Comment Paris et Notre-Dame ont survécu aux ravages du socialisme

Le monde entier regardait, le 15 avril, l’incendie de la cathédrale Notre-Dame. Tout s’est passé très lentement, à commencer par une simple étincelle qui semblait facile à éteindre, mais qui s’intensifia jusqu’à ce que l’incendie envahisse tout le toit et que son clocher ne s’effondre.

Bien que les dégâts n’aient pas été aussi dévastateurs qu’ils auraient pu l’être, et que les gens se soient réunis pour financer les réparations, ce moment où un symbole de la civilisation occidentale a brûlé sous les yeux du monde est quelque chose que beaucoup n’oublieront pas de sitôt.

Notre Dame est le cœur de Paris. Une série de temples et d’églises y ont été construits à partir du IVe siècle, sous l’Empire romain. La Cathédrale, dans sa forme actuelle, a été achevée en 1260 suite à plus de 100 ans de construction.

C’est un vestige de l’histoire, un lieu qui a été témoin du développement de la civilisation occidentale telle que nous la connaissons.

La cathédrale Notre-Dame est aussi un lieu historique qui a survécu à la violence engendrée par des « nouveaux mouvements » – incluant la Révolution française, divers soulèvements socialistes et la Commune de Paris de 1871, lorsque le communisme a pour la première fois pris le pouvoir – et qui ont cherché à anéantir l’histoire, la religion et la culture traditionnelle.

La guerre contre la foi

En 1789, un changement s’est produit en Europe à la suite de la Révolution française. Les gens croyant à la nouvelle ère des « Lumières » estimaient qu’ils pourraient se débarrasser de toutes les choses de l’ « ancien monde » et créer, à la « nouvelle ère », quelque chose de meilleur.

Ce mouvement de la « Raison » a amené au Règne de la Terreur, qui voyait dans la guillotine un moyen approprié pour mettre fin à la vie de 18 000 à 40 000 personnes, après la décapitation du roi et de la reine.

Une frénésie s’empara alors du cœur des hommes, les poussant à vouloir non seulement abandonner le passé, mais le détruire complètement – sa forme et son esprit. Les dirigeants de la Révolution française ont mis en place leur nouveau « culte de la Raison » basé sur l’athéisme, devenu première religion d’État.

Une esquisse de 1793 montre une belle femme représentant la « déesse de la Raison » lors de la Fête de la Raison célébrée pendant la Révolution française. (Domaine public)

Notre-Dame faisait partie de leurs cibles de destruction. Ils y ont saisi 28 statues en pierre, représentant les rois de Juda, et les ont décapitées. Ils ont habillé des animaux d’élevage avec des vêtements de prêtres et placé des prostituées représentant la « Déesse de la Raison » à la tête des églises. La Cathédrale de Notre-Dame elle-même a été transformée en un lieu de débauche.

Lorsque Napoléon Bonaparte mit fin à la Révolution française et interdit le culte athée de la Raison, il redonna vie à cette Cathédrale lors de son couronnement en 1804. Pourtant, Notre-Dame connaitra par la suite des choses encore plus terribles.

Un spectre en Europe

La « nouvelle ère » du « culte de la Raison » a donné naissance aux nouvelles idéologies – celles du socialisme et du communisme qui, jusqu’à la Révolution bolchévique de Vladimir Lénine en 1917, restaient pratiquement interchangeables.

L’idée de détruire la tradition au nom de la révolution socialiste a été mise en œuvre par François-Noël Babeuf, que Karl Marx a qualifié de premier communiste révolutionnaire. C’est dans cette perspective que Filippo Buonarroti introduisit en 1828 les nouvelles idées du « communisme », qui aboutirent à la Ligue des bannis en 1834, puis à la Ligue des justes en 1847. Elle fusionnera plus tard avec l’Association des travailleurs allemands, à partir de laquelle Marx répandit sa terreur dans le monde entier.

La France était encore sous le choc des ravages de la Révolution française alors que le « spectre » du communisme avait commencé à « hanter l’Europe », comme l’a proclamé Marx dans son Manifeste du parti communiste.

Les socialistes français avaient lancé d’autres soulèvements en 1789, 1830 et 1848 avant que Napoléon III ne s’impose en décembre 1851 lors d’un coup d’État qui visait à mettre fin au chaos qui s’était installé en France et s’était propagé en Europe. Sa loi prévoyait l’interdiction d’organisations telles que le culte de la Raison, ainsi que des restrictions sur les organismes utilisés par les socialistes, tels que leurs organisations syndicales et organes d’information.

Pourtant, en 1863, Napoléon III allégea ces restrictions, et selon le livre L’année terrible : La Commune de Paris, 1871 écrit par Alistair Horne, en 1863 les syndicats français ont envoyé leurs représentants à la première réunion de l’Internationale communiste, qui était promue par Marx.

En 1867, cela a été suivi par la création par Marx de la Deuxième Internationale, la publication de son œuvre fondamentale Das Kapital, et l’organisation, par les partisans de Marx, d’une nouvelle révolte à Paris.

Terreur en France

Lorsque Napoléon III allège à nouveau les restrictions, les socialistes en profitent pleinement. Leurs journaux ont lancé un nouveau slogan : « La modération, c’est la mort » et, selon Alistair Horne, « les passions semblaient amener à une explosion comparable à celle de 1848 ».

Et cela a fini par exploser avec la création de la Commune de Paris en 1871. Sous l’impulsion des idées de Marx, qui unirent les factions socialistes à travers l’Europe, des groupes tels que les Jacobins et les Blanquistes prirent le contrôle de Paris et lancèrent une « nouvelle terreur ». Pendant deux mois, du 18 mars au 28 mai, cette terreur a tué des innocents, profané des temples et détruit une grande partie des œuvres d’art et d’architecture qui rendaient Paris unique.

