14 600 moutons pris au piège à bord d’un navire chaviré en mer Noire

24 novembre 2019 Mis à jour: 25 novembre 2019
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Dimanche soir, des militaires s’évertuaient de sauver la cargaison de 14 600 moutons se trouvant à bord d’un navire qui a chaviré en mer Noire, a-t-on appris auprès de l’Inspectorat pour les situations d’urgence (ISU). 

Les sauveteurs, appuyés par des gendarmes et des plongeurs, tentaient de redresser le cargo de 84 mètres de long, couché sur le flanc, et de le remorquer jusqu’au quai, a indiqué Ana-Maria Stoica, porte-parole de l’ISU de Constanta (sud-est).

L’équipage sauvé

« Nous espérons que les moutons se trouvant dans la cale sont toujours en vie », a indiqué Mme Stoica. Elle a ajouté que « 32 moutons qui s’étaient retrouvés piégés à l’extérieur du navire ont jusqu’ici été sauvés ». Deux des animaux été récupérés dans les eaux glacées de la mer Noire.

Le Queen Hind, battant pavillon de Palau avec pour destination l’Arabie saoudite, a chaviré peu après avoir quitté le port de Midia, pour des raisons qui restent à déterminer, a précisé la porte-parole. Les 21 membres d’équipage – 20 Syriens et un Libanais – sont sains et saufs et ont été ramenés à terre, selon la même source.

« Nous sommes choqués par ce désastre et demandons une enquête urgente et des sanctions contre les coupables », a indiqué l’association des éleveurs d’ovins (ACEBOP) dans un communiqué.

« Les navires de la mort »

Troisième éleveur d’ovins au sein de l’Union européenne, la Roumanie figure parmi les premiers exportateurs vers les pays arabes. Ces deux dernières années, ce pays a exporté deux millions de moutons au total, notamment vers la Jordanie, la Libye et le Liban.

Les défenseurs des droits des  animaux dénoncent les conditions de transport du bétail par mer à bord de « navires de la mort », évoquant des cas où des milliers de moutons ont succombé de soif ou ont littéralement cuit vivants durant le voyage en plein été.

L’Union Européenne (UE) avait pour sa part demandé un audit sur les pratiques de la Roumanie, la menaçant d’une procédure d’infraction si des « violations systématiques » de la législation européenne sur le bien-être animal étaient constatées.

 

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