Ce génie des mathématiques au QI de 126 n’avait « pas de cerveau » : les cas inexplicables d’hydrocéphalie

6 mai 2022 Mis à jour: 6 mai 2022
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Selon les médecins qui l’ont examiné, un « étudiant de génie » titulaire d’un diplôme de mathématiques de haut niveau n’avait en réalité « pas de cerveau » (pas de télencéphale). Malgré son manque de matière grise, il était capable de vivre correctement et il avait un QI de 126. Ce qui soulève la question suivante : comment le cerveau fonctionne-t-il ?

En 1980, le magazine Science a publié un article qui décrivait ce phénomène hors du commun. Il s’agissait d’un « étudiant de génie » qui avait obtenu son diplôme avec mention avec un QI de 126 et des fonctions cognitives et sociales tout à fait normales.

Son médecin a remarqué que sa tête était légèrement plus grosse que celle d’une personne moyenne, ce qui l’a incité à lui faire passer un scanner, dont les résultats l’ont rendu très perplexe.

L’encéphale est un terme utilisé par les scientifiques, dont l’étymologie signifie « dans la tête ». En neurosciences, le terme « cerveau » s’applique strictement au télencéphale, tandis que pour les profanes, le terme « cerveau » se confond avec celui d’encéphale.

Le télencéphale d’une personne normale a une épaisseur d’environ 4,5 centimètres, et de nombreuses études établissent une corrélation entre un télencéphale plus épais et une intelligence supérieure. Or, le télencéphale de cet étudiant n’avait qu’un millimètre d’épaisseur. Il était donc essentiellement « dépourvu de cerveau ».

Un cas non isolé

Dans la tête d’une personne normale, il y a un hémisphère gauche, un hémisphère droit, ainsi que du liquide céphalorachidien. Le liquide céphalo-rachidien est un fluide transparent qui circule autour du cerveau et de la colonne vertébrale. Mais chez certaines personnes, le liquide céphalo-rachidien ne circule pas normalement et s’accumule dans le cerveau, ce qui entraîne une hydrocéphalie, ou accumulation de liquide dans le cerveau. Les autres éléments du cerveau, du fait du surplus de liquide, deviennent de plus en plus minces, si bien que 50 à 90 % des composants du cerveau sont alors remplacés par le liquide. Ainsi, ces personnes semblent ne pas avoir de cerveau.

Le département de pédiatrie de l’université de Sheffield, en Angleterre, est un des plus importants au monde pour les soins de la colonne vertébrale. Le professeur de neurosciences John Lorber est un expert de l’hydrocéphalie et a mené des recherches systématiques sur toute une série de cas. Il a effectué des recherches sur plus de 600 nourrissons hydrocéphales, certains cas légers, d’autres lourds. Dans les cas lourds, 95 % du cerveau était occupé par l’eau. Mais il a découvert que dans le cas le plus grave d’hydrocéphalie, il y avait étonnament plus de 50 % de nourrissons avec un QI supérieur à 100. Cela signifiait bien sûr que leur vie et leurs études n’étaient pas différentes de celles des personnes ordinaires. Ces personnes dites « sans cerveau » sont vraiment intéressantes.

D’où viennent exactement les pensées des gens ?

Ces personnes, atteintes d’une accumulation de liquide et d’une réduction de la taille du cerveau, ont non seulement des aptitudes sociales normales, mais aussi des résultats scolaires incroyables. Même si les recherches du Pr Lorber n’ont pas prouvé que les humains n’aient pas besoin d’un cerveau, elles ont prouvé qu’une personne peut fonctionner et vivre normalement même si son cerveau est très petit, ou pratiquement inexistant, et qu’elle peut même avoir une très grande intelligence.

Les pensées, la capacité de reconnaissance et la sagesse des gens ne semblent pas provenir du cerveau. Ce qui fait vraiment réfléchir : d’où vient le penser humain ?

De nombreux neuroscientifiques, après avoir vu le travail du Pr Lorber, ont proposé qu’il puisse y avoir un « cerveau invisible » ou un cerveau dans un domaine ou une dimension plus profonde, et que les fonctions du cerveau proviennent d’un endroit qui ne se limite pas à la surface du cerveau.

