Une Australienne témoigne sur les camps de quarantaine : « On se sent comme en prison »

6 décembre 2021 Mis à jour: 7 décembre 2021
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Dans une interview accordée au site d’information britannique UnHerd, une Australienne décrit son séjour dans l’un des établissements de quarantaine obligatoire du pays, comparant souvent le « camps de quarantaine » à une « prison ».

Hayley Hodgson, 26 ans, raconte qu’elle a été arrêtée à son domicile de Darwin, dans le Territoire du Nord (NT) à la mi-novembre, et emmenée dans une installation de quarantaine obligatoire. Ayant été identifiée comme cas contact d’une personne testée positive (un ami), elle a tenté d’éviter le camp en mentant à la police, déclarant qu’elle venait de se faire tester.

C’est au travail que son ami venait de tomber malade du Covid-19, la maladie causée par le virus du PCC (virus du Parti communiste chinois).

Les autorités l’ont vue avec lui et ont vérifié la plaque d’immatriculation de son scooter pour savoir où elle vivait. Ils ont ensuite frappé à sa porte.

On ne sait pas si les autorités ont identifié Mme Hodgson et son scooter grâce aux images de vidéosurveillance. On ne sait pas non plus si les agents qui ont frappé à sa porte étaient spécialement recrutés pour tracer les contacts ou des policiers en civil.

Dans l’immédiat, la police du Territoire du Nord n’a pas répondu à une demande de commentaires.

« Ils sont venus directement chez moi. Je n’ai pas reçu d’appel ou autre. Je suis allée à l’entrée et c’étaient deux enquêteurs en civil », déclare-t-elle.

Mme Hodgson a confirmé aux agents qu’elle connaissait le cas positif, son ami, et leur a indiqué les endroits où elle l’avait rencontré.

« Ils m’ont demandé : ‘Avez-vous fait un test Covid ?’ J’ai répondu ‘Oui, je l’ai fait’, alors que ce n’était pas le cas », confie-t-elle.

« Juste parce que j’avais tellement peur sur le moment et que j’avais déjà été dans un de ces camps de quarantaine – littéralement un mois avant cela. Je sais donc comment c’est. J’avais vraiment peur. C’était une situation horrible, et j’ai menti en disant : ‘Oui, je l’ai fait’, alors que ce n’était pas le cas. »

Les enquêteurs sont ensuite partis et l’ont appelée peu après pour lui dire qu’ils avaient fait des recherches sur elle et qu’ils n’avaient pas trouvé de trace de son test. Mme Hodgson leur a alors avoué qu’elle avait menti au sujet du test par peur et s’est excusée. Ils lui ont dit d’attendre chez elle pour être testée.

« Personne n’est venu me tester. Les personnes qui ont ensuite débarqué chez moi étaient deux autres policiers. Ils ont bloqué mon allée. » Cette fois, il s’agissait de policiers en uniforme, précise-t-elle.

Mme Hodgson est sortie de chez elle et a demandé aux policiers ce qui se passait et s’ils étaient là pour lui faire passer un test de dépistage du Covid-19.

Ils ont répondu : « Non, on t’emmène, et tu n’as pas le choix, tu vas aller à Howard Springs. Soit tu viens avec nous maintenant et nous te mettrons à l’arrière du fourgon, soit tu as le choix de prendre un taxi Covid », continue-t-elle.

Elle a ensuite choisi de monter dans le « taxi Covid » pour éviter l’amende de plus de 3 000 € associée au fait de monter dans le fourgon  de la police, ou « divy van » comme on appelle ici le véhicule accueillant les personnes en état d’arrestation dans un compartiment séparé.

En réaction à la pandémie du virus du PCC, les États et territoires australiens ont déclaré des urgences en matière de biosécurité humaine, ce qui permet aux responsables de la santé de chaque juridiction d’émettre des directives qui deviennent des lois exécutoires, lesquelles priment souvent sur les droits accordés par la constitution du pays.

La police est alors tenue de faire respecter les directives, ce qui lui donne souvent le pouvoir d’infliger des amendes en cas de non-respect, ainsi que de pénétrer dans les maisons, de détenir des personnes et de les emmener dans des installations de quarantaine surveillées.

Il existe deux installations de quarantaine surveillée obligatoire pour héberger les personnes dans le Territoire du Nord (NT) – le Centre de résilience nationale à Howard Springs à Darwin, dans le nord du territoire, et l’installation de quarantaine d’Alice Springs à Alice Springs dans le sud du territoire, soit au centre du continent.

