Les vaccins Covid pourraient réactiver les virus et les maladies dans votre organisme

Par Le Dr Sean Lin & Mingjia Jacky Guan
30 novembre 2022 Mis à jour: 30 novembre 2022
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De nouvelles preuves dans la communauté scientifique indiquent qu’il existe une forte corrélation entre le Covid‑19, ses vaccins apparentés, et la réactivation d’autres virus ayant infecté l’hôte antérieurement. Cet article se propose d’expliquer les subtilités de cette réactivation.

Comment les virus peuvent‑ils être réactivés ?

Les virus font preuve de beaucoup d’ingéniosité.

Au cours des infections virales, ils doivent faire face à la défense du système immunitaire. Si le système immunitaire prend le dessus et parvient à les vaincre, ces derniers développent parfois des mécanismes pour rester dormants et être inactivés.

Ils peuvent, par exemple, insérer leur ADN viral dans les chromosomes des cellules, restant ainsi en latence sans réplication active. D’autres mécanismes consistent à favoriser la mise sous silence épigénétique du génome viral, ce qui signifie qu’ils restent « muets » en termes d’activité, mais présents et à l’affût.

Les cellules hôtes reproduiront alors des cellules encore porteuses de l’information génétique virale. Puis, ils réapparaîtront soudain des années, voire des décennies plus tard, en réactivant la réplication virale à un moment où le système immunitaire est affaibli.

Cette stratégie prudente, où l’ennemi devient latent, se fait oublier, réapparait au moment le plus opportun, est toujours remarquablement efficace, qu’il s’agisse d’une manœuvre militaire ou d’un virus au sein du corps humain.

Il existe cinq types de virus capables « d’hiberner » et de se réactiver dans des conditions appropriées que la communauté scientifique a bien identifiés :
‑le virus de l’herpès simplex, qui provoque des cloques dans la bouche et l’herpès génital. Il est très répandu ;
‑le virus varicelle‑zona (VZV), plus connu sous le nom de varicelle ;
‑le virus d’Epstein‑Barr (EBV), qui provoque la mononucléose, la « maladie du baiser », car elle peut être transmise lorsque les gens s’embrassent ;
‑le cytomégalovirus (CMV), qui cause généralement beaucoup de problèmes aux personnes immunodéprimées ;
‑le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), qui cause le SIDA. Ce virus peut rester dans le corps pendant plus de dix ans avant d’être activé.

Prenons l’exemple du VZV, ou varicelle. On admet communément que tout le monde attrape la varicelle au cours de sa vie. Celle‑ci survient généralement très tôt et provoque des démangeaisons chez le patient, mais n’entraîne généralement pas de complications graves.

Mais, une fois que le patient a surmonté la varicelle, celle‑ci ne disparaît jamais totalement. Elle peut revenir, surtout si le système immunitaire est fragilisé. Elle peut donc attaquer à nouveau sous une forme plus grave appelée zona ou herpès zoster. Le zona est une éruption cutanée très douloureuse qui se développe sur un côté du corps. Dans certains cas, il peut également provoquer des douleurs nerveuses chroniques ou d’autres complications graves, y compris la cécité.

Le zona peut également être engendré par l’âge avancé, le stress, les maladies (chroniques ou aiguës), le cancer et bien d’autres causes. En réalité, les facteurs susmentionnés conduisent généralement à la réactivation d’autres virus. La fatigue chronique peut entraîner la réactivation du virus d’Epstein‑Barr, l’herpès peut être réveillé par une intervention chirurgicale et le VIH peut être déclenché par des tumeurs.

Selon une théorie populaire visant à expliquer la capacité des virus à se réactiver, une fois que la vague initiale du virus est vaincue, l’organisme dispose d’une grande flotte de cellules tueuses T CD‑8 naïves (cellules immunitaires qui suppriment les agents pathogènes qu’elles ne reconnaissent pas) qui servent à garder le nombre restant de virus sous contrôle.

Lorsque le système immunitaire est soumis à un stress important, comme lors d’une infection aiguë, dans la lutte contre le cancer ou après une transplantation d’organe (en raison de l’administration de médicaments immunosuppresseurs), le nombre de ces cellules T CD‑8 naïves diminue d’une manière ou d’une autre. Le virus saisit alors l’occasion pour proliférer.

Le Covid‑19 peut‑il réactiver des virus latents ?

On ne sait pas exactement comment le virus détecte le moment où système immunitaire est compromis ou occupé sur d’autres fronts. Cependant de plus en plus de données établissent une forte corrélation entre la réactivation d’anciens virus et une infection par le Covid‑19 ou une vaccination contre le Covid‑19.

