Selon Trump, un désastre plus terrible que la récession attend les Américains

31 juillet 2022 Mis à jour: 1 août 2022
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L’ancien président Donald Trump a averti que l’économie américaine est sur la voie d’un désastre plus important que la récession. Ces remarques sont survenues avant que les statistiques gouvernementales ne montrent un PIB négatif pour le deuxième trimestre consécutif aux États‑Unis, ce qui, selon la règle, définit une récession.

« Nous allons maintenant vers ce qui peut être un très mauvais endroit », a déclaré Trump lors d’un rassemblement en Arizona la semaine dernière. « Nous devons mettre de l’ordre dans nos affaires, nous devons remettre ce pays en marche, ou nous aurons un sérieux problème. »

L’ancien président pointe du doigt l’effondrement des salaires réels des Américains, un taux de participation de la population active historiquement bas, et la promotion des démocrates du Green New Deal qui, selon lui, ruinera la croissance économique.

« Pas la récession. La récession, c’est un joli mot. Nous allons avoir un problème bien plus grave que la récession. Nous aurons une dépression », a déclaré l’ancien président.

Trump a fait ces remarques plusieurs jours avant que le Bureau of Economic Analysis (BEA) publie des chiffres montrant que le PIB réel des États‑Unis a diminué de 0,9% en rythme annualisé au deuxième trimestre, après s’être contracté de 1,6% au premier trimestre.

Deux trimestres consécutifs de croissance négative du PIB définissent généralement une récession, bien que les récessions aux États‑Unis soient officiellement déclarées par un comité d’économistes du National Bureau of Economic Research (NBER), utilisant une définition plus large que la règle des deux trimestres.

Vance Ginn, économiste en chef à la Texas Public Policy Foundation, s’est expliqué sur le sujet lors d’une interview accordée à NTD, le média partenaire d’Epoch Times. Selon l’économiste, c’est officiellement le rôle du NBER de déterminer s’il y a récession, mais la règle des deux trimestres est « généralement la façon de faire, car c’est un principe de base ».

« Je pense que nous sommes définitivement en récession maintenant, à cause de ces mauvaises politiques », ajoute M. Ginn, blâmant une série de « politiques progressistes » émanant de la Maison Blanche et de la Chambre contrôlée par les démocrates.

L’ancien président Donald Trump lors d’un rassemblement à Prescott Valley, en Arizona, le 22 juillet 2022. (Mario Tama/Getty Images)

Des vents stagflationnistes

Dans ses remarques, Trump s’est également attaqué à la gestion de l’économie par le président Biden, le rendant responsable de l’inflation galopante.

« Biden a créé la pire inflation depuis 47 ans. Nous sommes à 9,1%, mais le chiffre réel est beaucoup, beaucoup plus élevé que cela. »

L’ancien président n’a pas fourni sa propre estimation du taux d’inflation réel. Toutefois, une autre jauge d’inflation de l’indice des prix à la consommation (IPC) développée par l’économiste John Williams, calculée selon la même méthodologie que celle utilisée par le gouvernement américain dans les années 1980, donne un chiffre de 17,3%, soit le plus haut niveau depuis 75 ans.

Trump déclare également qu’une inflation élevée persistante, combinée à un ralentissement économique, met le pays « au bord d’une période dévastatrice » de « stagflation », soit une accélération [de la croissance] des prix conjuguée à un ralentissement de la croissance économique.

L’inflation « ne cesse d’augmenter », a déclaré Trump, ajoutant qu’elle « coûte aux familles près de 6000 dollars par an, soit plus que toute augmentation d’impôt jamais proposée, à l’exception de celle qu’ils veulent proposer maintenant ».

Au cours du premier mois complet du mandat de Trump, en février 2017, la jauge d’inflation globale de l’IPC s’est établie à 2,8% en termes annuels. Bien que l’IPC ait fluctué au cours de son mandat, il a atteint son niveau le plus élevé en juillet 2018 (2,9%), tandis qu’en janvier 2021, dernier mois de son mandat, l’inflation était de 1,4%.

Sous Biden, l’inflation n’a cessé de grimper, atteignant 9,1% en glissement annuel en juin 2022, un chiffre jamais atteint depuis plus de 40 ans.

Salutation de Joe Biden se dirigeant vers Marine One, pelouse sud de la Maison Blanche, le 20 juillet 2022. (Drew Angerer/Getty Images)

La « guerre contre l’énergie américaine »

La flambée des prix de l’énergie a été l’un des principaux facteurs de l’inflation, représentant environ la moitié du chiffre global de l’inflation, selon le Bureau of Labor Statistics.

Dans sa critique des politiques de Biden, Trump a pointé du doigt ce qu’il a appelé « la guerre de Biden contre l’énergie américaine » et l’accuse d’avoir fait grimper les prix de l’essence.

Depuis son entrée en fonction, Biden a mis en place un certain nombre de mesures visant l’industrie pétrolière, notamment en annulant le permis de construction de l’oléoduc Keystone XL, en mettant fin aux nouvelles concessions de forage pétrolier et gazier sur les terres et les eaux fédérales et en mettant fin aux subventions accordées aux combustibles fossiles par certaines agences.

Le prix de l’essence est environ deux fois plus élevé qu’au moment de l’entrée en fonction de Biden. Toutefois, ce dernier attribue ce phénomène à divers facteurs, dont le manque de capacité de raffinage, la guerre en Ukraine et la cupidité des entreprises.

Pour tenter de faire baisser les prix à la pompe, Biden a ordonné de libérer les réserves de pétrole de la réserve stratégique nationale, a demandé aux raffineries américaines d’augmenter leur production et a poussé l’OPEP à pomper davantage de pétrole brut.

Dans son discours, Trump déclare que cette stratégie revient à « supplier » les autres pays de pomper plus de pétrole plutôt que d’augmenter la production nationale.

« Nous avons plus d’or liquide sous nos pieds que n’importe quel autre pays du monde. Nous sommes une nation qui est consumée par le Green New Deal de la gauche radicale, alors que tout le monde sait que le Green New Deal mènera à notre destruction. »

« Il y a seulement deux ans, nous étions indépendants sur le plan énergétique. Nous étions même dominants sur le plan énergétique. Les États‑Unis sont maintenant un mendiant en matière d’énergie. »

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