« Je scrollais comme un robot », « c’était devenu un réflexe malsain » : quitter les réseaux sociaux les a rendus plus heureux et libres

23 août 2022 Mis à jour: 23 août 2022
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Un nombre grandissant d’adolescents et d’adultes décident de quitter les réseaux sociaux pour différentes raisons, tout comme l’acteur Tom Holland qui vient d’annoncer faire ce pas afin de préserver sa santé mentale.

« Je prends une pause des réseaux sociaux pour ma santé mentale », a annoncé le 13 août l’acteur Tom Holland, qui incarne Spiderman à l’écran. Pour lui, Instagram et Twitter sont « écrasants et trop stimulants ».

L’acteur de 26 ans se sent piégé. « Je pars en vrille dès que je lis quelque chose à propos de moi sur les réseaux sociaux. Ma santé mentale en est dégradée. Donc j’ai décidé de supprimer ces applications », explique-t-il sur Instagram à ses 67 millions d’abonnés.

« Ça manquait d’authenticité »

Cette décision, il n’est pas le seul à l’avoir prise. De plus en plus de jeunes adultes ou d’adolescents font de même, certains après avoir eu une « overdose » de réseaux sociaux et d’hyper-connectivité.

C’est le cas par exemple de Coralie, qui était sur tous les réseaux sociaux, autant à titre personnel que professionnel. Elle explique sur le site The young thinker avoir d’abord désactivé ses comptes professionnels après avoir fermé son entreprise, puis ses comptes personnels dans la foulée.

« Je ne m’étais pas attendue à ce que ce soit si facile ! Surtout Facebook. Car je m’y connectais compulsivement plusieurs fois par jour. Sans en avoir besoin. Mais c’était devenu un réflexe, malsain », raconte-t-elle. « Ça manquait d’authenticité. Je prenais moins de nouvelles — qualitatives — de mes amis car j’avais l’impression d’en avoir via leurs photos. »

La coupure n’a pas été aussi facile pour Maxime*, 32 ans, lorsqu’il a quitté les réseaux sociaux il y a 6 ans. « J’ai d’abord ressenti un vide dans mes journées, une sorte d’ennui, qui est rapidement passé », se souvient-il, en entrevue à 20 Minutes. Lorsqu’il a pris cette décision, il explique en être arrivé « à un point où mon estime de moi-même en pâtissait, où je saturais des réseaux ».

« J’y passais tout mon temps »

Pour d’autres, la principale raison de se déconnecter des réseaux sociaux est la perte de temps entrainée par leur usage. Ainsi, Léa*, 14 ans, a arrêté d’utiliser Tik Tok après avoir compris à quel point c’était mauvais pour elle : « J’y passais tout mon temps, j’étais toujours fatiguée, je ne parlais à personne et j’étais enfermée dans ma chambre ».

La même raison a poussé Vincent* à se déconnecter d’Instagram et de Facebook. « Je perdais énormément de temps sur ces applis : dès que je prenais mon mobile, je scrollais comme un robot ! » remarque-t-il.

Pour Caroline, du blog Les petits plaisirs de la vie, le côté chronophage des réseaux sociaux est une des raisons de son choix de vivre sans eux. La jeune femme rappelle que la moyenne de temps passé à flâner sur Facebook ou autre est d’1h20 par jour. « Autant dire, du temps perdu à ne pas mettre en place des actions pour vraiment changer ta vie ! » assure-t-elle.

« Je me sens bien plus libre »

Quatre mois après cette décision, Caroline écrit que cela l’a rendue plus heureuse et qu’elle a un état d’esprit plus serein. « Fini la comparaison incessante ! Quels bienfaits ! Vivre sans réseaux sociaux, c’est arrêter d’être confrontée en permanence aux photos et aux news que les autres veulent bien nous montrer. »

« Je me sens bien plus libre », affirme Coralie, qui se dit « absolument, sans regrets » d’avoir quitté les réseaux sociaux.

*Les prénoms ont été changés.

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