Pleurons pour les âmes des pratiquants du Falun Gong et celles des autres groupes minoritaires persécutés en Chine

Une justice retardée est une justice refusée
20 juillet 2022 Mis à jour: 20 juillet 2022
FONT BFONT SText size

Le Parti communiste chinois (PCC) s’est enhardi devant l’absence de réaction sérieuse du monde face à ses crimes contre l’humanité.

Regardons les choses en face : le PCC s’est rendu coupable de crimes contre l’humanité depuis sa création, et plus particulièrement depuis qu’il a pris le contrôle de la Chine sous la menace des armes en 1949. Les estimations varient, mais pas moins de 80 millions de personnes auraient été torturées et tuées par le PCC depuis la fondation du Parti en 1921. Les minorités et les groupes religieux chinois ont été les plus durement touchés par la fureur du PCC : les Tibétains, les Ouïghours, les chrétiens, les musulmans et les pratiquants de Falun Gong ont été persécutés sans relâche au fil des années.

À titre d’exemple, examinons la persécution et le génocide perpétrés par les voyous du PCC contre le Falun Gong.

Contexte

Ce 20 juillet marque le 23e anniversaire de la persécution du Falun Gong par le PCC.

Le Falun Gong (également appelé Falun Dafa) est une pratique spirituelle qui repose sur trois principes de base : la vérité, la compassion et la tolérance. Issus des traditions bouddhistes, les pratiquants du Falun Gong sont pacifiques et non violents par essence et dans les faits.

Fondée en 1992 par Li Hongzhi, le Centre d’information sur le Falun Dafa présente cette pratique comme une combinaison de « méditation et d’exercices doux (similaires au yoga ou au tai‑chi) avec une philosophie de la morale centrée sur les principes de Vérité, Compassion et Tolérance (ou en chinois, Zhen 真, Shan 善, Ren 忍) », qui « représente un lien direct et authentique avec la véritable culture traditionnelle chinoise ».

Cette photo d’archive montre des pratiquants de Falun Gong en train de pratiquer des exercices de méditation à Guangzhou, en Chine, avant le début de la persécution en juillet 1999. (Avec l’aimable autorisation de Minghui.org)

Les trois principes du Falun Gong sont un anathème pour le PCC, qui prône la tromperie, le mensonge, l’intolérance et la violence contre les dissidents comme les caractéristiques les plus prisées par les communistes chinois afin de maintenir leur contrôle brutal sur les citoyens chinois, en particulier les « minorités défavorisées ».

Au milieu des années 1990, le nombre de pratiquants de Falun Gong avait atteint 70 à 100 millions, selon les données officielles. La diffusion continue des principes du Falun Gong auprès du peuple chinois a été considérée comme une menace intérieure directe – et croissante – pour le PCC dans sa quête incessante de légitimité, car le PCC ne pouvait pas coopter les pratiquants du Falun Gong. Ils sont restés fidèles à leurs trois principes.

Par conséquent, la persécution des pratiquants de Falun Gong par le PCC a été initiée par le dirigeant chinois de l’époque, Jiang Zemin, le 20 juillet 1999, lorsque les pratiquants ont été publiquement déclarés comme étant une « menace pour le gouvernement ». Selon Minghui, un site Internet basé aux États‑Unis qui relate la campagne du PCC contre cette discipline, « sous la direction personnelle de Jiang, le PCC a créé le Bureau 610, une organisation de sécurité extralégale qui a le pouvoir de passer outre les systèmes policier et judiciaire et dont la seule fonction est de mener à bien la persécution du Falun Dafa ».

Incapable d’éradiquer complètement cette pratique, le PCC a intensifié la persécution au cours des 23 dernières années, passant des détentions illimitées aux efforts de rééducation forcée, à des tortures physiques et psychologiques plus agressives et aux prélèvements forcés d’organes sur les pratiquants de Falun Gong.

Prélèvements d’organes

La vente d’organes humains est devenue une source importante de revenus pour le parti communiste.

En mars 2020, le China Tribunal a publié un « jugement complet » fruit de son enquête indépendante sur les prélèvements forcés d’organes effectués auprès de prisonniers de conscience et d’autres détenus de Chine, ainsi que sur la perpétration d’autres actes odieux sur des citoyens chinois.

