Il est temps de laisser l’hystérie et d’apprendre à vivre avec le Covid

11 janvier 2022 Mis à jour: 11 janvier 2022
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Pour la plupart des gens, Omicron est un rhume très contagieux. Beaucoup l’attraperont, et la plupart auront le nez qui coule et un mal de gorge. Oui, même avec Omicron, comme avec la grippe, certaines personnes tomberont gravement malades, et quelques-unes en mourront. Le port du masque, la distanciation sociale, la limitation du nombre de personnes, les fermetures, les couvre-feux et les « vaccins » n’arrêtent pas la propagation. Les personnes qui ont évité Omicron cette fois-ci devront faire face au prochain variant, ou à celui d’après. Comme les autres virus respiratoires en circulation, le Covid-19 est là pour rester. Par conséquent, le Covid s’est imposé. Soit le variant Omicron bénin signe la fin de l’hystérie liée au Covid, soit il n’y a pas d’issue de sortie. La panique et la démence doivent se terminer ou nous resterons dans ce schéma à jamais.

Au cours des 23 derniers mois, la véritable pandémie n’a pas été le Covid, mais l’anxiété. Selon Mattias Desmet, professeur de psychologie clinique à l’université de Gand en Belgique, la crise du Covid est le résultat d’une « formation de masse », une psychose collective qui peut se produire lorsqu’une partie importante de la population développe une fixation irrationnelle sur une cause externe. La formation de masse est plus susceptible de se produire, dit le Pr Desmet, lorsqu’un groupe très important de personnes souffre d’un manque de liens sociaux, d’un manque de sens dans leur vie, d’une anxiété généralisée sans source ou cause spécifique, et de frustration, d’agressivité, latentes et non dirigées vers une cible particulière.

Le virus a peut-être rendu les gens anxieux, mais c’est plutôt l’inverse qui s’est produit, l’anxiété a rendue le virus plus réel qu’il ne l’était. Les personnes déjà effrayées, déconnectées et à la dérive dans leur vie étaient plus sensibles aux messages médiatiques qui présentaient le Covid comme une menace plus grande qu’elle ne l’était véritablement. Le virus leur offrait un phénomène extérieur sur lequel concentrer leur détresse. Il donnait un sens à la peur. Les masques, les mesures de confinement, la distanciation sociale et l’obligation de se faire vacciner ont donné l’illusion que tout était sous contrôle et ont légitimé le fait d’imposer le fardeau de l’anxiété à tout le monde. Pour certains, le fait de se cacher derrière des masques, de rester à la maison, de travailler en ligne et de s’isoler a offert un répit dans des interactions sociales qu’ils trouvaient de toute façon inconfortables.

Le Covid constitue un programme vertueux grâce auquel on peut s’en prendre aux non-conformistes, applaudir la fermeture des petites entreprises, le licenciement des travailleurs, l’expulsion des étudiants et la fermeture des écoles, tout cela pour calmer la peur. Le pays est clivé, et plus personne n’est « dans le même bateau ». Comme l’a écrit Aldous Huxley : « Le moyen le plus sûr de susciter une croisade en faveur d’une bonne cause est de promettre aux gens qu’ils auront la possibilité de maltraiter quelqu’un. Pouvoir détruire en toute bonne conscience, pouvoir se comporter mal et appeler son mauvais comportement ‘indignation vertueuse’, c’est le summum du luxe psychologique, le plus délicieux des plaisirs moraux. »

Les partisans des mesures anti-Covid qui se sentent menacés par la fin de la cause pour laquelle ils ont vécu ces deux dernières années réclameront à cor et à cri des restrictions plus nombreuses et plus sévères. Au Canada, la partie est toujours en cours. Le Québec a imposé de nouveaux couvre-feux. L’Ontario a réduit l’ampleur des tests, mais est ensuite revenu à un verrouillage partiel et a de nouveau fermé ses écoles. Les campagnes de rappel battent leur plein et la rhétorique de la « pandémie des non-vaccinés » continue. Le Premier ministre Justin Trudeau a même laissé entendre, pendant la campagne électorale de l’automne dernier, que les non-vaccinés sont racistes, misogynes et ne peuvent être tolérés.

Et pourtant, des signes du grand retour en arrière apparaissent lentement. Aux États-Unis, les CDC ont mis le holà sur les tests PCR, tandis que l’administration Biden a admis qu’il n’y avait pas de solution gouvernementale au Covid. Dans certains États, les stades sont toujours pleins, et il n’y a pas d’obligation de port du masque ou de vaccination. Des spécialistes perspicaces, autrefois solidaires du régime Covid, se dirigent doucement vers la sortie, en essayant de ne pas être les derniers dans la pièce lorsque la musique s’arrêtera.

Dans certaines juridictions comme l’Ontario, les vaccinés ont attrapé Omicron à un taux plus élevé par habitant que les non-vaccinés. Pour ceux qui se jugent peu exposés au virus, pourquoi s’exposer aux effets secondaires controversés d’une thérapie qui n’a pas encore été entièrement testée ? Les gens devraient avoir le droit de faire leurs propres choix médicaux. Après avoir été suspendus, renvoyés, évincés, bannis et diabolisés, les non-vaccinés ont défendu ce droit à la dure. Ils ne sont pas prêts d’y renoncer maintenant.

Les règles du Covid, disent certains apôtres, préservent le droit d’être protégé des virus respiratoires. Mais un tel droit n’existe pas. S’il avait jamais existé, les confinements seraient la pratique établie contre les rhumes, la grippe et les nombreux autres virus respiratoires en circulation. La société se serait arrêtée net depuis longtemps. Les virus font partie de l’existence humaine. Si vous êtes malade, restez chez vous. Vous vous souvenez de l’époque où l’on disait simplement ça ? Les personnes susceptibles d’être infectées par le Covid, voire par Omicron, doivent se protéger du mieux qu’elles peuvent. Le reste de l’humanité doit continuer à vivre normalement.

En tant que crise sanitaire, le Covid est terminé. En revanche, l’hystérie sera plus tenace.


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Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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