Pyrénées-Atlantiques : onze vaches retrouvées mortes de froid en haute montagne

13 décembre 2019 Mis à jour: 13 décembre 2019
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Les bovins ont été découverts dans un enclos situé au niveau du col d’Iseye, à environ 1700 mètres d’altitude.

Les faits remontent au 26 novembre. Ce jour-là, onze vaches sont retrouvées mortes de froid sur la commune dans un enclos de la cabane d’Escurrets, dans le secteur du col d’Iseye, à environ 1700 mètres d’altitude, sur la commune d’Accous.

L’association de protection des animaux Animal Cross accuse un éleveur basque d’avoir laissé son troupeau dans une estive « par pure négligence », alors que des chutes de neige étaient annoncées.

Selon l’association, la municipalité d’Accous a tenté de secourir les bovins en leur apportant du foin et en essayant de les faire redescendre dans la vallée par hélicoptère. L’une des vaches serait morte pendant le transport.

Une information confirmée par Paule Berges, maire du village d’Accous, qui a toutefois refusé de s’exprimer sur le sujet.

D’après Sud Ouest, le reste du troupeau, composé d’une trentaine de vaches, « a disparu dans la nature ».

L’une d’entre elles aurait toutefois été aperçue quelques jours plus tard dans le secteur limitrophe de Cujalate, dans la vallée d’Ossau.

« Ce sont malheureusement des choses qui peuvent arriver »

L’association Animal Cross veut désormais savoir où est passé le reste du troupeau et compte déposer plainte pour abandon.

Elle souligne notamment que « ces chutes de neige ont été annoncées bien à l’avance » et insiste sur le fait qu’« aucun autre éleveur n’a laissé son bétail se faire surprendre dans la commune ».

Le 11 décembre, le sous-préfet d’Oloron a tenu une réunion à ce sujet avec les éleveurs de la vallée. La gendarmerie s’est rendue sur place afin de procéder à des constatations.

Pour les associations d’éleveurs, il n’est pas envisageable que l’éleveur ait volontairement laissé ses vaches mourir de froid.

« Évidemment, cela nous affecte énormément. Personnellement, je ne connais pas exactement les raisons qui ont fait que cet éleveur n’a pas pu rentrer ses bêtes mais je sais qu’il a tenté de le faire plusieurs fois avant les grands froids, sans y parvenir. Ce sont malheureusement des choses qui peuvent arriver. Nous sommes en montagne avec des conditions climatiques qui changent rapidement. Ça n’en reste pas moins atroce. Mais on ne peut pas dire que cela est volontaire. Ce troupeau est le gagne-pain de l’éleveur », conclut Olivier Maurin – porte-parole des éleveurs transhumants – dans les colonnes de Sud Ouest.

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