Oise : un jeune professeur élève des poules Araucana, une race qui pond des œufs bleus

21 avril 2022 Mis à jour: 21 avril 2022
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Louis Verriez, professeur des écoles, est aussi éleveur amateur de poules Araucana, une race en voie de disparition. Ces poules ont la particularité de pondre des œufs de couleur bleue, raison pour laquelle il a opté pour cette race.

Louis Verriez, un jeune homme âgé de 21 ans, est un fervent amateur de poules, mais pas n’importe lesquelles. Chez lui, à Mesnil-Théribus, une commune d’environ 800 habitants située au sud de Beauvais (Oise), il élève en amateur une quarantaine de poules, dont une trentaine sont de race Araucana.

« La race ancestrale des poules »

Ce jeune professeur d’espagnol, désormais président de l’Araucana club de France, a commencé avec quelques poules lorsqu’il était âgé de 12 ans, les trouvant « très gentilles, presque affectueuses ». « C’est la race ancestrale des poules qui pondent des œufs bleus, c’est la poule mère. Ça m’a plu. En plus, j’ai toujours été intéressé par l’espagnol et cette race vient du Chili. C’est un clin d’œil. Enfin, il y avait aussi un challenge de reproduction. Et donc ça a commencé comme ça, avec quelques poules », détaille à France 3 Hauts-de-France Louis Verriez.

Ce spécialiste indique encore que la totalité de la coquille des œufs pondus par ces poules est bleue, contrairement aux œufs des poules de Marans, qui sont de couleur brun-rouge uniquement sur leur couche superficielle. Néanmoins l’œuf à l’intérieur reste « normal ». « Ce n’est pas une peinture mais c’est plutôt comme une cartouche d’encre », signale-t-il. En 2013, deux publications scientifiques ont permis de mettre en lumière la présence d’un rétrovirus dans le patrimoine génétique des Araucana, celui-ci entraînant une mutation responsable de cette coloration bleue de la coquille. Cette caractéristique explique le succès grandissant pour cette race de poule.

Une fécondation difficile et une ponte moindre, par rapport aux poules pondeuses

Une poule Araucana ne pond que 150 à 180 œufs par an, soit moitié moins que les poules pondeuses classiques. De plus, sur 100 œufs, seuls 20 à 30 peuvent devenir des poussins viables, précise France 3, ajoutant que cela est dû à la présence d’un gène « létal » qui tue environ 25 % des embryons. Les poules Araucana sont par ailleurs dépourvues de croupion, rendant difficile l’accouplement entre le mâle et la femelle.

Pour pallier ce problème de fécondation, certains croisent l’Araucana avec d’autres espèces et arrivent ainsi « à obtenir des poules avec une queue qui pondent des œufs bleus », poursuit Louis Verriez. Mais pour lui, « il y a aussi un but commercial », ce qu’il déplore, car cela « contribue en partie à la disparition de l’espèce ».

Et même si le jeune professeur n’est qu’un amateur, beaucoup de particuliers souhaitent lui acheter des poules Araucana. « J’ai des demandes de toute la France et même à l’international : Italie, Espagne, Chili », précise-t-il, sachant qu’il faut compter entre 45 et 65 € pour une poule Araucana.

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