Pologne/Bélarus : les migrants vont « rester plus longtemps », selon les garde-frontières polonais

12 novembre 2021 Mis à jour: 13 novembre 2021
FONT BFONT SText size

Les garde-frontières polonais ont estimé vendredi qu’il restait actuellement entre 3.000 et 4.000 migrants et réfugiés du côté bélarusse de la frontière et que d’autres continuaient à y arriver chaque jour. 

Leur plus grand campement, qui compte plus de 1.000 personnes, se trouve en face de la ville polonaise de Kuznica.

« L’ampleur du problème ne diminue pas », a déclaré Katarzyna Zdanowicz, la porte-parole des garde-frontières de la région orientale de Podlasie.

Selon elle, les forces bélarusses approvisionnent les camps de migrants en bois et en eau.

« Nous pouvons voir qu’ils se préparent à un séjour plus long », en a-t-elle conclu.

Les forces bélarusses acheminent les migrants à la frontière

Mme Zdanowicz a affirmé qu’un groupe « très agressif » d’une centaine de migrants avait tenté de franchir la frontière jeudi.

« Ils ont jeté des pierres et des morceaux de bois sur la barrière et sur la police. Nous avons réussi à les freiner », a-t-elle assuré.

Selon la porte-parole, les forces bélarusses acheminent les migrants à la frontière et les surveillent. Elles tentent aussi de perturber le travail des garde-frontières polonais, notamment à l’aide de lasers.

L’Union européenne accuse le régime bélarusse d’orchestrer la crise des migrants pour se venger des sanctions de l’UE.


Les organisations caritatives d’aide aux migrants

Les organisations caritatives d’aide aux migrants ont vivement critiqué le Bélarus, mais aussi la position intransigeante des autorités polonaises, appelant à une réponse plus humanitaire.

Interrogée sur les migrants refoulés vers le Bélarus, Mme Zdanowicz a déclaré que depuis le début d’octobre, 1.122 ont été ainsi renvoyés, depuis l’entrée en vigueur d’une loi légalisant cette procédure controversée.

Selon elle, les migrants renvoyés « reçoivent une assistance médicale, s’ils en ont besoin, ainsi que des vêtements, de la nourriture et des couvertures ».

Les autorités polonaises ont interdit aux journalistes et aux organisations caritatives de se rendre dans la zone jouxtant immédiatement la frontière, en vertu des règles de l’état d’urgence qu’elles y ont proclamé.


Rejoignez-nous sur Télégram pour des informations libres et non censurées :
👉 t.me/Epochtimesfrance

Soutenez Epoch Times à partir de 1€

Comment pouvez-vous nous aider à vous tenir informés ?

Epoch Times est un média libre et indépendant, ne recevant aucune aide publique et n’appartenant à aucun parti politique ou groupe financier. Depuis notre création, nous faisons face à des attaques répétées pour faire taire nos informations. C'est pourquoi, nous comptons sur votre soutien pour défendre notre journalisme indépendant et pour continuer, grâce à vous, à faire connaître la vérité.

Recommandé