Remplacer la logique par les émotions : un outil de manipulation par les médias

Le scientifique soviétique Ivan Pavlov a découvert qu’il est possible de conditionner les chiens à avoir des réflexes inconscients aux stimuli programmés. Dans son expérience la plus connue, il a conditionné un chien à saliver au son d’une cloche lui annonçant une récompense en nourriture.

Ce qui est moins connu au sujet de ses expériences, c’est le fait qu’elles ont été utilisées par l’Union soviétique et les régimes socialistes que l’URSS a créés. Ceci dans le but d’entraîner leurs propres citoyens à réagir aux stimuli et au lavage de cerveau de la même manière qu’un animal entraîné par un être humain.

En octobre 1919, Pavlov a reçu la visite du dirigeant soviétique Vladimir Lénine qui était en train de renforcer son contrôle sur le pays. Selon le livre biographique Les Nuits Blanches de Boris Sokoloff, écrivain et docteur en médecine et en philosophie russe, Lénine croyait « qu’en conditionnant ses réflexes, l’homme peut être standardisé, être amené à penser et à agir selon le modèle requis ».

Boris Sokoloff a précisé qu’à la place de l’individualisme, Lénine a déclaré qu’il voulait « que les masses de la Russie suivent le modèle communiste de pensée et de façon d’agir ».

Pour les dirigeants socialistes, la mise en pratique des conclusions de Pavlov consiste à amener les gens à associer des récompenses ou des punitions à différents déclencheurs émotionnels. Ces dirigeants peuvent ensuite utiliser les déclencheurs pour atteindre leurs objectifs politiques. L’idée de base est simple : amener les gens à ne plus penser rationnellement mais, à la place, réagir de manière conditionnée et avec des émotions prédéfinies à des questions importantes.

La mémoire émotionnelle

Ce type de mémoire émotionnelle provoquant des vives réactions est aujourd’hui au cœur des tactiques de propagande souvent utilisées par les médias traditionnels. Il s’agit notamment de toute une gamme de « fausses nouvelles », de méthodes de « nouveau journalisme » qui guident les gens à travers des situations simulées, et de « propagande d’agitation » visant à inciter les masses à soutenir certains agendas politiques.

Les exemples sont nombreux même si on ne prend que le cas des États-Unis. Ces exemples y vont de faux crimes haineux comme ceux de l’actrice Jussie Smollett ou de l’étudiant Nick Sandmann, à de fausses accusations comme celles contre le juge Brett Kavanaugh de la Cour suprême américaine.

Pour faire ressortir et canaliser les émotions liées à l’idée de la « séparation familiale » qui a dominé pendant un certain temps la couverture médiatique de l’immigration illégale américaine, les principaux médias ont utilisé l’image d’une fillette de 2 ans en larmes qui avait été amenée illégalement aux États-Unis par sa mère. Le magazine Time a même affiché sur sa couverture une image modifiée de cette fillette en larmes qui portait son regard sur Donald Trump.

Cependant, le texte accompagnant cette image était complètement faux. Il s’est avéré que la mère et la fillette n’ont jamais été séparées et que la mère avait kidnappé la fillette à son père.

Un autre outil utilisé pour canaliser les émotions liées à l’idée de la « séparation familiale » a été l’image des « enfants en cage ». Les photos d’enfants latino-américains dans des cages sont devenues virales, mais elles se sont révélées provenir d’une mise en scène réalisée dans le cadre d’une manifestation contre la loi sur l’immigration.

L’idée principale derrière tout cela consistait à montrer que « Trump sépare les familles ». Pourtant, cette idée était également fausse. La « politique de séparation familiale » était celle de l’administration Obama, tandis que Trump a déclaré le 9 avril dernier qu’il ne renouvellerait pas la politique de son prédécesseur à la présidence américaine.

Il est important de noter que les faits réels n’ont pas d’importance lorsqu’on conditionne les gens à réagir aux stimuli politiques. Ce qui compte, c’est la mémoire émotionnelle.

