Trump poursuit Hillary Clinton et Christopher Steele au sujet des allégations de collusion russe

25 mars 2022 Mis à jour: 26 mars 2022
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L’ancien président Donald Trump a intenté le 24 mars un procès contre l’ancienne candidate démocrate à la présidence Hillary Clinton et à l’homme qui a constitué le tristement célèbre dossier Steele… un dossier financé par l’équipe de campagne d’Hillary Clinton.

L’action en justice, déposée devant un tribunal fédéral de Floride, stipule qu’Hillary Clinton et l’ex-espion britannique Christopher Steele, ainsi qu’une trentaine de personnes, sont coupables d’une conspiration visant à « établir un faux narratif » selon lequel Trump était de connivence avec des acteurs russes.

« Les actions entreprises dans le cadre de leur stratagème – falsification de preuves, manipulation de l’application de la loi et mise à profit de l’accès à des sources de données hautement sensibles – sont si scandaleuses, subversives et explosives que même les événements du Watergate ne sont rien en comparaison », indique la plainte de 108 pages.

« Sous couvert de ‘recherche sur l’opposition’, ‘d’analyse de données’ et autres stratagèmes politiques, les défendeurs ont insidieusement cherché à faire vaciller la confiance du public », ajoute le document. « Ils ont travaillé ensemble dans un but unique et intéressé : diffamer Donald Trump. De fait, cette vaste conspiration était destinée à paralyser la candidature de Trump à la présidence à partir d’un scandale monté de toutes pièces utilisé pour déclencher une enquête fédérale infondée et la frénésie des médias. »

Christopher Steele a constitué un dossier basé sur de prétendues sources russes, sa principale source : Igor Danchenko. Ce dernier a donc fait l’objet d’une enquête fédérale, soupçonné d’être un espion russe.

L’analyste russe Igor Danchenko est poursuivi par des journalistes alors qu’il quitte le palais de justice américain Albert V. Bryan après avoir été mis en examen, le 10 novembre 2021, à Alexandria, en Virginie. (Chip Somodevilla/Getty Images)

Pour ce dossier communiqué à certains journalistes à la veille des élections de 2016, Christopher Steele a été rémunéré par le Democratic National Committee (DNC) et l’équipe de campagne d’Hillary Clinton.

Malgré cela, Donald Trump a fini par remporter l’élection. Mais il a été accusé de collusion avec la Russie durant des années. Finalement, le procureur spécial Robert Mueller n’a jamais trouvé de preuve de conspiration ni de lien entre Trump, sa campagne, et les Russes.

Par contre, tandis que la plupart des éléments du dossier ne pouvaient être validés par manque de preuves, bien d’autres se sont révélés faux.

C’est pourquoi Hillary Clinton, Christopher Steele et le DNC sont désormais la cible du procès et constituent la partie défenderesse.

L’ancien agent de renseignement britannique Christopher Steele à Londres, au Royaume-Uni, le 24 juillet 2020. (Tolga Akmen/AFP via Getty Images)

Mais le cabinet d’étude politique Fusion GPS est également sur le banc des accusés, ayant contribué à la production et à la diffusion du dossier, de même que M. Danchenko et l’avocat de Mme Clinton, Michael Sussman. Ils sont tous deux accusés d’avoir menti au FBI dans le cadre de l’enquête menée par le procureur spécial John Durham. Les anciens responsables corrompus du FBI James Comey et Andrew McCabe, et les anciens agents du FBI Lisa Page et Peter Strzok, devront également s’expliquer.

Enfin, Kevin Clinesmith, l’ancien avocat du FBI ayant falsifié un courriel pour qu’un ancien associé de la campagne Trump ne soit pas mis sur écoute, est également accusé.

Les défendeurs n’ont pas répondu aux demandes de commentaires dans l’immédiat, certains n’ont pas pu être joints.

La plainte allègue des crimes tels que la conspiration, le vol de secrets commerciaux et l’obstruction de la justice et demande des dommages et intérêts s’élevant à au moins 24 millions de dollars et un procès équitable.

L’affaire a été confiée au juge fédéral Donald Middlebrooks, qui a été nommé par Bill Clinton. Selon la clause du tribunal cependant, tout ou partie de la procédure sera menée par le conciliateur de justice Shaniek Maynard.

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