Un républicain de la Chambre des représentants dénonce le fait que les démocrates bloquent l’accès à des preuves cruciales dans le cadre de l’enquête de destitution

14 octobre 2019 Mis à jour: 14 octobre 2019
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Le député républicain Mike Conaway (R-Texas) a émis mercredi une déclaration dans laquelle il qualifie l’enquête de destitution menée par les démocrates d’acte de « haine pure » envers le président et non un processus juste et légal.

Le membre du Congrès, élu pour huit mandats, a déclaré que les démocrates à l’origine de cette enquête n’adhèrent pas aux normes du Congrès et cachent des informations cruciales aux membres du Parti républicain.

« Les démocrates de la Chambre des représentants, dont beaucoup réclament la destitution de ce président depuis son élection en 2016, ont refusé à leurs collègues républicains l’accès à des preuves cruciales et autres informations intégrales. Il est clair que leurs actions sont motivées par de la haine pure et simple envers le président, [haine]contre laquelle même la présidente Pelosi avait déjà mis en garde. »

Mike Conaway est le membre le plus haut placé de la Commission de l’agriculture de la Chambre des représentants, en plus de siéger également à la Commission des services armés de la Chambre des représentants et à la Commission permanente spéciale du renseignement.

Les républicains de la Chambre des représentants qui partagent l’opinion de M. Conaway ont donné leur avis sur la requête de destitution. La déclaration de M. Conway est la dernière d’une série de remarques qui remettent en question la légitimité de la requête de destitution que Mme Pelosi a lancée récemment.

« Les démocrates réclament la destitution depuis des années et il n’est pas difficile de voir leur véritable motivation« , a écrit le PDG de la Chambre sur Twitter le 10 octobre. « Il ne s’agit pas des faits. C’est une question de politique. »

[Traduction de l’image sur le post : « Je crains que si on ne destitue pas ce président, il sera réélu. » – Rep. Al Green]

« Les démocrates au Congrès ne croient pas en la primauté du droit », a écrit Kevin McCarthy (R-Calif.), leader de la minorité parlementaire, sur Twitter le 9 octobre. « Ils essaient de discréditer le processus démocratique en destituant un président dûment élu, sans aucun motif de destitution. »

Le représentant Mike Kelly (R-Penn.) a écrit dans un tweet du 9 octobre : « Destituer un président n’est pas un jeu mais la direction du Parti démocrate traite cela comme tel. Les Américains ont élu leurs représentants pour résoudre des problèmes, pas pour défaire des élections qu’ils ne peuvent accepter. Le vrai crime ici, c’est la mise en scène politique destinée à empêcher le président Donald Trump et le Congrès de faire avancer les choses ! »

« Une ‘requête de destitution’, une expression que la présidente Pelosi et les membres du Congrès démocrate sont en train de balancer nonchalamment, est un vote historiquement nécessaire au début du processus formel de destitution, permettant à la Commission judiciaire de la Chambre d’entamer l’enquête de destitution », peut-on lire dans la déclaration de M. Conaway. « Il ne s’agit pas, comme c’est le cas actuellement, d’une manœuvre non contraignante pour les démocrates de la Chambre, afin de permettre à leurs caprices politiques de les emmener où ils veulent aller. »

Les républicains et les démocrates ont des points de vue opposés sur la nécessité d’un vote à la Chambre plénière pour ouvrir une enquête de destitution, Nancy Pelosi (D-Calif.) et son caucus affirmant qu’un vote n’est pas nécessaire alors que les républicains insistent qu’un vote est de mise.

La Constitution donne à la Chambre des représentants le pouvoir d’entamer une procédure de destitution par un vote à la majorité, mais elle ne précise pas comment ce processus est régi.

M. Conaway poursuit : « Sans transparence ni responsabilité, ce processus va continuer à dégénérer en une spirale incontrôlable et la destitution, à cause des démocrates, est maintenant un outil politique au lieu d’une responsabilité du Congrès. Notre pays et nos citoyens méritent mieux que ça. »

Selon le Milton Standard Journal, le député Fred Keller (R-Pa.) a déclaré que les SMS et les emails diffusés par les démocrates sont hors contexte.

« Ça ne peut pas continuer à manquer de transparence comme ça », a dit M. Keller. « S’il y a des articles de destitution rédigés et votés, là on pourra dire que les audiences seront transparentes. »

Si la majorité des membres de la Chambre votent formellement pour destituer le président, alors ce sera au tour du Sénat de voter, alors que les sénateurs deviendront jurés pour juger le président.

Le Sénat, qui dispose actuellement d’une majorité républicaine, a le pouvoir de décider s’il y a lieu de tenir un procès pour destitution. En vertu de l’article premier, section 3 de la Constitution, le Sénat a le « pouvoir exclusif de juger toutes les mises en accusation ».

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