Des ours polaires en vacances d’été : rares photos de détente de ces prédateurs dans des champs de fleurs

23 août 2022 Mis à jour: 23 août 2022
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On pourrait même penser que ces rares clichés sont tirés d’un reportage exclusif sur les vacances d’été des ours polaires.

Les images du photographe Dennis Fast montrant des ours se prélassant dans des champs de fleurs sauvages sont à la fois incroyables et surprenantes. Nous sommes tellement habitués à voir des ours polaires entourés de neige que nous oublions qu’ils profitent, eux aussi, de la saison estivale.

M. Fast, 79 ans, a pris ces clichés exceptionnels sur une île qu’il appelle « Fireweed Island », située au large de la baie d’Hudson, au nord de Churchill (Manitoba, Canada), ville surnommée la capitale mondiale de l’ours polaire.

(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)
(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)
(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)

Au début des années 2000, un ami lui a suggéré la zone d’épilobes luxuriants où l’on pouvait apercevoir des ours polaires s’ébattre et se détendre.

« Il était dans un petit avion qui survolait la zone et a pris des photos de plusieurs ours qui se prélassaient parmi les fleurs », a raconté M. Fast à Epoch Times. « Nous avons rapidement découvert qu’il s’agissait d’un événement annuel et ma détermination à m’y rendre a commencé. »

Chaque année, après avoir quitté la banquise de la baie d’Hudson, où ils ont passé l’hiver à chasser le phoque, les ours polaires passent leur été à flâner sur la terre ferme. Certes, l’été est court, mais il est très agréable. En attendant que la glace se reforme pour recommencer à chasser l’hiver, ils passent la majeure partie de leur temps à se détendre, à nager, à chercher de l’ombre ou à chasser le poisson le long de la côte de la baie d’Hudson.

C’est lors d’un voyage en camping sur l’île en 2006 que Dennis Fast a réussi à photographier les ours pour la première fois. Les photos étonnantes qu’il a réussi à prendre lors de ces voyages montrent le côté joueur de ces magnifiques créatures.

(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)
(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)
(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)

Les rencontres et les images qui en résultent sont tout simplement magnifiques. Bien sûr, passer du temps à proximité des ours polaires n’est pas sans risque. M. Fast affirme que, lorsqu’on a affaire à des animaux potentiellement dangereux, un long objectif est indispensable, mais que la plus grande préoccupation est la nuit. « La difficulté principale consiste à s’assurer que l’abri est sûr, au cas où les ours viendraient rôder pendant que vous dormez », a-t-il déclaré.

M. Fast et ses compagnons ont campé à l’intérieur d’une zone clôturée de 1,82 m de hauteur, mais cet abri temporaire ne permettait d’enfoncer les piquets que de quelques centimètres.

« Tout ours polaire qui se respecte pourrait enfoncer cela en quelques minutes », a-t-il déclaré, ajoutant qu’un peu plus loin, une clôture électrifiée à cinq fils avait donc été installée.

« Le choc qu’ils ont subi en la touchant avec leur museau les a rendus très réticents à s’approcher davantage ».

(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)
(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)
(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)

Les décrivant comme très intelligents, M. Fast a constaté qu’une fois leur curiosité satisfaite, les ours ne lui prêtaient guère attention.

« Lorsqu’ils réalisent que vous n’êtes pas une menace pour eux, ils ont tendance à se relâcher. Dans le monde de la photographie animalière, les meilleures images sont obtenues lorsque la faune vous accepte et ne vous considère pas comme une menace ou une proie », a-t-il déclaré. « Lorsque j’ai vu de près les ours se promener parmi les fleurs de Fireweed Island, j’ai su que j’étais dans un endroit spécial pour voir les ours polaires dans leurs plus grands moments de détente. »

M. Fast, un ancien enseignant dans le Manitoba, considère que les ours se prélassant dans les champs de fleurs constituent l’une des aventures les plus passionnantes qu’il ait vécue. D’après lui, seule une poignée de photographes ont réussi à prendre des images aussi spectaculaires d’ours parmi les fleurs, et ces clichés ont contribué à le faire connaître.

Outre les nombreuses entrevues accordées à la radio et à la télévision, M. Fast est l’auteur de trois ouvrages consacrés aux ours polaires, et a participé à de multiples conférences et ateliers dans tout le Canada. Pour lui, chaque moment passé avec les animaux sauvages est une source d’inspiration personnelle et de joie, et non une question de profit.

(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)

M. Fast a grandi dans une ferme familiale avec un jardin maraîcher près de Kleefeld, dans le Manitoba. Son père, agriculteur depuis toujours, était lui-même un photographe passionné et appréciait beaucoup la nature.

« Une exposition de certaines de ses photos datant du début du XXe siècle (bien avant que je n’arrive) sera bientôt inaugurée à Winnipeg », a déclaré M. Fast à propos de son père. « Il était un lecteur passionné et le fait d’avoir la National Geographic dans notre maison m’a donné beaucoup de motivation. »

Comme son père, M. Fast a une grande estime pour ses sujets de photographie. En particulier l’ours polaire, prédateur ultime, qu’il estime que nous devons traiter avec grand respect.

« Les ours polaires sont véritablement des animaux emblématiques », dit-il. « Leur apparence énigmatique et bienveillante dissimule l’animal puissant et imprévisible qui se cache sous leur peau. Leur approche délibérée nous rappelle la nature royale de leur hiérarchie dans le règne animal. »

Les rencontres estivales de M. Fast l’ont émerveillé comme un enfant, et il sera toujours reconnaissant aux ours polaires de Churchill.

Découvrez plus de photos ci-dessous :

(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)
(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)
(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)
(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)
(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)
(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)
(Avec l’aimable autorisation de Dennis Fast)
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