Mike Pence salue les efforts des législateurs afin de s’opposer aux votes du collège électoral, le 6 janvier

4 janvier 2021 Mis à jour: 4 janvier 2021
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Le vice-président Mike Pence a déclaré qu’il saluait les efforts des législateurs pour contester les résultats du collège électoral, lors de la prochaine session conjointe du Congrès le 6 janvier, alors que les votes seront officiellement comptés, selon une nouvelle déclaration.

Le vice-président Marc Short a fait cette déclaration aux journalistes samedi, en disant que Pence, qui présidera la session du 6 janvier en tant que président du Sénat, est ouvert à l’examen des objections prévues par les membres républicains de la Chambre et les sénateurs aux votes du collège électoral concernant le candidat démocrate à la présidence Joe Biden.

M. Short a ajouté que le vice-président félicite également les efforts déployés par des législateurs pour présenter des preuves d’irrégularités électorales et de fraude électorale devant le Congrès, au cours de cette session.

« Le vice-président Pence partage les préoccupations de millions d’Américains concernant la fraude et les irrégularités électorales survenues au cours de la dernière élection », a déclaré M. Short dans la déclaration envoyée aux médias.

Cela fait suite à l’annonce faite samedi d’un groupe de 11 sénateurs républicains ayant l’intention de contester les votes du collège électoral dans les États contestés. Le groupe, dirigé par le sénateur Ted Cruz (Texas), a déclaré que l’élection de 2020 « comportait des allégations sans précédent de fraude électorale, de violations et d’application laxiste de la loi électorale, ainsi que d’autres irrégularités de vote ».

Les allégations de fraude et d’irrégularités dans le cadre des élections de 2020 « dépassent tout ce que nous avons connu de notre vivant », ont-ils déclaré, ajoutant que cette « profonde méfiance » à l’égard des processus démocratiques américains « ne disparaîtra pas comme par magie » et « devrait tous nous inquiéter », que les élus ou les journalistes croient ou non ces allégations.

« Elle constitue une menace durable pour la légitimité de toute administration ultérieure », ont écrit les sénateurs dans leur déclaration, tout en demandant au Congrès de nommer une commission électorale chargée de procéder à un audit d’urgence de dix jours sur les résultats des élections.

Ils ont ajouté qu’ils ont l’intention de s’opposer à l’élection, tant que l’audit d’urgence de dix jours ne sera pas terminé.

Le groupe comprend les sénateurs Ron Johnson (Wisconsin), James Lankford (Oklaoma), Steve Daines (Montana), John Kennedy (Louisiane), Marsha Blackburn (Tennesse), et Mike Braun (Indiana). Les élus Cynthia Lummis (Wyoming), Roger Marshall (Kansas), Bill Hagerty (Tennesse), et Tommy Tuberville (Alabama) prévoient également de rejoindre l’équipe. Ils prêteront serment dimanche, quelques jours avant la session conjointe.

Leur annonce signifie que le 6 janvier, 12 sénateurs ont l’intention de s’opposer aux votes électoraux contestés.

En début de semaine, le sénateur Josh Hawley (Missouri) a été le premier sénateur à annoncer son intention de faire objection. Quarante-cinq membres de la Chambre des représentants ont l’intention de s’opposer à l’élection, selon un décompte du journal Epoch Times.

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Le président Donald Trump, à gauche, et le candidat démocrate à la présidence Joe Biden, en photos de d’archives. (Getty Images)

Les objections, pendant la session conjointe, doivent être formulées par écrit, par au moins un membre de la Chambre et un sénateur. Si l’objection d’un État satisfait à cette exigence, la session commune s’arrête et chaque chambre se retire dans sa propre salle pour débattre de la question, pendant au minimum deux heures. La Chambre et le Sénat votent alors séparément pour accepter ou rejeter l’objection, ce qui nécessite un vote à la majorité des deux chambres.

Si les deux candidats obtiennent moins de 270 voix le 6 janvier, une élection contingente est déclenchée, dans laquelle la délégation de chaque État à la Chambre des représentants des États-Unis procède à un vote en bloc pour déterminer le président, tandis que le vice-président est décidé par un vote au Sénat des États-Unis.

Les démocrates et plusieurs sénateurs républicains se sont opposés au projet de contestation des résultats du collège électoral. Les sénateurs républicains Pat Toomey (Pensylvanie) et Lisa Murkowski (Alaska) ont fait des déclarations samedi, pour réaffirmer leur soutien aux votes du collège électoral en faveur de Biden.

De même, les démocrates du Sénat ont réprimandé les efforts de leurs collègues républicains.

« Joe Biden sera inauguré le 20 janvier, et aucun coup de publicité ne changera cela », a déclaré la sénatrice Amy Klobuchar (Minnesota) dans une déclaration.

« Ce coup de théâtre pathétique et opportuniste est une attaque contre notre démocratie. C’est anti-américain et déraisonnable », a affirmé dans une déclaration distincte le sénateur Richard Blumenthal (Connecticut). « Les votes ont été comptés, recomptés, certifiés, et toutes les contestations ont été totalement discréditées. Il est temps de gouverner et de faire bouger les choses. »

Les sénateurs républicains ont reconnu, dans leur déclaration de samedi, qu’ils s’attendent à ce que les démocrates et quelques républicains votent contre eux, mais ont ajouté que « le soutien à l’intégrité des élections ne devrait pas être une question partisane ».

« Un audit équitable et crédible – mené rapidement et achevé bien avant le 20 janvier – améliorerait considérablement la confiance des Américains dans notre processus électoral et renforcerait considérablement la légitimité de celui qui deviendra notre prochain président. Nous devons cela au peuple », ont déclaré les sénateurs républicains.

Cette décision survient après que de nombreux alliés du président Donald Trump ont demandé à Pence de rejeter les votes électoraux des États contestés. Vendredi, un juge a rejeté un procès intenté par le député Louie Gohmert (Texas) et d’autres républicains contre Pence, demandant que le tribunal accorde au vice-président « l’autorité exclusive et la seule discrétion dans le choix des votes électoraux à prendre en compte pour un État donné », le 6 janvier.

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