Troisième tempête de poussière en Irak, des aéroports de nouveau fermés

20 avril 2022 Mis à jour: 20 avril 2022
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Une tempête de poussière frappe l’Irak mercredi, la troisième en moins de deux semaines, entraînant de nouveau la fermeture temporaire des aéroports internationaux de Bagdad et de Najaf, dans un pays où ces phénomènes climatiques ne font qu’empirer.

Citant les services météorologiques, l’agence de presse étatique INA a indiqué que le phénomène devrait durer jusqu’à jeudi dans ce pays semi-désertique.

A Bagdad, un épais manteau de poussière grise et orangée flottait, ont constaté des journalistes de l’AFP.

« L’interruption du trafic aérien »

A cause de la visibilité « inférieure à 500 mètres », l’aéroport international de Bagdad a annoncé « l’interruption du trafic aérien » pour mercredi. La reprise se fera en cas « d’amélioration des conditions météorologiques », a précisé l’aéroport dans un communiqué.

Une annonce similaire a été effectuée par l’aéroport international de Najaf, ville sainte chiite au sud de Bagdad, qui attire chaque année des millions de pèlerins.

« La poussière affecte tout le pays mais particulièrement les régions du centre et du sud », a indiqué à l’AFP Amer al-Jaberi, un responsable des services météo.

Un homme fait du vélo le long du pont Sinek enjambant le Tigre à Bagdad, la capitale irakienne, lors d’une violente tempête de poussière le 20 avril 2022. Photo par AHMAD AL-RUBAYE/AFP via Getty Images.

« L’Irak est confronté à des bouleversements climatiques et souffre d’un manque de pluie, de la désertification et de l’absence de ceintures vertes » autour des villes, a-t-il précisé.

Vulnérables au changement climatique et à la désertification

La semaine dernière, deux tempêtes de poussière ont déjà frappé le pays, obligeant les aéroports de Bagdad et Najaf à suspendre brièvement les vols et entraînant des hospitalisations pour problèmes respiratoires.

L’Irak est un des cinq pays au monde les plus vulnérables au changement climatique et à la désertification. En novembre, la Banque mondiale a estimé que ce pays pourrait connaître une chute de 20% de ses ressources en eau d’ici 2050.

Durant les deux prochaines décennies, l’Irak devrait connaître « 272 jours de poussière » par an et en 2050, le seuil des 300 jours par an sera atteint, assurait début avril un haut responsable du ministère de l’Environnement, Issa al-Fayyad, cité par l’agence INA.

Parmi les mesures nécessaires pour lutter contre les tempêtes de sable et de poussière, le ministère a cité « l’augmentation de la couverture végétale et la création de forêts qui font office de brise-vent avec les arbres appropriés ».

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