Différents moyens sont utilisés comme outils pour agiter les émotions des gens. Les manipulateurs sournois des médias de « fausses nouvelles » font en sorte de lier les réactions émotionnelles des gens à certains symboles, que les médias attribues ensuite à telle ou telle politique. Ainsi, les « enfants en cage » deviennent des symboles de la politique d’immigration, tandis que les casquettes avec le slogan « Rendre sa grandeur à l’Amérique » portées par l’étudiant Sandmann et ses camarades de classe deviennent des symboles du « nationalisme blanc ».

Les symboles de sens

La perception ne se forme pas seulement par la logique et l’information. Elle est aussi formée par l’expérience et des histoires qui provoquent des sentiments plus profonds. Inconsciemment, les gens interprètent la réalité comme une série de symboles qui déclenchent diverses émotions, souvenirs et notions.

Selon le « cycle de sens » utilisé dans les études sur la symbologie, on pense que les gens ne perçoivent pas la réalité directement, mais à travers une série de symboles auxquels ils ont attaché un sens. On pense également qu’un « chaman » peut intervenir dans la formation de ces perceptions.

Par exemple, quelqu’un peut voir sa mère et éprouver des sentiments d’amour hérités de son enfance. Il en va de même pour les objets en tant que symboles – si quelqu’un voyait un crucifix sans connaître l’histoire de Jésus, ce crucifix serait simplement perçu comme deux lignes qui s’entrecroisent. Cependant, une personne qui connaît l’histoire de Jésus le percevrait comme un symbole de salut.

Les mêmes concepts s’appliquent à nos perceptions de l’histoire et du patriotisme, de la famille et des relations ainsi qu’à notre vision de la politique et des questions sociales.

Il y a beaucoup de groupes et de mouvements qui cherchent à modifier les perceptions humaines. Le but de la guerre psychologique est de modifier la façon dont les gens interprètent la réalité. Le mot clé est « l’interprétation ». On n’a pas nécessairement besoin de modifier l’information elle-même – juste la façon dont l’information est perçue.

La guerre psychologique

Cette méthode de manipulation est ouvertement utilisée dans la stratégie militaire de guerre psychologique. Les méthodes de cette guerre sont bien présentes dans la doctrine des « Trois guerres » du régime chinois ou dans les tactiques de « nouveau journalisme » utilisées actuellement par les médias traditionnels.

On peut diviser la guerre psychologique en trois moyens principaux : la désinformation, la fausse information et la propagande.

La désinformation peut prendre plusieurs formes. Il peut s’agir de la création des « villages Potemkine » ou de l’utilisation d’événements mis en scène, de la fabrication de faux témoignages ou de fausses conclusions tirées des  vraies informations.

La fausse information consiste tout simplement à rapporter de fausses nouvelles. Cela peut être utilisé de manière stratégique pour semer le chaos et la confusion. La fausse information peut être utilisée, par exemple, pour embrouiller ceux qui, autrement, seraient sur la bonne voie dans leur recherche. L’idée est de faire en sorte que les gens se demandent ce qui est vrai et ce qui est faux – et commencent à douter des informations vraies, surtout si elles sont difficiles à accepter.

La propagande, quant à elle, n’a pas besoin d’être vraie ou fausse. Son but est de susciter une réponse émotionnelle.

On peut voir que tous ces moyens sont utilisés aujourd’hui par des mouvements qui défendent différents aspects des idées  « socialistes » ainsi que par les médias traditionnels. Le résultat de leurs efforts communs est le fait que beaucoup de gens sont incapables de penser rationnellement. À la place, ils  réagissent aux manifestations superficielles des événements de façon qui correspond aux intérêts de certains groupes.

De nombreux médias commencent par évoquer un « problème ». Les journalistes élaborent par la suite une stratégie permettant de relier leurs reportages à ce problème. Ensuite, ils interviewent des gens avec des questions suggestives, choisissent soigneusement des données qui les arrangent ou, parfois, inventent tout simplement des choses pour écrire un reportage qui correspond à leur histoire inventée.

Tout comme le chien de Pavlov qui a appris à associer le son d’une cloche à la récompense en nourriture, les pauvres victimes du conditionnement politique subissent un lavage de cerveau visant à modifier leur perception des symboles. Ils sont conditionnés à associer leurs vives réactions émotionelles à des objectifs politiques ciblées sournoisement par les autres.

Joshua Philipp

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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