Orne : accusée d’avoir introduit son orteil dans la bouche d’une patiente trisomique, elle est licenciée pour faute grave

11 septembre 2022 Mis à jour: 11 septembre 2022
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Dans la commune de L’Aigle dans l’Orne, une agent de la maison d’accueil spécialisée a fait sentir ses pieds à une patiente atteinte de trisomie 21 pour rigoler, avant de lui introduire un orteil dans la bouche. Le tribunal l’a condamnée.

Jeudi 8 septembre, une femme de 58 ans a été jugée par le tribunal judiciaire d’Alençon pour une mauvaise plaisanterie sur une patiente de la maison d’accueil spécialisée La Source de L’Aigle dans l’Orne. Les faits remontent au printemps 2020, lorsque pour rigoler, cette agente d’entretien a fait sentir ses pieds à une personne atteinte de trisomie 21, avant de lui introduire son gros orteil dans la bouche, a rapporté Le Réveil Normand.

Un incident que le directeur de l’établissement a remonté à la gendarmerie, avant de licencier l’agente d’entretien pour faute grave.

Au tribunal, la prévenue, qui a travaillé dans la structure pendant 26 ans, a reconnu lui avoir fait sentir son pied : « C’était une grande maison, on était proche des patients. Il y avait des câlins. J’avais noué des liens », a-t-elle commencé, en précisant : « Elle m’avait dit ‘tu pues des pieds’. Pour rigoler, je lui ai fait sentir. Ce n’était pas par méchanceté ou pour la rabaisser. Mais je regrette, c’était inadapté ».

Toutefois, elle a nié lui avoir mis « un pied dans sa bouche ». Selon Me Stéphanie Lelong, son avocate, il n’était pas possible d’introduire un orteil dans la bouche de la patiente : « La victime vivait sous respirateur artificiel, avec un masque couvrant sa bouche », a-t-elle indiqué.

De leur côté, l’ensemble du personnel a indiqué que la victime, âgée de 54 ans, était en état de vulnérabilité et n’était « pas en état de s’exprimer ». Une information contestée par la prévenue, qui a déclaré : « C’était une personne qui aimait rigoler et vous taquiner. Elle n’était pas dans l’état comme elle vient d’être décrite ».

Malheureusement, un mois après les faits, la patiente en question est décédée.

Lors de l’audience, l’avocate de la prévenue a déclaré que sa cliente « était une professionnelle avérée qui créait une ambiance familiale. Elle était là depuis 26 ans, elle ne venait pas d’arriver ».

Cependant, pour Annabelle Guignard, substitut du procureur d’Alençon, « on est en droit d’attendre plus de respect d’une personne qui travaille dans une structure de ce type, surtout quand elle y décrit des liens familiaux. Elle ne pouvait ignorer l’état de vulnérabilité de la victime. On sait qu’un simple geste peut être mal interprété ou être impressionnant et provoquer un choc ».

Au final, l’ancienne agente d’entretien a été condamné à verser 2500 euros, dont 1500 assortis d’un sursis.

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