Du jugement :

« Des milliers d’innocents ont été tués afin que leur corps […] soient découpés de leur vivant pour que leurs reins, leur foie, leur cœur, leurs poumons, leur cornée et leur peau soient prélevés et transformés en marchandises à vendre. »

« Ces innocents ont été tués par des médecins parce qu’ils croyaient, notamment, aux principes de vérité, compassion et tolérance. Ils menaient une vie saine, pratiquaient des exercices physiques et méditaient. Leur mode de vie a été jugé dangereux au regard des intérêts et des objectifs du régime totalitaire chinois. »

« Les témoins qui ont comparu devant le Tribunal et qui se sont identifiés comme pratiquants de Falun Gong alors qu’ils vivaient en République populaire de Chine (RPC), ont été soit détenus et/ou arrêtés par les autorités chargées de l’application des lois en RPC, et/ou condamnés par un tribunal en RPC, pour avoir pratiqué le Falun Gong. Ils ont tous déclaré avoir été torturés pendant leur incarcération. »

« Le Tribunal est également convaincu, au‑delà de tout doute raisonnable, qu’un ou plusieurs des actes suivants ont été commis à l’encontre des pratiquants de Falun Gong et des Ouïghours en RPC : meurtre ; extermination ; emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des règles fondamentales du droit international ; torture ; viol ou toute autre forme de violence sexuelle d’une gravité comparable ; persécution pour des motifs raciaux, nationaux, ethniques, culturels ou religieux universellement reconnus comme inadmissibles en droit international ; et disparition imposée. »

Sir Geoffrey Nice QC, président du China Tribunal sur les prélèvements forcés d’organes lors de la première journée d’audiences publiques, à Londres, au Royaume-Uni, le 8 décembre 2018. (Justin Palmer)

Des histoires personnelles déchirantes et horribles et des preuves de torture ont été documentées lors du procès ainsi que dans des articles récents publiés par Minghui.org, ici et ici.

Réponse internationale

La réaction internationale à la persécution – et au génocide selon la plupart des définitions – du Falun Gong a été discrète, mais s’est amplifiée ces dernières années. Les organisations internationales ont condamné les actes. Certains gouvernements sont intervenus en multipliant proclamations, décisions et « mots forts ».

Par exemple, le département d’État américain a condamné les incarcérations de pratiquants de Falun Gong qui ont eu lieu peu de temps avant le début des Jeux olympiques d’hiver de 2022, comme indiqué ici. Le département d’État a également publié en mars 2021 son rapport annuel sur les pratiques en matière de droits de l’homme, qui détaille les atrocités commises par le PCC à l’encontre des pratiquants de Falun Gong et d’autres groupes minoritaires chinois.

Selon le Centre d’information sur le Falun Dafa d’Australie, « lors de la célébration de la Journée mondiale du Falun Dafa qui a eu lieu en mai [2022], les associations de Falun Dafa à travers les États‑Unis ont reçu de nombreuses lettres de proclamation des responsables de leur État, de leur comté et de leur ville, exprimant leur admiration pour les efforts pacifiques déployés par les pratiquants pour résister à la persécution ».

Tout cela est bien beau, mais où sont les sanctions et autres actions radicales qui devraient être dirigées contre le PCC ? Pas d’embargos commerciaux, pas de confrontations entre dirigeants nationaux, rien de substantiel qui puisse perturber la robuste économie d’exportation chinoise afin d’infliger au PCC de réelles sanctions pour ses crimes contre l’humanité.

Réflexions finales

Une justice retardée est une justice refusée. Les âmes des victimes chinoises réclament une réponse internationale forte à la persécution et au génocide des minorités et des groupes religieux tels que le Falun Gong.

Combien de vies auraient pu être sauvées si une réponse forte avait été apportée dès le début de la persécution du Falun Gong par le PCC ? Et combien de Chinois appartenant à d’autres groupes minoritaires tels que les Tibétains et les Ouïghours auraient pu être sauvés si des actions internationales énergiques et coordonnées avaient été menées ?

Il semble qu’il n’y ait pas de fin en vue parce que les sociétés multinationales et autres sont trop occupées à gagner de l’argent en Chine communiste pour prêter attention aux atrocités permanentes perpétrées par le PCC. C’est une honte.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

Soutenez Epoch Times à partir de 1€

Comment pouvez-vous nous aider à vous tenir informés ?

Epoch Times est un média libre et indépendant, ne recevant aucune aide de l’État et n’appartenant à aucun groupe politique ou financier. Depuis le jour de notre création, nous faisons face à des attaques systématiques pour faire taire la vérité, notamment de la part du parti communiste chinois. C'est pourquoi nous comptons sur votre générosité pour défendre un journalisme indépendant, honnête et en bonne santé. Ensemble, nous pouvons continuer à faire connaître la vérité.

Recommandé