Par exemple, dans la revue Cell, des scientifiques ont publié une étude dans laquelle ils ont suivi près de 300 patients atteints du Covid‑19. Ils ont analysé leur sérum sanguin pour y déceler des fragments viraux provenant notamment du virus d’Epstein‑Barr (EBV), du cytomégalovirus (CMV), ainsi que du SRAS‑CoV‑2 lui‑même.

Les chercheurs ont enregistré les taux de fragments deux à trois semaines après le diagnostic clinique du Covid‑19, deux à trois semaines après l’apparition de la maladie aiguë, et deux à trois mois après les premiers symptômes. Ils ont constaté que les taux de fragments viraux des autres maladies n’étaient jamais supérieurs à ceux du SRAS‑CoV‑2, cependant, les taux de fragments EBV étaient assez élevés.

Était‑ce le résultat d’une co‑infection du Covid et de l’EBV, ou une réactivation d’un EBV latent après une infection par le Covid ?

Finalement, des études ont montré que les schémas de fluctuation des taux d’IgG antiviraux pouvaient indiquer s’il s’agissait d’une co‑infection ou d’une réactivation d’un EBV latent.

Dans le diagramme illustré ici, les lignes pleines représentent les niveaux d’antigènes pour l’EBV au cours d’une infection aiguë, et les lignes pointillées sont les niveaux d’antigènes prévus pour une réactivation de l’EBV causée par le SRAS‑CoV‑2.

Il existe donc deux différences majeures : la première est que les niveaux d’anticorps IgG contre la capside virale (VCA IgG) seront faibles pendant le premier ou le deuxième jour de l’infection, tandis que les VCA IgG partiront d’un niveau élevé s’il s’agit d’un cas de réactivation.

La deuxième différence est que l’augmentation des IgG contre l’antigène nucléaire (EBNA IgG) suivra une courbe lente s’il s’agit d’une infection aiguë par l’EBV en plus du Covid, mais les EBNA IgG commenceront à un niveau moyen à élevé s’il s’agit d’une réactivation d’un EBV latent.

Covid long et réactivation virale

Le Covid‑19 conduit parfois à un syndrome terrible appelé le Covid long, également connu sous le nom de séquelles post‑aiguës du Covid‑19 (PASC). Les patients atteints de ce syndrome souffrent souvent d’une « fatigue incessante, d’un malaise post‑effort et de divers dysfonctionnements cognitifs et autonomes » pendant une période prolongée.

Cela signifie que le système immunitaire est soumis à un stress considérable pour lutter contre ces symptômes, ce qui, selon certains scientifiques, pourrait être un état précurseur de la réactivation de divers virus en hibernation.

Dans le cadre d’une étude transversale, 215 participants ont été analysés pour déterminer les principales caractéristiques qui distinguent le Covid long.

Les résultats ont été surprenants : de nombreux anticorps étaient produits non seulement contre le SRAS‑CoV‑2, mais aussi contre d’autres virus comme l’EBV et le VZV.

Grâce à une technologie appelée profilage rapide des antigènes extracellulaires (ou REAP), les scientifiques ont pu identifier un score REAP élevé pour de nombreux virus appartenant à la famille des Herpesviridae, ce qui indique que ces virus ont été réactivés lors d’une infection par le Covid‑19.

On sait que le long Covid est à l’origine de nombreux problèmes, sans même tenir compte de la réactivation de virus précédents, mais qu’en est‑il des vaccins Covid‑19 ? Vont‑ils provoquer des réactions similaires ?

Les vaccins peuvent‑ils aussi réactiver des virus ?

Les vaccins Covid‑19 simulent l’infection au Covid‑19 d’une manière particulière et obligent le système immunitaire à y réagir de manière adaptative.

Pendant que le système immunitaire traite le vaccin, il redirige concrètement l’attention d’un grand nombre de cellules tueuses T CD‑8 naïves vers des protéines spike, ce qui peut laisser l’occasion pour certains virus d’infections antérieures de refaire surface.

Le virus d’Epstein‑Barr (EBV ou mononucléose) est omniprésent dans la population mondiale et ne cause généralement pas beaucoup de problèmes. Ce n’est que chez les patients souffrant de graves déficiences immunitaires, par exemple après une transplantation d’organe, que l’EBV entraîne des complications graves, voire mortelles.