Patrick Wall, professeur d’anatomie à l’université de Londres, a déclaré : « Pendant des centaines d’années, les neurologues ont toujours considéré que les pensées des gens provenaient de la surface du cerveau. Mais en réalité, beaucoup de ces fonctions peuvent provenir d’un niveau plus profond, et pas seulement de la surface. »

Norman Geschwind, neuroscientifique à Harvard, pense qu’il est « indéniable que la structure profonde du cerveau fait partie intégrante de nombreuses fonctions du corps.« 

Le professeur de biologie David Bowsher, de l’université de Liverpool, avance qu’« il est presque certain que le cerveau possède des structures et des mécanismes plus profonds qui sont plus avancés et plus importants que ceux reconnus aujourd’hui.« 

Quant aux cas « sans cerveau », le professeur de biologie et de chimie Donald Forsdyke a évoqué en 2015 que « les pensées sont potentiellement capables d’exister sous une forme très microscopique, plus petite que les atomes », mais que cette forme sous laquelle elles existent est encore inconnue des biologistes et des biochimistes. Peut-être sont-elles stockées « en dehors de notre corps. » Bien sûr, pour parler de souvenirs hors du corps, on touche à un concept encore un peu abstrait : « L’âme, ou l’esprit.« 

Le « corps invisible » ?

En 1963, le neurophysiologiste australien Sir John Carew Eccless, prix Nobel de la santé, considérait que les « pensées » des gens et le « cerveau » lui-même étaient deux entités distinctes. Une « pensée » invisible et immatérielle existe dans le cerveau, et cette « pensée » contrôle le cerveau pour déclencher une action. Cependant, lorsque le cerveau physique meurt, ce « corps invisible » et ce « cerveau invisible » continuent d’exister et peuvent agir et montrer des signes de vie.

Certains scientifiques ont également effectué des recherches sur des corps proches de la mort, notamment celles qui ont été publiées dans l’article sur le tremblement de terre massif de Tangshan, en Chine. Les chercheurs ont tous constaté que, lorsque certaines personnes étaient proches de la mort et que leur cerveau n’était pas actif, elles étaient capables d’analyser et de percevoir clairement tout ce qui se passait autour d’elles, et étaient même capables d’observer leur propre corps de l’extérieur. Cela leur a fait comprendre que les humains, en plus d’avoir un corps physique et des yeux physiques pour observer, ont aussi un « corps invisible ». Et ce « corps, qui n’est pas vu, peut s’extraire du corps physique existant. »

Pourtant, récemment certaines personnes atteintes du coronavirus avaient 2 % de leur cerveau endommagé, et se retrouvaient incapables de fonctionner normalement ou de prendre soin d’elles-mêmes. Les personnes atteintes d’hydrocéphalie vivent avec un cerveau inexistant, elles fonctionnent tout à fait normalement et sont capables de prendre soin d’elles-mêmes.

Quelle en est la raison ?

La clé de ces études réside peut-être dans le fait de savoir si le « corps invisible » ou le « cerveau profond » a été endommagé.

Les recherches de la médecine moderne sur les maladies ne peuvent observer que le corps humain composé de cellules et de molécules. Au cours des deux cent dernières années, la physique a découvert que les atomes pouvaient être fractionnés et a mis à jour l’existence des électrons, noyaux atomiques, neutrons, neutrinos, etc. Mais en utilisant les appareils médicaux modernes, tels que les microscopes, les tomodensitomètres, les échographies et les rayons X, nous ne pouvons encore déceler que le niveau des molécules dans le corps humain. Si, par exemple, l’humanité du futur pouvait détecter davantage de matière microscopique à l’aide d’un microscope plus puissant, peut-être serions-nous en mesure de comprendre l’existence humaine plus en profondeur.

Notre connaissance du cerveau est encore très limitée, et il est très possible que le cerveau possède un « mécanisme » mystérieux et non appréhendé qui a simplement un certain effet lorsque nous pensons.

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