Les transports en commun parisiens sont-ils prêts pour une ville sans voiture ?

13 décembre 2016 Mis à jour: 14 décembre 2016
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Mercredi dernier une panne exceptionnelle a immobilisé le réseau de transport ferroviaire francilien. C’est un caténaire arraché sur le RER B qui a été à l’origine d’un blocage de plus de 24 heures. Avertissement pour un futur proche, la panne est survenue le jour où la Mairie de Paris décidait de reconduire la circulation alternée pour la deuxième journée consécutive. Résultat des courses, des transports en commun surchargés et une mise en lumière de l’état du réseau ferroviaire en Île-de-France.

Alain Krakovitch, directeur général de SNCF Transilien, la société d’exploitation du réseau ferroviaire francilien, s’est exprimé ouvertement : « Nous sommes en Île-de-France sur un réseau vieillissant. On a besoin de régénérer non seulement les voies, mais aussi les caténaires ». En effet, il s’agissait du troisième caténaire rompu en deux semaines, qui plus est, dans une des gares les plus fréquentées d’Europe, la Gare du Nord. Le RER B, quant à lui, est la deuxième ligne ferroviaire la plus fréquentée d’Europe avec plus de 900  000 voyageurs quotidiens.

Entre 2010 et 2014, l’Île-de-France a vu le nombre de voyageurs s’accroître de 8,26% et aujourd’hui, elle représente à elle seule 70% du trafic ferroviaire de la SNCF. Quatre nouvelles lignes du métro sont dans cette perspective en projet au sein du Grand Paris Express, ainsi qu’un prolongement de lignes existantes. La ligne 15, dont le premier tronçon est en construction depuis juillet dernier, ne sera mise en service qu’en 2022, les autres lignes se feront attendre jusqu’en 2030. Des dates butoirs bien trop éloignées de la problématique immédiate.

La Cour des Comptes estime que l’âge moyen des voies en zone urbaine a augmenté de 30% depuis 2003 et que 15% des caténaires ont plus de 80 ans. Or, la situation ne devrait pas changer avant 2020, car la société d’exploitation ne dispose que d’un créneau quotidien de deux heures pour l’entretien des voies et fait face à un endettement prolongé. Ce qui n’est pas en faveur d’un abandon progressif de l’automobile comme moyen de transport préférentiel, à moins d’entreprendre, dans les plus brefs délais, des plans massifs d’investissements sur les réseaux de transports

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