Un témoin sur place raconte les détails précis d’un viol, de la torture et du prélèvement forcé d’organes sur une jeune femme

« …Nous l’interrogions et la torturions sévèrement depuis environ une semaine (…) Ah… je ne peux plus continuer. »

Un témoin oculaire a raconté en détail l’histoire d’une femme en Chine – une enseignante du lycée dans la trentaine – qui a été détenue, torturée, violée et finalement opérée pour extraire ses organes alors qu’elle était encore en vie.

« J’ai été témoin de tout cela de mes propres yeux, je regrette de ne pas avoir pris de photos », a-t-il dit, sous couvert d’anonymat.

Ce témoignage est le premier témoignage oculaire sur le prélèvement à vif d’organes sur une pratiquante de Falun Gong. En mars 2006, Epoch Times a rendu publique l’histoire des prélèvements d’organes chez les pratiquants de Falun Gong, de surcroît, les enquêtes d’Epoch Times et celles de chercheurs indépendants se sont basées sur des éléments de preuve autres que seul le témoignage oculaire.

Lors de deux conversations distinctes, un enquêteur de l’Organisation mondiale pour enquêter sur la persécution du Falun Gong (WOIPFG) a mené une entrevue de 30 minutes, un enregistrement est disponible sur son site Web.

Les événements ont eu lieu en 2002, mais les enquêteurs n’ont retrouvé le policier en question que dernièrement.

Selon la transcription de l’interview, le témoin travaillait pour le système de sécurité publique de la province du Liaoning en 2002 et il avait lui-même participé à la torture et à l’interrogatoire de pratiquants de Falun Gong « à plusieurs reprises ».

‘Crimes d’organes’. Peinture à l’huile représentant le prélèvement d’organes en Chine sur une pratiquante de Falun Gong toujours en vie. Xiqiang Dong est l’artiste. (Image gracieuseté de Xiqiang Dong.)

Sans anesthésie

Le 9 avril 2002, deux chirurgiens militaires se sont rendus dans la « prison noire » de fortune, un petit hôtel loué comme « centre de formation », selon le témoin. L’un des chirurgiens militaires était de l’Hôpital général de la région militaire de Shenyang de l’Armée populaire de libération (APL), et l’autre était diplômé de la deuxième Université militaire de médecine, a-t-il précisé. Ils ont emmené la femme à l’hôpital.

« À l’époque, nous l’interrogions et la torturions sévèrement depuis environ une semaine », dit-il. « Elle avait déjà d’innombrables blessures sur le corps. Aussi,[nous] avons utilisé des matraques électriques pour la battre. Elle délirait depuis un certain temps. »

« Avant cela, elle avait été davantage humiliée car beaucoup de nos policiers étaient pervers. Ils utilisaient des pinces et d’autres équipements dont j’ignore la provenance pour l’agresser. (…) Elle avait une belle apparence, relativement jolie,[donc les policiers] la violaient. (…) C’était [le viol] beaucoup trop courant. »

De garde avec une arme dans la pièce, le policier témoin regardait les chirurgiens ouvrir la poitrine de la jeune femme alors qu’elle était toujours en vie. Aucune anesthésie n’a été utilisée, a-t-il ajouté.

Décrivant la scène, il raconte : « Ils lui ont coupé la poitrine avec un couteau. Elle criait ‘Ah’ à haute voix, disant ‘Falun Dafa est bon.' »

« Elle a ajouté ‘Vous m’avez tuée, une seule personne.’ »

« À ce moment, ce médecin, ce chirurgien militaire, hésita. Puis il m’a regardé, ensuite[regarda] son supérieur. Puis le supérieur hocha la tête, et il a continué à faire les veines. (…) Son cœur a été prélevé en premier, puis les reins. Quand les ciseaux lui ont coupé les veines cardiaques, elle a commencé à convulser. C’était extrêmement horrible. Je peux imiter sa voix pour vous, bien que je ne l’imite pas bien. On aurait dit que quelque chose se déchirait, puis elle a continué : ‘Ah’. Après ça, elle avait toujours la bouche grande ouverte, les deux yeux grands ouverts. Ah… je ne veux pas continuer. »

Le prélèvement d’organes eût lieu dans une salle d’opération au 15e étage de l’Hôpital général de la région militaire de Shenyang, a déclaré le témoin. La chirurgie s’est poursuivie pendant 3 heures, commençant à 17 h.

Espérer que d’autres s’avancent pour se prononcer

Le porte-parole de la WOIPFG à New York, Dr Wang Zhiyuan, a déclaré que les enquêteurs avaient appelé le témoin trois fois et qu’ils avaient obtenu l’enregistrement le 11 décembre. Dr Wang a dit qu’il estimait que le témoin s’était présenté pour deux raisons : « D’abord, la grande compassion et la grande patience de la pratiquante l’avaient bouleversé », pensait-il. « Deuxièmement, il avait témoigné de ses propres yeux de tout le processus du prélèvement d’organes et une telle cruauté l’a choqué. Il se sent torturé à l’intérieur. »

Selon Dr Wang, le témoin a déclaré que dans les interrogatoires auprès des pratiquants auxquels il avait participé, les policiers demandaient deux choses : d’une part de signer une lettre de repentir d’avoir pratiqué le Falun Gong et d’autre part de maudire le Falun Gong. Mais les pratiquants refusaient de le faire.

