Trump: descente du FBI à Mar-a-Lago, la propriété est «assiégée»

9 août 2022 Mis à jour: 9 août 2022
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L’ancien président Donald Trump a affirmé, le 8 août en fin de journée, que sa maison à Mar‑a‑Lago, en Floride, était « assiégée » et « occupée par un groupe d’agents du FBI ».

« Ce sont des temps sombres pour notre nation, car ma belle maison, Mar‑a‑Lago à Palm Beach, en Floride, est actuellement assiégée, perquisitionnée et occupée par un grand groupe d’agents du FBI », a déclaré Donald Trump dans un message sur Truth Social.

« Après avoir travaillé et coopéré avec les agences gouvernementales concernées, cette descente inopinée à mon domicile n’était ni nécessaire ni appropriée », a déclaré Donald Trump.

Le FBI a refusé de faire des déclarations pour Epoch Times. Le département de la Justice (DOJ) dont il dépend, n’a pas non plus répondu à une demande de commentaire.

Selon Eric Trump, la descente a été menée pour voir si son père possédait des documents remontant à l’époque où il était au pouvoir, ajoutant que Donald Trump coopérait avec les Archives nationales à ce sujet depuis des mois.

« À en croire ce qu’ils ont déclaré, l’objectif de cette descente était de permettre aux Archives nationales de corroborer si oui ou non Donald Trump avait certains documents en sa possession », a déclaré Eric Trump sur Fox News.

Cette action sans précédent marque une escalade importante dans l’enquête relative aux dossiers concernant l’ancien président, qui serait également confronté à d’autres enquêtes menées par le département de la Justice et liées à son activité avant, pendant et après son mandat. Cette perquisition survient également au moment où l’ancien président se prépare à se présenter à la présidence de 2024.

L’avocate de Donald Trump, Christina Bobb, a confirmé à CNN, lundi soir, que le FBI avait saisi des documents à Mar‑a‑Lago.

« Le président Trump et son équipe juridique ont coopéré avec les responsables du FBI et du département de la Justice tout au long de la procédure. Le FBI a effectué une descente inopinée et a saisi des documents », a déclaré Me Bobb.

Voiture de police devant la résidence de l’ancien président Donald Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach (Floride), le 8 août 2022. (Giorgio Viera/AFP via Getty Images)

Dossiers prétendument manquants

En février, l’archiviste David Ferriero a déclaré aux parlementaires de la Chambre des représentants que la National Archives and Records Administration avait communiqué avec Donald Trump tout au long de l’année 2021 à propos du retour de 15 boîtes de documents. Il a fini par les rendre en janvier 2022.

À l’époque, les Archives nationales procédaient encore à un inventaire, mais ont noté que certaines des boîtes contenaient des éléments « marqués comme des informations classifiées de sécurité nationale ».

Donald Trump a confirmé précédemment qu’il avait accepté de rendre certains documents aux Archives, qualifiant cette démarche de « processus ordinaire et de routine ». Il a également affirmé que les Archives « n’avaient rien ‘trouvé’ ».

Une loi fédérale appelée la Loi sur les actes présidentiels impose la conservation des mémos, lettres, notes, courriels, télécopies et autres communications écrites liées aux fonctions officielles d’un président.

Toute perquisition dans une résidence privée devra être approuvée par un juge, une fois que l’organisme chargé de l’enquête aura démontré qu’il existe une cause probable justifiant la perquisition.

« Dictature marxiste du tiers‑monde »

Donald Trump a qualifié la descente de « dérive des procureurs, instrumentalisation du système judiciaire et attaque menée par les démocrates de la gauche radicale qui ne veulent désespérément pas que je me représente à la présidence en 2024, surtout si l’on en croit les récents sondages », ajoutant que les démocrates « feront également tout ce qui est nécessaire pour empêcher les républicains et les conservateurs de participer aux prochaines élections de mi‑mandat ».

« Rien de tel n’est jamais arrivé à un président des États‑Unis auparavant », a-t-il ajouté.

Pour conclure finalement : « Une telle attaque ne peut avoir lieu que dans des pays du tiers‑monde en ruine. Malheureusement, les États‑Unis sont maintenant devenus un de ces pays, corrompus à un niveau jamais vu auparavant. »

Tollé parmi les républicains

Les parlementaires républicains ont rapidement condamné la descente, accusant les démocrates d’utiliser l’administration fédérale pour attaquer l’ancien président.

Le représentant Mike Johnson (Parti républicain-Louisiane) a qualifié une telle démarche de « dangereuse ».

« La descente d’aujourd’hui au domicile de l’ancien président, en pleine saison électorale, ressemble à un autre abus de pouvoir flagrant et sans précédent », s’est indigné le parlementaire dans une déclaration pour Epoch Times qui a ensuite été publiée sur Twitter.

Le sénateur Marco Rubio (Parti républicain-Floride) a tweeté que cette situation plongeait le pays dans un climat de dictature communiste.

« Utiliser le pouvoir gouvernemental pour persécuter les opposants politiques est quelque chose que nous avons vu à de nombreuses reprises dans les dictatures marxistes du tiers monde. Mais jamais auparavant aux États‑Unis. »

« Après la descente menée aujourd’hui à Mar‑a‑Lago, comment pensez‑vous que la gauche envisage d’utiliser ces 87.000 nouveaux agents de l’IRS (Internal Revenue Service) ? »

« Le FBI ne fait rien au sujet de ces groupes qui vandalisent des églises catholiques, qui lancent des bombes incendiaires contre des groupes pro‑vie ou qui menacent les juges de la Cour suprême. Mais ils trouvent le temps de faire une descente à Mar-a-Lago », a-t-il ajouté.

La représentante Diana Harshbarger (Parti républicain‑Tennessee) a déclaré : « L’application incohérente et partisane de la loi par le FBI est allée trop loin. Les démocrates, depuis trop longtemps, utilisent nos agences gouvernementales, du FBI à l’IRS, pour cibler leurs adversaires politiques. Cette descente inconcevable est une attaque contre notre République. »

Le 9 août, la Maison Blanche a signalé n’avoir pas été informée au préalable de la descente menée par le FBI.

Reuters a contribué à cet article.

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