Quant à la persécution des prêtres et à la destruction des lieux saints, les dirigeants de la Commune ont, par exemple, affiché l’avis suivant à l’église Saint-Pierre : « Les prêtres sont des voleurs, et les églises sont des repaires où les masses ont été moralement assassinées », peut-on lire dans le livre de G.B. Benham La Révolte prolétarienne.

Ce qui a commencé comme un mouvement visant à remplacer les traditions et les croyances par le modernisme et l’athéisme, a rapidement mené les dirigeants de la Commune à commettre les mêmes atrocités que celles qu’ils prétendaient combattre. Et lorsqu’il est devenu évident que leur emprise sur le pouvoir touchait à sa fin, ils ont agi contre Paris avec des actes de violence éhontés.

Quand Paris a brûlé

Sous le couvert du prétexte de vouloir confisquer tous les biens privés de « manière véritablement socialiste », ils censurèrent tous les journaux d’opposition et commencèrent à arrêter tous ceux qu’ils soupçonnaient de s’opposer aux objectifs qu’ils avaient imposés. Puis, ils décidèrent de détruire ce qu’ils considéraient comme des « symboles de l’ancien monde ».

La destruction a commencé avec le démantèlement de la Colonne Vendôme. Selon George B. Benham, la Commune qualifiait cette colonne de « monument de barbarie, symbole de force brute et de fausse gloire ».

Les vestiges de la Colonne Vendôme, après sa destruction par les Communards dirigés par Gustave Courbet, le 16 mai 1871. (Fonds Harris Brisbane Dick, 1953)

Mais la destruction ne s’arrêterait pas là. Le 23 mai, alors que les forces versaillaises gouvernementales s’avançaient pour les arrêter, les dirigeants de la Commune ont tenté de mettre le feu à tout ce qu’ils pouvaient dans Paris.

Des dizaines de bâtiments historiques ont été détruits par ces incendies, qui se sont propagés le long des rues Saint-Florentin, de Rivoli, de Bac et de Lille, et qui ont anéanti le célèbre palais des Tuileries.

Selon La Commune de Paris 1871 de Robert Tombs, lors de la destruction du palais des Tuileries, un dirigeant de la Commune déclara : « Les derniers vestiges de la royauté ont disparu. Je souhaite qu’il en soit de même pour tous les monuments de Paris. »

Les ruines du Palais des Tuileries après que les Communards, les premiers communistes, l’aient incendié en 1871. (Domaine public)

Le Palais de Justice, la Préfecture de Police, les théâtres de Châtelet et de Porte-Saint-Martin ont également été transformés en ruines. L’église Saint-Eustache fut endommagée, mais pas entièrement détruite.

Ces actes de destruction comprenaient également l’incendie de la bibliothèque Richelieu du Louvre. Le Louvre lui-même aurait été détruit si les soldats du gouvernement n’étaient pas intervenus. Parmi les autres bâtiments qui auraient pu être détruits si des gens n’avaient pas éteint les flammes, on peut citer le Palais-Royal et Notre-Dame.

La rue de Rivoli après les combats et les incendies de la Commune de Paris. (Domaine public)

Se souvenir du passé

Les dirigeants de la Commune ont fini par détruire leur propre quartier général le 24 mai lors de l’incendie de l’Hôtel de Ville historique, avant que les troupes versaillaises mettent enfin un terme à leur règne de terreur.

Pourtant, la terreur et les objectifs du mouvement qu’ils ont initié était loin d’être mis aux oubliettes.

Des passants regardent les vestiges de l’Hôtel de Ville après que les Communards l’eurent incendié lors de la Commune de Paris en 1871. (Domaine public)

Karl Marx utilisa la Commune de Paris de 1871 pour répandre le communisme. Après la destruction de la Commune, il maudit la France dans sa brochure intitulée « La guerre civile en France », en disant qu’il ne pouvait y avoir « ni paix ni trêve » entre les nouvelles factions en France et que « la bataille doit reprendre de plus belle et devenir de plus en plus grande ».

Le désir du communisme de détruire l’histoire s’est poursuivi sous différentes formes de régimes totalitaires communistes qui ont suivi la Commune de Paris – que ce soit sous le règne du Parti communiste de l’Union soviétique ou du Parti communiste chinois. Ce système, comme l’envisageait Marx, détruit non seulement les croyances, la culture et les traditions, mais le souvenir même de ces choses.

Aujourd’hui, Notre-Dame a de nouveau brûlé, à une époque où le socialisme séduit à nouveau de nombreux jeunes et où l’on entend des appels à la destruction de statues et de monuments, un discours semblable à celui déjà entendu au XIXe siècle.

Oui, nous avons vu les flammes engloutir lentement le toit de Notre-Dame. Toutefois, nous avons aussi été témoins de vives émotions et des larmes des gens qui s’unissaient, émus par ce désastre, pour prier et chanter des hymnes à cette partie de leur héritage qui a failli être perdue.

Même si Notre-Dame a brûlé à nouveau, ses reliques les plus importantes, qui n’avaient pas été touchées par les flammes de son passé, ont également survécu aux flammes d’aujourd’hui.

Joshua Philipp est un journaliste d’investigation primé et un rédacteur en chef de The Epoch Times. Ses plus de 10 années de recherche et d’enquêtes sur le Parti communiste chinois, la subversion et des sujets connexes lui donnent un aperçu unique du paysage politique mondial.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de son auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

 
 
 
 
 

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