frère, Cari, sont devenus orphelins en 2002, alors qu’ils n’avaient que 4 ou 5 mois, lorsqu’un braconnier a abattu leur mère près d’une autoroute dans la région de Cariboo.

Aucun programme d’élevage et de réhabilitation n’étant autorisé en Colombie‑Britannique à l’époque, les seules options pour ces oursons sans défense – dont les chances de survie étaient très faibles – étaient la captivité ou l’euthanasie.

Heureusement pour les deux oursons, qui ont été nommés d’après la région d’où ils provenaient pendant leur première année au refuge pour espèces menacées de Grouse Mountain, à North Vancouver, le refuge pour grizzlis de Kicking Horse était en cours de construction.

Boo et Cari comme petits. (Avec l’aimable autorisation du  refuge Kicking Horse Grizzly Bear)

Malheureusement, Cari n’a pas survécu à sa première hibernation, les résultats de l’autopsie ont montré qu’il souffrait d’une torsion de l’intestin grêle, explique Mme Cowan. Mais 20 ans plus tard, Boo est en pleine forme.

Ses gardiens ont organisé ce mois‑ci une fête pour son anniversaire en partenariat avec la Grizzly Bear Foundation, afin de récolter des fonds un projet de recherche basé sur le succès des oursons grizzlys relâchés dans des programmes d’élevage et de réhabilitation.

Le refuge pour grizzlis Kicking Horse et ses enclos multi‑écosystèmes qui imitent les milieux naturels ont donné aux oursons sauvés la chance d’apprendre et ont fourni des données essentielles sur le comportement instinctif des ours. Pour Boo, le programme lui a sauvé la vie.

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