Le Covid 19 a été «génétiquement modifié», affirme un scientifique américain ayant travaillé avec l’Institut de virologie de Wuhan

7 décembre 2022 Mis à jour: 7 décembre 2022
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Un scientifique américain ayant travaillé avec l’Institut de virologie de Wuhan (WIV), a affirmé que le nouveau coronavirus était un « agent génétiquement modifié » ayant fui l’installation financée par les États‑Unis.

C’est ce que révèle le Dr Andrew Huff, épidémiologiste et ancien vice‑président d’EcoHealth Alliance, dans son livre The Truth About Wuhan [La vérité sur Wuhan] dans lequel il qualifie la pandémie de « plus grand échec des services de renseignement américains, depuis le 11 septembre ».

Dans son livre, le Dr Huff affirme que le virus Covid‑19 a été génétiquement modifié grâce aux expériences à gain de fonction réalisées en Chine. Celles‑ci ont été financées par le gouvernement américain, rapporte The Sun.

Lors d’une interview pour The Sun, le chercheur a déclaré qu’EcoHealth avait passé des années à enseigner au WIV les « meilleures méthodes existantes pour fabriquer des coronavirus de chauve‑souris afin d’attaquer d’autres espèces », et que la Chine était consciente « qu’il s’agissait d’un agent génétiquement modifié ».

« Le gouvernement américain est à blâmer pour le transfert de biotechnologies dangereuses aux Chinois », a‑t‑il ajouté. « J’ai été terrifié par ce que j’ai vu. Nous leur donnions simplement la technologie des armes biologiques. »

Selon lui, les expériences à gain de fonction en Chine étaient menées avec des mesures de contrôle déplorables, ce qui a conduit à la fuite du virus.

Laboratoire P4 sur le site de l’Institut de virologie à Wuhan, le 13 mai 2020. (Hector Retamal/AFP via Getty Images)

« EcoHealth Alliance et les laboratoires étrangers n’avaient pas mis en place les mesures de contrôle adéquates pour assurer une biosécurité, une bioprotection et une gestion des risques appropriées, ce qui a finalement entraîné la fuite du laboratoire de l’Institut de virologie de Wuhan », écrit‑il dans son livre.

EcoHealth Alliance, une ONG basée aux États‑Unis, se donne pour mission de prévenir l’émergence de nouvelles maladies infectieuses. Ecohealth Alliance étudiait les coronavirus liés aux chauves‑souris grâce aux financements des National Institutes of Health (NIH). Ces fonds, l’ONG les reversait au WIV.

« Personne ne devrait être surpris que les Chinois aient menti sur l’apparition du SRAS‑CoV‑2 et qu’ils aient ensuite déployé des efforts extraordinaires pour faire croire que la maladie était apparue naturellement », ajoute‑t‑il.

Le Dr Fauci défend le financement d’EcoHealth

Le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), a défendu la décision de son institut de financer EcoHealth. Le NIAID est un des 27 instituts composant les NIH.

EcoHealth a reçu environ 3 millions de dollars de subventions du NIAID à la fin du mois de septembre, quelques semaines seulement après que les NIH ont mis fin à une sous‑subvention d’EcoHealth auWIV.

Les NIH ont déclaré à la commission de surveillance de la Chambre des représentants que le laboratoire chinois avait refusé à deux reprises de leur remettre ses dossiers afin qu’ils puissent examiner les recherches.

Le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, au Capitole, à Washington, le 14 septembre 2022. (Drew Angerer/Getty Images)

Selon le Dr Fauci, Ecohealth était « un bon partenaire financier ». Interrogé sur son insistance à défendre cette ONG malgré son manque de transparence sur ses recherches, il a répondu qu’il ne fallait pas faire d’amalgame.

« C’est un peu comme si on parlait d’une subvention des États‑Unis pour une institution, on soulevait un point vraiment néfaste concernant cette subvention, et que par conséquent, tout le reste de l’institution était affectée et on n’y finançait plus rien d’autre », a déclaré le Dr Fauci.

« Il faut être juste et y aller par étape, et non décider arbitrairement de financer telle chose ou pas », a‑t‑il expliqué lors d’un séminaire en ligne organisé le 4 octobre par le Center for Health Journalism de l’université de Californie du Sud.

S’exprimant sur la possibilité que le virus ait fui du WIV, le Dr Fauci a déclaré : « Je garde l’esprit complètement ouvert à la possibilité qu’il y ait eu une fuite de laboratoire (…) mais c’est une théorie sans la moindre preuve. »

Réponse d’Ecohealth

EcoHealth a publié une déclaration en réponse aux affirmations du Dr Huff et a confirmé que celui‑ci avait bel et bien travaillé pour l’ONG de 2014 à 2016. Cependant, Ecohealth a nié qu’il ait travaillé pour l’Institut de virologie de Wuhan et a déclaré qu’il « était affecté à un projet totalement différent sur des algorithmes informatiques permettant d’évaluer les menaces de maladies émergentes ».

Et d’ajouter :« Étant donné qu’il n’a jamais travaillé pour l’Institut de virologie de Wuhan, ses affirmations allant dans ce sens ne sont pas dignes de confiance. »

EcoHealth a également réfuté les accusations du Dr Huff selon lesquelles l’organisation menait des recherches à gain de fonction pour créer le SRAS‑COV‑2, selon lesquelles la pandémie avait été provoquée par une fuite du WIV, voire d’une recherche dépendant du renseignement américain : « Si l’hypothèse d’une fuite de laboratoire ne peut être totalement exclue, le groupe de travail indépendant n’a trouvé aucune preuve ou donnée scientifique vérifiable et crédible pour l’étayer. »

« Le Dr Huff affirme que l’origine du Covid‑19 est sans aucun doute une fuite de laboratoire, mais il ne fournit aucune preuve scientifique. Au contraire, le consensus émergeant, basé sur des preuves scientifiques évaluées par des pairs, est que le Covid‑19 est issu d’un débordement zoonotique. »

Eva Fu a contribué à cet article.

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