TER Marseille-Nice : la Région propose d’écarter la SNCF au profit de Transdev, une première

8 septembre 2021 Mis à jour: 8 septembre 2021
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Pour la première fois, la SNCF risque de perdre une ligne de TER en France, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dirigée par la droite, ayant proposé à ses élus de choisir Transdev pour exploiter la liaison Marseille-Nice.

Si les élus régionaux confirment ce choix le 29 octobre, il s’agirait de la première ligne ferroviaire échappant à la SNCF dans le cadre de la mise en concurrence.

Trois entreprises étaient en lice pour remporter cette liaison via Toulon, qui concerne 10% du trafic régional en nombre de trains proposés : l’opérateur public historique SNCF, le groupe privé français de transports Transdev et Thello, filiale de la compagnie publique des chemins de fer italienne Trenitalia. Un contrat de concession de 10 ans est estimé à 870 millions d’euros.

Avec l’offre de Transdev, « dès 2025, le trafic sera doublé » passant de sept allers-retours quotidiens à 14, selon la Région, pour « un prix équivalent ». Fruit de la fusion en 2011 de Transdev et de Veolia Transport, Transdev transporte 11 millions de passagers au quotidien via ses différents modes de transport (bus, cars, trains).

« Ce choix marque (…) la concrétisation de l’ouverture à la concurrence à laquelle nous nous préparons de longue date, où nos autorités organisatrices ont la liberté de choisir d’autres opérateurs que nous », a affirmé Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs, dans un communiqué, actant ainsi la perte du marché.

La SNCF conserve les lignes « Azur »

Un deuxième lot représente 23% du trafic régional et le contrat est estimé à 1,5 milliard d’euros. La région Sud aurait proposé que la SNCF conserve l’exploitation des lignes « Azur » incluant les liaisons entre Les Arcs/Draguignan et Vintimille (en Italie), ainsi que Nice-Tende et Cannes–Grasse où l’entreprise publique était seule en lice. De 69 allers-retours quotidiens, l’offre devrait bondir à 120, selon les estimations de la région.

« Nous ne sommes pas étonnés car cela démontre la volonté de la Région de donner à la concurrence les marchés les plus profitables », mais « nous sommes inquiets car ce ne sera pas sans coût pour les cheminots », a réagi Jean-Marie Valencia, responsable communication pour CGT Cheminots Paca.

Quatre autres régions de France ont également annoncé leur volonté d’expérimenter l’ouverture à la concurrence de leur TER : le Grand-Est, les Hauts-de-France, l’Ile-de-France et les Pays-de-la-Loire.

 

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