Pouvoir d’achat : après des députés, des sénateurs socialistes saisissent le Conseil constitutionnel

8 août 2022 Mis à jour: 8 août 2022
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Après des députés de la Nupes, plus de 60 sénateurs socialistes ont saisi lundi 8 août le Conseil constitutionnel sur les articles 39, 40 et 41 du projet de loi pouvoir d’achat, qui relèvent le prix régulé de l’électricité nucléaire.

Ils estiment dans un communiqué que ces articles « portent atteinte de façon conjointe au droit de l’Union européenne, à la liberté d’entreprendre et aux exigences constitutionnelles en matière de loi de validation ».

Lors de l’examen du texte, les députés avaient approuvé, contre l’avis du gouvernement, le relèvement du prix régulé auquel EDF est obligé de revendre une part de son électricité nucléaire à ses concurrents, passant de 42 euros actuellement à « au moins 49,5 euros » par mégawattheure (MWh) à compter du 1er janvier 2023.

Cette obligation, connue sous le nom d’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), a été imposée à EDF depuis 2011 dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité.

Les sénateurs pointent que « la fixation de ce nouveau prix n’a nullement pris en compte les conditions économiques de production d’électricité », comme l’exigeait en 2019 une précédente décision du Conseil constitutionnel. Or, les élus observent que « la capacité productive est moindre aujourd’hui » en raison de « l’arrêt de certains réacteurs ».

Vendredi, des députés de l’alliance de gauche Nupes avaient aussi déposé des recours auprès du Conseil constitutionnel contre les deux textes sur le pouvoir d’achat, dénonçant des mesures contraires à « plusieurs principes » et « valeurs » constitutionnels.

Le premier recours porté par l’intergroupe de la Nupes épingle « la monétisation des jours de récupération du temps de travail (RTT) » et la« suppression de la redevance audiovisuelle ».

Le deuxième, à l’initiative des seuls groupes LFI et EELV concerne le volet énergie du projet de loi pouvoir d’achat, estimant qu’il porte atteinte « à l’objectif à valeur constitutionnelle de protection de l’environnement, patrimoine commun des êtres humains, découlant de la Charte de l’environnement de 2004 », intégrée depuis 2005 dans le préambule de la Constitution.

Le Conseil constitutionnel dispose d’un mois pour statuer sur ces recours.

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