Trump crée une économie mondiale de marché (presque) libre

La plupart des économistes diront que les marchés libres assurent la plus grande production, le prix le plus bas pour les biens et les services, la plus grande efficacité et la meilleure qualité.

Les marchés libres sont novateurs, répondent aux besoins des consommateurs et génèrent des revenus plus élevés pour tous les travailleurs, bien que certains d’entre eux gagnent beaucoup plus que les autres.

À vrai dire, certains économistes ne sont pas prêts de l’accepter. Puisque dans un marché libre chaque personne est rémunérée en fonction de sa contribution, il y a souvent de grandes différences de revenus entre les cadres supérieurs et un employé moyen. Il en résulte de grandes inégalités de revenus. Ces économistes soutiendraient que l’un des objectifs de la politique économique devrait être la réglementation dans une certaine mesure des marchés afin de réduire les inégalités de revenus. Cela améliore le bien-être économique et social, ce qui, selon eux, est l’objectif d’une économie.

Toutefois, il est rare que les marchés soient complètement libres. Lorsqu’ils le sont, les résultats sont toujours les mêmes : plus de production, des prix plus bas, plus d’efficacité et une qualité supérieure. Un exemple pourrait être le marché de la chirurgie oculaire utilisant la technique LASIK – une intervention facultative qui répare la vue au point où les verres correcteurs ne sont plus nécessaires.

Les compagnies d’assurance ne rembourseront pas de telles interventions facultatives. Il s’agissait donc tout simplement d’un marché libre. Les ophtalmologues et les patients étaient libres d’entrer sur le marché et de demander un prix. Après quelques années, le prix d’une telle intervention est passé de 9 000 à moins de 2 500 euros. La concurrence a permis également d’améliorer à la fois la rapidité et la précision de l’opération.

Sur le marché mondial, chaque pays définit ses propres politiques. Dans de nombreux cas, en particulier entre les grands partenaires commerciaux, des tarifs douaniers et des quotas d’importation sont imposés. Ces mesures affectent les prix et les caractéristiques du marché, de sorte que le marché n’est plus un marché libre.

Une autre distorsion provient du fait que des pays très peuplés et à bas salaires, comme la Chine et l’Inde, ont réussi à attirer les fabricants occidentaux. Bien que le bas prix ait été considéré comme un élément positif, les fabricants américains et européens sont devenus dépendants de la production étrangère. Toutefois, il n’y avait pas beaucoup d’options viables.

De son côté, Donald Trump a vu dans la question des tarifs douaniers, des quotas et de la concentration de la production en Chine et en Inde des obstacles au libre marché. De plus, il a constaté que presque tous les accords commerciaux impliquant les États-Unis étaient conclus en faveur de leurs partenaires commerciaux et au détriment des États-Unis. Ces accords prévoyaient des tarifs déséquilibrés, en vertu desquels, par exemple, la Chine et les pays d’Europe imposent des droits de douane de 10 à 25 % sur les voitures fabriquées aux États-Unis, alors que les Américains ne leur imposent que 2,5 % sur les voitures qu’ils produisent et puis vendent aux États-Unis.

Donald Trump est en train de changer ce système, avec l’objectif à long terme de créer un marché libre mondial.

Il l’a fait en amenant d’abord chaque partenaire commercial des États-Unis à la table de négociations dans le but de renégocier chaque accord. Étant donné que chaque partenaire était réticent à renégocier un accord qui lui était si favorable, l’homme d’affaires Trump leur a alors créé une atmosphère d’urgence. Il a imposé des droits de douane accablants à ses grands partenaires commerciaux.

Le Mexique, le Canada et la Corée du Sud ont déjà de nouveaux accords commerciaux avec les États-Unis. Le Japon et l’Union européenne ont eu avec eux des discussions visant à parvenir à un commerce sans tarifs douaniers. L’Inde est en pourparlers avec les États-Unis au sujet de la réduction de ces tarifs.

Une fois que tous ces pays auront signé de nouveaux accords avec les États-Unis, les flux commerciaux commenceront à circuler plus librement. De nouveaux marchés mondiaux seront créés pour les biens et services provenant des États-Unis et leur balance commerciale négative sera réduite et, peut-être, disparaîtra.

Le dernier obstacle à un marché libre pourrait être surmonté s’il y a plus de pays qui peuvent offrir une production à bas salaires ou une production automatisée très efficace. L’une des conséquences des tarifs douaniers que Trump a imposés à la Chine est le fait que d’autres pays, tels que le Vietnam et la Thaïlande, attirent des entreprises occidentales pour y installer des capacités de production.

Aux États-Unis et en Europe, des robots hautement automatisés et très efficaces sont aujourd’hui utilisés dans les chaînes de production. Ces deux éléments entraîneront une concurrence accrue du côté de l’offre et un virement vers un marché libre. C’est ce que veut vraiment Donald Trump.

Jamais les États-Unis n’ont eu comme président un homme d’affaires très prospère et n’ayant pas d’expérience politique. Jamais un président n’a vu l’économie mondiale de la même façon que Trump. Bien qu’il y ait certaines difficultés à court terme alors que Trump utilise les tarifs douaniers comme moyen d’amener ses partenaires commerciaux à la table des négociations, les gains à long terme en vaudront bien la peine.

Il y aura un marché libre mondial (certes, avec quelques imperfections) qui sera capable d’assurer plus de production, de maintenir les prix aussi bas que possible et d’améliorer la qualité des produits. Les revenus augmenteront et les pays moins développés pourront trouver des opportunités. Alors tout le monde en profitera.

Michael Busler

Dr Michael Busler est analyste en politiques publiques et professeur de finances à l’Université de Stockton, où il donne des cours en finances et en économie.

Le point de vue exprimé dans cet article est celui de son auteur et ne reflète pas nécessairement celui d’Epoch Times.

 
 
 
 

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