« Sauvez ma mère » : Une étudiante de Toronto réclame de l’aide pour sa mère persécutée en Chine

Liu Mingyuan affirme que sa mère a été arrêtée en septembre dernier alors que la persécution des pratiquants de Falun Gong par Pékin se poursuit
21 novembre 2021 Mis à jour: 21 novembre 2021
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Une étudiante de Toronto dénonce la détention de sa mère par le régime chinois en raison de sa croyance envers le Falun Gong.

« Aujourd’hui, je partage mon histoire et celle de ma famille. Mais c’est aussi le destin qu’ont enduré de nombreux pratiquants de Falun Gong depuis 20 ans », a déclaré Liu Mingyuan le 18 novembre lors d’une manifestation organisée devant le consulat chinois pour attirer l’attention sur le sort de sa mère, persécutée par le régime communiste pour sa foi.

La mère de Liu Mingyuan, Liu Yan, a été arrêtée par les autorités chinoises le 30 septembre à Kunming, capitale de la province du Yunnan, dans le sud-ouest de la Chine, et y est détenue depuis lors.

Liu Mingyuan, 24 ans, qui se fait aussi appeler Lucy, est arrivée au Canada en août dernier pour étudier l’animation assistée par ordinateur au collège Sheridan.

Dès son plus jeune âge, elle a vu sa famille être déchirée à plusieurs reprises par le Parti communiste chinois (PCC) en raison de sa pratique du Falun Gong.

« J’espère seulement que nous pourrons sensibiliser davantage de gens et mobiliser l’aide internationale pour mettre fin à cette persécution brutale. »

Liu Yan (à gauche) avec son mari et leur fille, Liu Mingyuan, sur une photo d’archive. Liu Yan a été arrêtée par les autorités chinoises le 30 septembre 2021, en raison de sa foi en Falun Dafa. (Avec l’aimable autorisation de Liu Mingyuan)

Le Falun Gong est une pratique spirituelle traditionnelle chinoise qui consiste en des exercices de Qigong, une méditation et des enseignements moraux fondés sur les principes de « vérité, compassion et tolérance. » Également appelée Falun Dafa, cette pratique est apparue en Chine en 1992, où elle s’est rapidement répandue en raison des bienfaits qu’elle aurait sur la santé mentale et physique. En 1999, il y avait entre 70 et 100 millions de pratiquants de Falun Gong à travers tout le pays, selon les estimations du gouvernement chinois.

Cependant, l’ancien dirigeant du PCC, Jiang Zemin, a considéré la popularité  de la pratique spirituelle comme une menace pour le régime. Le 20 juillet 1999, Jiang Zemin a lancé une campagne de haine et de répression violente, semblable à la révolution culturelle, destinée à éradiquer cette pratique.

Il a également créé le « Bureau 610 », un organe extrajudiciaire ressemblant à la Gestapo et chargé de superviser la persécution des pratiquants de Falun Gong dans tout le pays, avec la possibilité de mener des opérations en dehors du système juridique existant et de ses éventuelles restrictions. « Aucune loi n’a été adoptée pour sa création. Aucune disposition ne définit formellement son champ d’action », selon le centre d’information sur le Falun Dafa basé à New York.

Naître sous la persécution.

Liu Yan a commencé à pratiquer le Falun Gong en 1994. Avant sa dernière arrestation, elle avait déjà été détenue et emprisonnée pour sa foi. En 1999, le régime chinois l’a arrêtée avec sa fille, qui n’avait alors que deux ans, pour avoir refusé d’abandonner sa croyance en Falun Gong.

Liu Yan a finalement été libérée, puis a trouvé un poste d’enseignante au collège de l’université Jilin-Lambton, à Changchun, dans le nord-est de la Chine. Ce poste, qui mettait à profit son domaine d’expertise, la langue anglaise, l’a mise en contact étroit avec des universitaires canadiens, l’établissement entretenant un partenariat avec des universités nord-américaines, dont l’université Memorial de Terre-Neuve.

Mais en 2001, la carrière de Liu Yan au collège a pris fin lorsque Jiang Zemin a intensifié sa campagne de persécution draconienne contre les pratiquants de Falun Gong. Elle a été une nouvelle fois prise pour cible par la police et a dû se cacher.

À l’époque, « pour tenter de débusquer ma mère, la police a tenté de me prendre en otage dans mon école maternelle », a déclaré Liu Mingyuan.

Pour échapper à de nouvelles persécutions, le père de Liu Mingyuan a décidé de déménager sa famille dans une autre ville. Après s’être réinstallés à Kunming, cependant, ils ont de nouveau été pris pour cible. Le père et la mère de Liu Mingyuan ont été respectivement arrêtés en 2012 et 2015 et condamnés à plusieurs années de prison.

Liu Mingyuan a déclaré que sa mère pourrait être condamnée à trois ou quatre ans de prison supplémentaires à la suite de sa dernière arrestation.

Sun Qian, une pratiquante du Falun Dafa détenue en Chine depuis février 2017, sur une photo non datée. (The Epoch Times/Handout)

Joel Chipkar, porte-parole de l’Association Falun Dafa du Canada, a précisé que Liu Yan faisait partie des 12 autres prisonniers de conscience qui entretiennent des liens avec le Canada et qui sont toujours détenus en Chine en raison de leur pratique du Falun Gong.

L’une d’entre elles est une citoyenne canadienne, Sun Qian, qui a été arrêtée à Pékin en février 2017. La police chinoise est entrée de force chez elle, l’a traînée dehors et l’a emmenée dans un centre de détention. Elle a ensuite été soumise à la torture. Selon son avocat, Li Jinsong, le mandat d’arrêt qui a été émis a été daté après son arrestation.

En juin 2020, plus de trois ans après son arrestation, Sun Qian a été condamnée à huit ans de prison. Elle a également renoncé à sa citoyenneté canadienne au cours de sa détention, une décision qui, selon ses défenseurs, a été prise sous la contrainte.

Joel Chipkar a fait remarquer que le PCC a toujours eu recours à « l’ingérence, la propagande et les fausses nouvelles » pour tenter d’influencer les représentants du gouvernement canadien, notamment en diabolisant les victimes du régime pour étouffer toute forme de défense des droits de l’homme en Chine.

« Le parti communiste ne vise pas uniquement le Falun Gong, il cible les valeurs canadiennes, la moralité et la conscience de tous les responsables du gouvernement canadien et des citoyens canadiens », a déclaré M. Chipkar.


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