Moselle : quatre membres de la communauté des gens du voyage placés en garde à vue après des rodéos et un coup de rasoir

23 septembre 2019 Mis à jour: 24 septembre 2019
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Une rixe opposant une trentaine de membres de la communauté des gens du voyage a dégénéré le week-end dernier, nécessitant l’intervention de plusieurs policiers.

Les faits ont eu lieu dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 septembre à Sarrebourg, une commune d’environ 12 000 habitants située à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Strasbourg.

Vers 1 heure du matin, la police est appelée pour une affaire de rodéo avenue Clémenceau où un individu est manifestement en train de percuter des voitures avec son véhicule. Une fois sur place, les agents tombent sur une trentaine de personnes appartenant à la communauté des gens du voyage sédentarisés.

La patrouille de police intervient alors qu’une rixe opposant deux familles de la communauté vient d’éclater et les agents sont témoins de l’agression d’un homme au rasoir. Touchée au niveau du cou, la victime présente une plaie béante, rapporte Le Républicain Lorrain.

Une pluie de projectiles sur les policiers

Les forces de l’ordre tentent d’appréhender l’auteur du coup de rasoir mais les gens du voyage les prennent à partie et les policiers doivent alors faire usage de gaz lacrymogènes pour s’extirper de la mêlée et regagner leur véhicule. Celui-ci reçoit une pluie de projectiles, « y compris des palettes en bois ».

Des agents sont envoyés en renfort tandis que la situation finit par se calmer. Les policiers arrêteront finalement quatre individus, dont l’auteur du coup de rasoir et le chauffard soupçonné d’avoir volontairement percuté des voitures avec son propre véhicule, avant de les placer en garde à vue.

« Des gens se tapaient dessus puis rigolaient »

Témoin des échauffourées ayant éclaté ce soir-là, une riveraine a livré son témoignage dans les colonnes du Républicain Lorrain, expliquant avoir eu l’impression d’avoir « une boîte de nuit derrière chez elle ».

Elle assure également avoir entendu « des chocs sourds, comme si on percutait des voitures ».

« Vers 1 heure, des gens se tapaient dessus puis rigolaient, puis ça se retapait dessus, jusqu’à 3 heures. La musique elle, s’est arrêtée à 6 heures », conclut cette habitante du quartier.

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