Paris : le Conseil de Paris a entériné la fermeture du marché aux oiseaux sur l’île de la Cité

3 février 2021 Mis à jour: 5 février 2021
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L’association de défense des animaux dénonçait un « vestige d’un autre temps ».

Les perruches en cage sur l’île de la Cité le dimanche c’est fini. Mercredi 3 février, le Conseil de Paris a entériné la fermeture du marché aux oiseaux parisien, invoquant des « dysfonctionnements » et répondant aux demandes des défenseurs des animaux qui dénonçaient un « vestige d’un autre temps ».

« Il a été constaté depuis plusieurs années » que ce marché, situé place Louis Lépine près du célèbre marché aux fleurs, « était devenu l’épicentre d’un trafic d’oiseaux en Ile-de-France », a assuré Christophe Najdovski, maire adjoint de Paris chargé de la condition animale, lors des débats. « Or, malgré un certain nombre d’actions menées, ces trafics perdurent aujourd’hui ».

Les conditions de présentation des oiseaux sont « inacceptables au regard des conditions de bien-être des animaux requises aujourd’hui », a-t-il ajouté. « C’est pourquoi nous nous engageons à modifier le règlement afin d’interdire la vente d’oiseaux et d’autres animaux à l’occasion de la rénovation » du marché aux fleurs annexe.

Les commerçants concernés seront accompagnés dans la période transitoire au cours de laquelle les opérations de contrôle seront renforcées. Selon le maire de Paris centre, Ariel Weil, sur les douze commerçants restants, « dix vendent encore des oiseaux, voire des petits animaux ou d’autres produits ».

Victoire pour les défenseurs des animaux

L’association de défense des animaux, PAZ (Paris Animaux Zoopolis) avait lancé une pétition début janvier pour demander la fermeture du site, qui a recueilli plus de 2400 signatures. « Emprisonner des oiseaux est cruel et archaïque », soulignait alors l’association. « En amont du marché aux oiseaux, c’est l’élevage et dans certains cas la capture illégale qui sont encouragés ».

En 2013, une enquête de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) avait débouché sur l’interpellation de sept personnes sur le marché et à la saisie de 46 chardonnerets, très prisés pour la qualité de leur chant et dont le prix pouvait atteindre 150 euros.

 

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