Une étude sur des patients ayant subi une transplantation d’organe s’est attelée à analyser leurs taux de fragments d’EBV avant et après avoir reçu une série complète de vaccins Covid‑19. Ils ont constaté que les niveaux d’EBV dans cette catégorie de patients étaient nettement plus élevés après la vaccination.

Une autre étude de cas a examiné la réactivation de l’EBV chez un homme jeune et en bonne santé ayant reçu le vaccin Covid‑19. Il s’agissait du premier cas de réactivation de l’EBV chez un adulte sain et immunocompétent après la vaccination Covid.

Ces deux études indiquent une forte corrélation entre le vaccin et la réactivation du virus dormant.

Selon les données REAP ci‑dessus, le zona ou herpès zoster est un autre virus dont la réactivation est associée au Covid‑19. Une étude de cas indienne a analysé 10 cas de zona directement après le vaccin Covid‑19, où l’apparition des symptômes était survenue dans les 21 jours suivant la vaccination.

Dans l’étude, 80% des patients ne présentaient aucun autre facteur qui aurait pu conduire à la réactivation. Deux patients, dont le diabète était le seul autre facteur possible, l’avaient déjà bien maîtrisé avant la vaccination. Ce n’est pas la seule étude de cas portant sur le zona.

Un article publié dans The Lancet révèle que 16 et 27 cas de zona ont été découverts après l’administration des vaccins CoronaVac (Sinopharm) et BNT162b2 (Pfizer/BioNTech) lors de l’analyse des registres de vaccination du ministère de la Santé de Hong Kong. L’étude concluait que le zona surviendrait probablement dans environ sept ou huit cas sur un million de doses administrées. Un rapport de cas plus systématique résumant 91 cas de zona post‑vaccinal a révélé que le délai moyen d’apparition des symptômes était d’un peu moins de six jours, l’hypertension étant la comorbidité la plus courante et les maladies auto‑immunes étant assez répandues parmi les patients.

Les chiffres de la base de données de l’OMS montrent qu’il y a déjà plus de 7000 cas d’herpès zoster dans le monde, il ne s’agit donc pas d’un problème isolé.

En mai 2022, sur le système américain de signalements en ligne d’effets indésirables liés au vaccin, le Vaccine Adverse Event Report System (VAERS) ont été rapportés 4577 cas d’herpès zoster post‑vaccination, et la Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MRHA) de Grande‑Bretagne a signalé 2527 cas. Il est important de noter que l’herpès zoster est probablement une complication post‑vaccinale sous‑déclarée.

D’autres virus mentionnés au début, tels que le cytomégalovirus (CMV) et l’herpèsvirus associé au sarcome de Kaposi (KSHV), ont également fait l’objet de rapports de cas ou d’études documentant leur réactivation après l’administration de médicaments anti‑Covid‑19. Les scientifiques se demandent désormais si le SRAS‑CoV‑2 lui‑même peut s’établir dans le corps humain pour se réactiver dans un avenir imprévisible, mais il est globalement trop tôt pour le dire.

La question très controversée qui se pose actuellement est de savoir comment nous devons traiter la question de la vaccination pour les personnes qui risquent de voir leurs anciennes maladies « ressusciter » ou « sortir de leur hibernation ». Survient également la question des anticorps facilitants, qui augmentent le risque de voir les vaccins de rappel provoquer des maladies plus graves encore.

Il est important de noter que les études valident la corrélation entre l’infection ou le vaccin Covid‑19 et la réactivation de divers virus à partir de leur période de dormance, mais il ne s’agit en aucun cas d’indiquer un lien de causalité.

Cependant, il faut équilibrer l’administration des vaccins selon des groupes variés présentant des facteurs de risque différents.

Les directives officielles préconisent de vacciner d’abord les personnes âgées. Il est vrai que la plupart des décès dus à des coronavirus concernent ce groupe d’âge et que les personnes âgées sont celles qui souffrent le plus de ce virus.

Cependant, nous devons garder à l’esprit que ce groupe d’âge est précisément celui le plus à risque de voir d’autres virus réactivés.

C’est pourquoi il faut peser les risques et les avantages avec beaucoup de précautions.

Le Dr. Xiaoxu Sean Lin est professeur adjoint au département des sciences biomédicales du Feitian College – Middletown NY. Le Dr Lin est également un analyste et commentateur fréquent pour Epoch Media Group, VOA et RFA. Le Dr Lin est un vétéran qui a servi en tant que microbiologiste de l’armée américaine. Il est également membre du Committee of Present Danger: China.

Jacky Mingjia Guan vit en Suisse et couvre un large éventail de sujets.

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