La réputation du CIO se dégrade avec les Jeux olympiques de Pékin

17 décembre 2021 Mis à jour: 17 décembre 2021
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Le Comité international olympique (CIO) est-il une marionnette, comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a été achetée et payée par Pékin ?

Il semblerait que ce soit le cas.

Mais comment cela pourrait-il être ?

Les principes fondateurs du CIO

Après tout, les valeurs fondamentales de la Charte olympique demandent le « respect des principes éthiques universels ». Cet objectif premier est soutenu par le deuxième principe du CIO, qui est la « préservation de la dignité humaine ».

Cela semble assez noble et décent, n’est-ce pas ?

De plus, la position officielle du CIO est qu’il s’agit uniquement d’un organisme sportif qui ne se mêle pas de politique.

Mais est-ce possible avec la Chine ?

En Chine, la politique du Parti communiste chinois (PCC) est opposée aux principes éthiques humains et, dans de nombreux cas, à la survie même de l’homme. Bien sûr, de nombreux régimes maltraitent leur population de manière atroce pour atteindre leurs objectifs politiques et assurer leur survie. Ce n’est pas une exagération, c’est un fait.

Le CIO a un passé trouble

Au mieux, le CIO a un passé trouble dans sa façon de traiter les gouvernements oppressifs.

Il n’a eu aucun problème, par exemple, à interdire à l’Afrique du Sud de l’époque de l’apartheid de participer aux Jeux olympiques à partir de 1964 jusqu’à 1992. Il était entendu que certains pays, en raison de la façon dont ils traitent leur population, ne méritent pas la reconnaissance internationale ni l’approbation et le privilège d’accueillir les JO.

Cela nous amène au cas de la Chine communiste. Pourquoi le plus grand État carcéral de la planète devrait-il bénéficier d’un tel honneur ?

Le PCC est en effet un parti cruel et inhumain qui détient un pouvoir immense et pratiquement incontesté en Chine. Il emprisonne ses citoyens par millions, les utilise comme esclaves et, pire encore, les torture, les viole, les assassine et les utilise comme des banques d’organes vivants pour effectuer des prélèvements forcés. Aucun pays sur Terre ne peut rivaliser avec l’État-parti chinois dans ces domaines.

Et pourtant, en autorisant les responsables du régime chinois à accueillir à Pékin les prochains JO d’hiver de 2022 (pour la deuxième fois, après les Jeux d’été tenus à Pékin en 2008), le CIO approuve sans réserve toutes ces horribles violations des droits de l’homme commises à l’encontre du peuple chinois.

On peut alors se demander où et quand le « respect des principes éthiques universels » et la « préservation de la dignité humaine » du CIO entrent-ils en jeu ?

Comment s’appliquent-ils ?

Sûrement pas aujourd’hui. Et sûrement pas en Chine.

Aider le PCC à cacher ses méfaits

Comme la championne de tennis chinoise Peng Shuai pourrait vous le dire – si on la trouvait – les préoccupations du CIO en matière de dignité humaine et de principes éthiques universels ne s’appliquent pas vraiment aux personnes réelles, du moins pas à celles qui vivent en Chine. Peng Shuai, vous vous en souvenez peut-être, a accusé un ancien haut responsable du PCC d’agression sexuelle. Quelques jours plus tard, elle était introuvable.

Le CIO et son président, Thomas Bach, n’ont eu aucun scrupule à soutenir les efforts des médias d’État chinois pour rassurer le monde entier et l’Association mondiale de tennis que Peng était « saine et sauve ». La collaboration de M. Bach avec les responsables chinois dans l’organisation de son entretien vidéo avec Peng – un entretien soigneusement arrangé pour montrer à quel point Peng était bien traitée – était aussi basse que visible.

Le fait que le CIO n’ait pas condamné le régime de Pékin pour ses atrocités continues – y compris la disparition de Peng – n’est pas étonnant si l’on tient compte de l’admiration mutuelle du CIO et du PCC qui remonte au moins à plusieurs années.

En 2015, Thomas Bach a conclu un accord d’un milliard de dollars avec Alibaba, le leader du marché chinois du commerce électronique. « La Chine et le CIO entretiennent d’excellentes relations et une forte coopération à de nombreux niveaux différents », a-t-il déclaré à l’époque.

À de nombreux niveaux différents, en effet. Il convient de noter que l’entente entre le CIO et le régime chinois n’est pas sans précédent. En fait, l’exemple sud-africain mentionné plus haut est, peut-être, plus une exception que la règle.

L’histoire de soutien du CIO aux régimes despotiques

Le CIO n’a eu aucun problème à autoriser l’Union soviétique à accueillir les Jeux d’été de 1980, alors même que la Russie et son empire soviétique étaient responsables de l’oppression de millions de personnes en Europe de l’Est et que l’armée soviétique venait d’envahir l’Afghanistan.

Il y a aussi les Jeux olympiques de Berlin de 1936, tenus en Allemagne nazie. Si l’Allemagne nazie peut accueillir les JO, alors pourquoi pas la Russie soviétique ou la Chine communiste ?

Le meilleur CIO que l’argent peut acheter

En fait, on pourrait même penser que la validation de régimes qui rabaissent leurs citoyens, détruisent des vies et refusent la liberté et la décence humaine à des centaines de millions de personnes est le véritable principe du CIO, ainsi que sa stratégie commerciale.

On pourrait également supposer que M. Bach est le meilleur dirigeant du CIO que l’argent chinois peut acheter.

Malheureusement, le CIO a montré au monde entier qu’il n’est rien d’autre qu’un office qui accepte que l’aveuglement moral volontaire soit payé par l’argent taché de sang, et par beaucoup d’argent.

James Gorrie est un écrivain et un conférencier basé en Californie du Sud. Il est l’auteur de The China Crisis.


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Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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