Pas-de-Calais : une femme extraite de sa voiture de force par la police et un huissier venu saisir le véhicule

11 avril 2022 Mis à jour: 11 avril 2022
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Ce lundi 4 avril au matin, une habitante de Carvin (Pas-de-Calais) s’est retrouvée face à l’huissier, venu lui saisir sa voiture pour une dette concernant son ex-mari. La femme, au volant de son véhicule, a refusé d’en sortir mais a finalement été délogée de force par les policiers.

Ce lundi 4 avril, une vidéo a été largement relayée sur les réseaux sociaux. On peut y voir une femme, Myriam Michalak, refusant de sortir de sa voiture alors qu’un huissier tente de la saisir. La scène s’est déroulée dans la rue Joseph-Legrand à Carvin. Elle a été filmée par de nombreux riverains dont Élise, la fille de Myriam âgée de 19 ans, rapporte La Voix du Nord.

« Exténuée », la mère de famille est finalement sortie de sa voiture

C’est un peu après 8 heures ce 4 avril qu’un huissier s’est présenté au domicile de Myriam Michalak, accompagné de deux témoins. Il lui a annoncé vouloir sa voiture et sa carte grise, sans l’avoir averti au préalable. Mais la secrétaire médicale au CHR de Lille âgée de 51 ans, qui doit se rendre à son travail, a décidé de passer outre. Elle a donc pris ses clés puis est montée dans son Opel Astra. Cependant, elle n’a pas pu quitter les lieux, empêchée par la voiture de l’huissier qui lui bloquait le passage. Elle s’est alors enfermée dans sa voiture dont elle en est sortie beaucoup plus tard.

Peu de temps après l’arrivée de l’huissier et de ses deux témoins, une dépanneuse ainsi que des policiers et des agents de la mairie se sont également rendus sur place. À un moment, l’huissier est parvenu à entrer dans la voiture de la Carvinoise, côté passager, la sommant d’en sortir. « Exténuée », Myriam a finalement obtempéré, vers 10 heures du matin, précise La Voix du Nord. Sa voiture a ensuite été emmenée à la fourrière.

« Ces dettes, ce ne sont pas les miennes »

De nombreux riverains ont filmé la scène, qui a ensuite été diffusée sur les réseaux sociaux. On peut les entendre s’indigner et prier les forces de l’ordre de laisser la quinquagénaire tranquille. Élise a indiqué avoir « reçu énormément de messages de soutien ». Par ailleurs, même s’il n’y a pas eu violences physiques, l’événement a cependant suscité l’indignation de nombreux internautes, d’autant plus que la visite de l’huissier était liée à une dette due par l’ex-mari de la Carvinoise, l’entreprise de ce dernier ayant été liquidée quelques années auparavant.

Mais l’ex-mari de Myriam, qui changeait sans cesse d’adresses et ne relevait pas ses courriers, restait introuvable pour ses créanciers, raison pour laquelle ceux-ci s’étaient tournés vers Myriam, bien qu’elle ait divorcé en 2013. « Ces dettes, ce ne sont pas les miennes », s’est insurgée Myriam, qui verse néanmoins 50 € par mois pour cette affaire. Mais « ils ont trouvé que ça n’allait pas assez vite », a-t-elle ajouté, soulignant qu’il n’était pas question pour elle d’accepter le dossier de surendettement qui lui a été proposé.

Après cette intervention mouvementée, Myriam a été examinée par un médecin légiste et a eu droit à plusieurs jours d’ITT (incapacité totale de travail). La mère de famille et sa fille sont allées porter plainte contre l’huissier pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ». Myriam dit l’avoir fait « en pensant aux femmes seules qui subissent ce genre de situation ». Ni l’huissier, tenu au secret professionnel, ni la police nationale, n’ont communiqué sur ce sujet. L’IGPN s’est saisi du dossier, après qu’un signalement a été fait par la famille concernée.

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