Oise : interdite d’exercer, la Dr Rogez a définitivement fermé son cabinet

6 janvier 2022 Mis à jour: 16 janvier 2022
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Véronique Rogez, médecin généraliste à Noyon dans l’Oise, a dû fermer définitivement son cabinet ce 1er janvier 2022, faute de pass sanitaire. Elle refusait en effet de se faire vacciner.

Le Docteur Véronique Rogez a expliqué les raisons pour lesquelles elle a dû fermer son cabinet, situé à Noyon. Ainsi que le rapporte France 3 Hauts-de-France, la généraliste était en désaccord avec la politique vaccinale du gouvernement. Ayant contracté le Covid en 2020, puisqu’elle « était sur le front dès le début », elle estimait avoir suffisamment d’anticorps pour ne pas être obligée de se faire vacciner.

« Mon crime, c’est de ne pas être d’accord avec le gouvernement »

« Je suis interdite d’exercer. Mon crime, c’est de ne pas être d’accord avec le gouvernement avec sa politique sanitaire et en particulier vaccinale », a expliqué ce médecin dans une vidéo de 50 secondes postée le 2 janvier 2022 sur son compte Facebook. Dans une seconde vidéo, postée le même jour sur le réseau social, elle a exprimé plus longuement son expérience en tant que médecin, posant un regard à la fois critique et inquiet, sur la gestion de la crise sanitaire. Tous les soignants avaient obligation de se faire vacciner avant le 15 septembre dernier, sous peine de sanctions. « Si j’ouvrais le 15/09, j’étais menacée de 6 mois de prison et 10 000 € d’amende sans procès, donc sans aucune possibilité de s’expliquer », a-t-elle assurée.

« Quand on a des anticorps contre un virus, on ne vaccine pas », a précisé le Dr Rogez à France 3. « Ce n’est pas la question des anti-vax contre les pro-vax. Je ne suis pas anti-vax puisque je vaccine moi-même », a-t-elle également indiqué. Elle a ajouté : « La politique vaccinale anti-covid du gouvernement n’a aucun sens pour le médecin que je suis. […] Mais aujourd’hui, il n’y a que les gens vaccinés qui ont le droit de vivre. »

« J’ai compris que je ne reprendrais jamais »

« J’ai toujours des anticorps. La dernière prise de sang que j’ai faite l’a montré. Quand on a des anticorps contre un virus, on ne vaccine pas. Faire le contraire, ce n’est pas de la médecine », a poursuivi la praticienne qui espérait, au 15 novembre, « que le pass sanitaire allait être arrêté » et qu’elle pourrait donc reprendre son activité. « J’ai compris que je ne reprendrais jamais », a-t-elle déploré.

Même si elle est à « trois ou quatre ans la retraite », elle a confié avoir « des milliers d’euros chaque mois de charges » à payer. Son départ a dû peiner nombre de ses patients, car « il n’y a plus de médecin, notamment à Noyon », étant donné que « plus personne ne veut être généraliste », a regretté Véronique Rogez.

La médecin a par ailleurs exprimé auprès de France 3 son souhait de s’engager « sous une forme un peu plus politique », afin de poursuivre son combat. Elle a tenu à souligner qu’elle n’avait « pas abandonné un travail qui [la] faisait très bien vivre pour faire finalement de la politique. C’est faux », précisant que « déjà financièrement, ça ne tient pas la route ».


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