Vaccins : le chancelier autrichien dénonce des contrats secrets au sein de l’Union européenne

12 mars 2021 Mis à jour: 13 mars 2021
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Sebastian Kurz dévoile que certains États membres de l’UE passent des contrats secrets avec des laboratoires pour obtenir plus de doses.

Vendredi 12 mars, le chancelier autrichien, Sebastian Kurz a accusé certains États membres de l’Union européenne (UE), sans les nommer, d’avoir négocié en coulisses « des contrats » avec des laboratoires, fustigeant une répartition inégale entre pays des vaccins contre le virus du Covid-19 causé par le virus du PCC (Parti communiste chinois).

« Il y a des indications selon lesquelles il existait une instance, un bazar où des accords supplémentaires ont été conclus entre des États membres et des firmes pharmaceutiques », a déclaré devant des journalistes Sebastian Kurz, qui dit avoir partagé des informations avec les dirigeants belge, grec, polonais, slovène et tchèque.

Appel à la transparence

« Beaucoup n’en croyaient pas leurs oreilles (à la découverte de ces informations), car cela contredit clairement l’objectif politique de l’UE » d’une répartition équitable, a souligné le chancelier. « Nous devons trouver qui a signé les contrats », a ajouté M. Kurz, soulignant qu’ils étaient « secrets » et qu’il n’avait pu lui-même les consulter. Et de lancer un appel « urgent à la transparence totale ».

Selon lui, Malte recevra ainsi d’ici à l’été « jusqu’à trois fois plus de doses par habitant que la Bulgarie ». Les Pays-Bas seraient aussi avantagés, avec « deux fois plus de doses que la Croatie d’ici fin juin ». La Lettonie serait de même lésée, tandis que l’Autriche se situe dans la moyenne.

Soutien de la Bulgarie

En réaction à ces propos venus de Vienne, le Premier ministre bulgare Boïko Borissov a exprimé vendredi « son soutien à l’initiative du chancelier autrichien pour un examen attentif de la façon dont sont livrés et distribués les vaccins commandés par la Commission européenne ». « Il faut continuer de façon solidaire », comme l’UE s’y est engagée, a insisté M. Borissov, qui dit avoir eu un entretien téléphonique vendredi avec Sebastian Kurz.

Bruxelles dément

De son côté, Bruxelles s’est défendu. « La Commission a pour point de départ de distribuer les doses sur la base de la population, mais les États membres peuvent demander de recevoir un vaccin plus qu’un autre », a expliqué un porte-parole, Stefan de Keersmaecker.

« Ces échanges peuvent intervenir directement entre un État membre et un laboratoire en particulier » dans le cadre d’une structure appelée comité directeur, « après la tenue des discussions entre tous« , a-t-il détaillé lors d’un point presse.

 

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