Le gouvernement du NT a ordonné à Mme Hodgson d’être placée sous quarantaine surveillée obligatoire à Howard Springs. Selon les modalité du NT pour ce scénario, Mme Hodgson n’étant qu’un cas contact, n’a pas eu à payer les frais de 1 500 €.

Mme Hodgson a déclaré aux agents qu’elle ne consentait pas à être transférée à Howard Springs et qu’elle préférait s’isoler chez elle.

Selon la loi du Territoire du Nord, les personnes entièrement vaccinées qui arrivent de l’étranger sont autorisées à rester isolée dans une zone de quarantaine approuvée. Pour le NT, ces zones sont le Grand Darwin, Katherine et Alice Springs. Les camps et communautés autochtones, semblables aux réserves des États-Unis et du Canada, sont considérés comme des lieux à haut risque et ne font pas partie de ces zones.

Mme Hodgson a préparé un sac pour se rendre dans l’installation de quarantaine, étant entendu qu’elle pourrait partir dès que son test serait négatif. Cependant, à son arrivée, elle a été informée qu’elle devait rester pendant toute la période obligatoire de 14 jours.

« Tout le temps que j’ai passé là-bas, j’ai été testée négative », affirme-t-elle, ajoutant plus tard qu’elle avait été testée 3 fois.

Elle a été conduite à sa cabine par des personnes portant un équipement de protection individuelle complet de type combinaison hazmat.

« Ils vous déposent littéralement dans votre chambre et ils vous laissent. Ils ne viennent pas et ne disent rien. Ils ne vérifient rien. Ils ne font rien », dit-elle.

« On vous livre vos repas une fois par jour et on vous laisse simplement. »

Dans une vidéo filmée par Mme Hodgson et montrée lors de l’entretien avec UnHerd, on voit des agents de quarantaine lui délivrer un avertissement écrit après qu’elle a enfreint les règles en quittant son balcon sans porter de masque de protection.

« Donc, je vais vous donner un avertissement, c’est ça ? » Le fonctionnaire que l’on voit dans la vidéo dit : « C’est un avertissement officiel pour vous dire que vous devez rester sur votre balcon et respecter les règles tant que vous êtes ici. »

Dans la vidéo, on entend Mme Hodgson contester les règles lorsqu’ils les lui rappellent au lieu de lui faire payer l’amende de plus de 3 000 €.

Mme Hodgson a comparé son séjour dans l’installation de quarantaine, où chacun de ses mouvements est contrôlé, à la prison.

« C’est un sentiment horrible. On a l’impression d’être en prison. On a l’impression d’avoir fait quelque chose de mal. C’est inhumain ce qu’ils font », a-t-elle dit. « Vous êtes si petit. Ils vous dominent et vous avez l’impression de n’être rien. »

Après avoir demandé à pouvoir aller courir parce qu’elle se sentait anxieuse et « bouleversée », Mme Hodgson a déclaré qu’on lui avait proposé du valium.

Mme Hodgson, qui a depuis terminé la quarantaine obligatoire, a déclaré avoir perdu son emploi temporaire.

L’équipe de presse Covid-19 du NT a informé Epoch Times qu’une réaction sera publiée la semaine prochaine.

Il y a eu un total de 292 cas confirmés de Covid-19 dans les Territoires du Nord-Ouest et un décès lié au virus a été signalé le 3 décembre.

La personne décédée était une femme aborigène de 76 ans de Binjari, au sud-est de Darwin, dont les résidents ont été récemment relogés à Howard Springs pour un isolement complet.

Leur évacuation a attiré l’attention de la communauté internationale en raison d’affirmations non fondées selon lesquelles l’armée vaccinait et détenait les Aborigènes de force.

Ces allégations ont toutefois été réfutées par un agent de santé autochtone local, qui a déclaré que les résidents ne pouvaient pas s’isoler en toute sécurité en raison du surpeuplement des logements – certaines résidences Binjari abritaient jusqu’à 30 personnes, un problème courant dans les communautés autochtones isolées. Il a déclaré que l’armée aidait à les transporter vers la quarantaine à Howard Springs.

Il y a actuellement 1 161 personnes en quarantaine dans le territoire, qui compte environ 246 000 habitants.


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