Un meunier alsacien voit sa demande de farine augmenter de 10 à 20 % en raison de la guerre en Ukraine

27 avril 2022 Mis à jour: 27 avril 2022
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Depuis que la guerre russo-ukrainienne a éclaté, Grégory Bapst a vu ses ventes de farine bio augmenter de 10 à 20 %. Ce paysan meunier, installé à Plobsheim dans le Bas-Rhin, a prévu d’augmenter sa production pour répondre à cette demande grandissante.

La demande en farine de Grégory Bapst, un paysan meunier qui loue des terres dans les environs de Plobsheim où il réside, a augmenté de 10 à 15 % en raison de la guerre d’Ukraine, rapporte France 3 Grand-Est. Possédant déjà deux moulins, il en a acquis un troisième récemment, chacun permettant de moudre des grains plus ou moins fins, selon le taux de blutage. Le meunier est d’autant plus satisfait d’avoir investi que la demande de sa farine bio est susceptible d’augmenter à l’avenir.

70 % de ses clients sont des boulangers

Grégory Bapst cultive différents types de céréales, et notamment des blés anciens, qui pour certains ont disparu au début du XXe siècle. Blé dur, seigle, épeautre, Kamut sont les spécialités de ce meunier. Si 70 % de ses clients sont des boulangers qui produisent des « pains spéciaux », il vend également ses farines à des restaurateurs, des pâtissiers ou encore à des particuliers. Outre la dizaine de points de vente, le quadragénaire possède également une boutique à la ferme.

Il se réjouit par ailleurs d’avoir investi dans un nouveau moulin, en raison du manque de farine en provenance d’Ukraine. « J’ai prévu de produire plus. Avec des associés nous démarrons la culture de légumes secs, comme les lentilles, les pois chiches et du quinoa. À partir des pois chiches et des lentilles corail, je pourrai faire de la farine pour mes clients allergiques, comme je leur propose déjà de la farine de sarrasin, non allergisante », a expliqué à France 3 Grégory Bapst.

« Les terres agricoles disponibles deviennent de plus en plus rares dans l’Eurométropole »

Le paysan, qui effectue ses semis au printemps et à l’automne, prévient d’ores et déjà qu’il risque d’être en rupture juste avant la récolte de juillet. « Mais dès juillet j’aurai de nouveau les volumes nécessaires », rassure-t-il. Prévoyant, il ajoute en faire « toujours plus, car on n’est jamais à l’abri des conditions climatiques et sur le bio, les rendements sont plus aléatoires ». Le surplus pourra soit être vendu à des coopératives ou à des négociateurs comme il le fait déjà habituellement, mais il pourra aussi être vendu en farine, si la pénurie se fait ressentir.

Étant locataire des terres qu’il exploite, le meunier souligne néanmoins qu’il ne pourra probablement pas se développer davantage. « Les terres agricoles disponibles deviennent de plus en plus rares dans l’Eurométropole, car la pression foncière y est forte », a conclu le paysan.

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