Dr Wang de la WOIPFG rapporte également que le témoin a déclaré que les pratiquants préféraient être condamnés à 7 ou 10 ans d’emprisonnement, à la torture et même à la mort. Le témoin a expliqué que les pratiquants sont très forts [dans leur conviction]. Il a conclu l’appel téléphonique en disant : « Le Falun Dafa est bon ! », toujours selon Dr Wang.

Dr Wang a déclaré que le témoin avait dévoilé aux enquêteurs qu’il craignait d’être assassiné sur le coup si on apprenait son identité. Le témoin a déclaré avoir avoué sa culpabilité pour que d’autres personnes aient le courage de faire un pas en avant et de dire la vérité sur les prélèvements d’organes.

La WOIPFG a l’intention de rester en contact avec le témoin.

Enquête sur le prélèvement d’organes

Les premières histoires d’Epoch Times sur le prélèvement à vif d’organes sur des pratiquants du Falun Gong s’appuyaient sur des récits détaillés apportés de Chine par un journaliste et l’épouse d’un chirurgien, lequel avait effectué ces opérations. Leurs rapports ont d’abord été entre autres corroborés par des échanges téléphoniques lancés par la WOIPFG à des médecins chinois qui prétendaient avoir des organes de pratiquants du Falun Gong disponibles pour la transplantation.

Les enquêteurs canadiens David Kilgour et David Matas, ancien procureur de la Couronne et avocat des droits de l’homme, respectivement, ont publié en juillet 2006 un rapport intitulé Bloody Harvest, sur les allégations de prélèvements d’organes sur des pratiquants vivants du Falun Gong. Ils ont publié un rapport révisé et plus complet en janvier 2007, intitulé Prélèvements meurtriers : Deuxième rapport concernant les allégations de prélèvement d’organes sur des pratiquants de Falun Gong en Chine et le livre Bloody Harvest : The Killing of Fallun Gong for their Organs (Prélèvements meurtriers : L’Assassinat des pratiquants de Falun Gong pour leurs organes), en octobre 2009.

Jusqu’à présent, MM. Matas et Kilgour ont publié trois rapports sur leurs investigations. Selon Matas, le marché des greffes d’organes en Chine s’est orienté vers les clients nationaux plutôt que vers les visiteurs étrangers

Dans leur rapport, MM. Kilgour et Matas ont examiné 33 facteurs différents pour déterminer que les allégations de prélèvement d’organes chez les pratiquants de Falun Gong sont fondées.

Le rapport cite 41 500 greffes d’organes inexpliquées entre 2000 et 2005 – en parallèle à la période de six ans depuis le début de la persécution du Falun Gong en 1999 – qui ne proviennent pas de condamnés, de prisonniers exécutés, de morts cérébrales ni de donateurs dans une famille. Ils en concluent que la source la plus probable de ces organes a été les pratiquants de Falun Gong détenus en Chine.

Le chercheur Ethan Gutmann a également compilé des données sur le prélèvement d’organes. L’article de M. Gutmann, « China’s Gruesome Organ Harvest », publié dans le Weekly Standard en octobre 2008, détaille les examens physiques systématiques des prisonniers de conscience du Falun Gong.

Les examens visaient la santé de leurs organes et peu d’autres choses, et comprenaient souvent de multiples analyses de sang et d’urine effectuées sur ces détenus en bonne santé. L’enquête de M. Gutmann comprenait des éléments de preuve provenant de Shenyang, la ville que le témoin considère comme un centre d’activité de prélèvement d’organes.

En août 2006, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Manfred Nowak, la rapporteuse spéciale sur les droits de l’homme, Asma Jahangir, et la rapporteuse spéciale sur la traite des personnes, Sigma Huda, ont communiqué avec le régime chinois, soulevant la question du prélèvement d’organes chez les pratiquants de Falun Gong.

En mars de l’année suivante, M. Nowak alléguait dans son rapport que « le prélèvement d’organes a été infligé à un grand nombre de pratiquants de Falun Gong non consentants dans une grande variété d’endroits dans le but de rendre disponible des organes pour la transplantation ».

Dans une déclaration décrite par les observateurs comme inhabituellement directe pour un organe de l’ONU, le Comité des Nations unies sur la torture a demandé en novembre 2008 à l’État chinois de commander une enquête indépendante sur ces rapports et de « veiller à ce que les responsables de telles violations soient poursuivis et punis ».

Le Falun Gong est une pratique spirituelle traditionnelle chinoise qui, selon les estimations, a attiré 100 millions de pratiquants en Chine en 1999, lesquels affirment de façon globale que leur santé, leur caractère et leur bien-être s’étaient améliorés. Le régime du Parti communiste chinois a commencé à persécuter le Falun Gong en juillet 1999. Le Centre d’information du Falun Dafa estime que des centaines de milliers de pratiquants ont été détenus dans des camps de travail et que plus de 3 000 meurtres ont été confirmés comme provenant de la torture.

Version originale

 
 
 
 

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