Une jeune femme fait une grève de la faim en Inde pour un Tibet libre

2 octobre 2015 Mis à jour: 2 octobre 2015
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Trois jeunes tibétains vivant en exil en Inde ont débuté une grève de la faim illimitée dans une tentative de persuader les Nations Unies de tenir le régime chinois pour responsable des violations des droits de l’homme au Tibet. Après 20 jours, l’une d’entre eux, Tsewang Dolma a perdu presque 9 kg mais demeure déterminée à se battre pour les droits de son peuple.

« Ma grève de la faim n’est pas difficile comparée aux atrocités que les Tibétains endurent chaque jour, sous l’occupation chinoise » a déclaré Dolma.

Les trois tibétains – Tsewang Dolma , Tamdim Hrichoe et Tenzin Wangchunk – tous membres du Congrès de la Jeunesse Tibétaine, ont débuté leur grève de la faim, le 10 septembre, sur un sentier de la Route de Jantar Mantar de New Delhi. Les sympathisants et les curieux passant continuellement devant, prennent des photos sur leurs téléphones mobiles, discutent et s’en vont. Les Tibétains offrent un khata – une écharpe de cérémonie traditionnelle, qu’ils attachent autour des cous des grévistes de la faim.

Derrière le lit de fortune de Dolma, une affiche montre une femme aux joues rebondies, cependant la volonté de Dolma n’a pas vacillé. « Il y a toujours de l’espoir. Sans sacrifice, la liberté ne viendra pas à nous. Le sacrifice de soi peut apporter un véritable changement. » a-t-elle déclaré.

«Nous voulons donner une voix à ceux qui, à l’intérieur du Tibet, ne peuvent s’exprimer»  Tsewang Dolma

Le père de Dolma a lutté contre les Chinois lorsque le Tibet a été envahi par l’Armée de Libération du Peuple.

« Il faisait alors partie de l’armée Tibétaine. J’ai grandi en écoutant les histoires sur son courage et sa lutte contre l’invasion chinoise, » a déclaré Dolma.

Ce sont ces histories qui ont inspiré Dolma et lui ont fait réaliser que, comme son père qui avait donné sa jeunesse pour protéger le Tibet, elle devait aussi trouver un moyen d’aider.

 Dolma mène une grève de la faim pour éveiller les consciences sur les abus des droits de l’homme au Tibet. (Venus Upadhayaya/Epoch Times)

Dolma mène une grève de la faim pour éveiller les consciences sur les abus des droits de l’homme au Tibet. (Venus Upadhayaya/Epoch Times)

« Les Chinois ont arrêté tous les chanteurs, les artistes et nos grands maîtres spirituels. Il y a tant de tortures mais les gens protestent encore – des individus aussi bien que des grands groupes d’information. Ceci nous inspire et nous donne du courage. Nous voulons donner une voix à ceux qui, à l’intérieur du Tibet, ne peuvent s’exprimer » a-t-elle déclaré.

« Aujourd’hui, le Tibet fait face à une lutte entre la vie et la mort » – Conférence de presse du Congrès de la Jeunesse Tibétaine

Selon une publication lors de la conférence de presse du Congrès de la Jeunesse Tibétaine, le Parti Communiste Chinois a mis en place une série de campagnes et de politiques visant à étouffer systématiquement la culture, la langue, l’identité et les traditions spirituelles tibétaines, et visant à détruire l’environnement fragile du Tibet, impactant le monde et l’Asie en particulier.

« Aujourd’hui, le Tibet fait face à une lutte entre la vie et la mort » affirme la publication. Selon Dolma, c’est la situation de vie ou de mort au sein du Tibet qui donne aux jeunes Tibétains le courage de se sacrifier et de persister dans leur lutte contre le régime chinois.

Diffuser une prise de conscience par l’intermédiaire d’une gréve de la faim n’est pas facile. Le visage de Dolma est pâle et son corps semble très affaibli alors qu’elle lutte pour être entendue au milieu d’un autre grand bruit venant d’une manifestation qui se produit tous près d’eux. Mais ses yeux brillent.

« De nombreuses personnes pensent que les femmes sont faibles. Le jour inaugural de notre manifestation, les personnes qui sont venues ici affirmaient que je ne pourrais tenir ma grève de la faim au-delà de 5 à 7 jours. Je peux sembler maigre, mais ne me jugez pas sur cela. Aujourd’hui, c’est le 18e jour et je me sens encore bien » a-t-elle précisé.

Version anglaise disponible à: The Young Women on Hunger Strike in India for a Free Tibet

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