Une maison saccagée par des locataires: plus de murs, plus d’isolation, plus de mur de soutien – Il ne reste que la structure…

23 décembre 2019 Mis à jour: 23 décembre 2019
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Un couple de propriétaires a eu une bien mauvaise surprise en découvrant ce que leurs locataires avaient fait de leur maison coquette et entièrement rénovée, en l’espace de 8 mois seulement. L’intérieur du bâtiment est entièrement saccagé et il ne reste plus que la structure.

Les photos parlent d’elles-mêmes : la jolie maison de St-Calixte, dans la région de Lanaudière au Québec, rénovée avec soin, ne ressemble plus en rien à ce qu’elle avait l’air. Les propriétaires estiment qu’il y a au bas mot pour près de 70 000 € de dommages.

Les locataires ont arraché les plafonds, les murs – dont un mur de soutien – les planchers, l’isolation, les portes… La cuisine a disparu, et l’escalier qui menait au sous-sol a été aussi retiré pour permettre au couple de monter à leur lit qu’ils ont installé en hauteur.

La maison coquette a été totalement saccagée par les locataires. (Avec l’aimable authorisation de Nathalie Duchesne)

« Je suis [tombée] en état de choc », a expliqué Nathalie Duchesne, propriétaire, au micro de TVA, se souvenant du moment où elle a finalement constaté les dégâts de ses propres yeux il y a trois semaines. « J’ai passé trois jours à ne pas dormir, à trembler. »

Mme Duchesne et son mari avaient pourtant longuement discuté avec les locataires avant de leur louer la maison. « Mon conjoint les a finalement rencontrés… Ils avait un endosseur parfaitement solvable », a-t-elle indiqué à Epoch Times.

Tout a été arraché dans la maison. (Avec l’aimable autorisation de Nathalie Duchesne)

Le saccage a commencé progressivement. Au bout de deux mois, un plancher avait été retiré. « Ils promettaient de réparer… », raconte Mme Duchesne. Le mois suivant, c’est un mur qui avait été arraché, et finalement dans les trois dernier mois le saccage a été complet.

Problème mental et syndrome de Diogène

La propriétaire estime que la locataire souffre de problèmes de santé mentale ainsi que du syndrome de Diogène, une forme extrême d’accumulation compulsive.

« La dame souffre d’amassage compulsif, ce qui fait qu’il y a des tonnes et des tonnes de vêtements, des cochonneries, du ramassage. On peut voir un frigo derrière une tonne de vêtements », a-t-elle constaté auprès de TVA.

Au premier plan, on peut voir une des portes arrachées, soigneusement repeinte en orange. (Avec l’aimable autorisation de Nathalie Duchesne)

De plus, Mme Duchesne croit que la femme souffre de psychoses : « Elle disait qu’elle entendait des voix dans son plafond, c’est pour ça qu’elle [a tout] arraché. »

« Au-delà de la destruction de ma maison, on doit regarder les détails de tout ce qu’elle a fait : une porte de douche installée en haut d’un mur, un gallon d’eau sous l’évier car il n’est pas branché, un escalier pour monter dans son lit… », nous a confié Nathalie Duchesne. « Ce sont tous des travaux qui démontrent un problème mental sérieux. »

Une des salles de bain avant le passage des locataires, et l’autre douche après le saccage. (Avec l’aimable autorisation de Nathalie Duchesne)

Recours ?

La Ville est venue inspecter la maison le 11 décembre et a donné 5 jours aux propriétaires pour la sécuriser. « Nous n’avons pas accès a la propriété donc nous ne pouvons rien faire. Des amendes seront données, probablement aux propriétaires… », a tristement constaté Mme Duchesne.

Les policiers et les pompiers sont venus sur place, mais ils ne peuvent rien faire sans un jugement de la Régie du logement – l’organisme du Gouvernement du Québec qui régit les relations entre les propriétaires et les locataires. Malheureusement, la Régie est présentement en vacances pour le temps des fêtes et les propriétaires n’ont obtenu une audience que le 13 janvier.

Le mur de pierre, situé au fond de la photo du haut, a disparu après quelques mois. (Avec l’aimable autorisation de Nathalie Duchesne)

D’un autre côté, le couple de locataires bénéficiant de l’aide sociale, cela ne sert à rien de les poursuivre, estime la propriétaire.

« Les recours sont inexistants sans un jugement de la Régie du logement, et l’audition est prévue pour le 13 janvier ; d’ici là, ils poursuivent le saccage de la maison », se désole Nathalie Duchesne.

Les locataires ont de plus déjà fait le même genre de saccage dans une autre maison de la région, à Sainte-Julienne, d’où ils avaient été expulsés en janvier dernier à la suite d’une décision de la Régie du logement.

Cagnotte

Afin d’aider l’infortunée propriétaire, deux dames ont lancé une campagne GoFundMe, ce qui pourrait lui permettre d’éviter d’avoir à vendre sa maison. Toutes deux estiment que « Nathalie Duschesne est une femme de cœur, une grande âme ! Elle aide les gens dans le besoin chaque fois qu’elle le peut dans divers domaines, notamment dans le domaine animal ». 

En effet, Mme Duchesne a tenu un refuge animalier pendant plus de 20 ans et s’est impliquée, entre autres, dans l’élevage d’animaux pour venir en aide aux personnes handicapées ou a mobilité réduite.

Des fenêtres triangulaires, bouchées par un ancien propriétaire, ont réapparu dans la chambre à coucher. (Avec l’aimable autorisation de Nathalie Duchesne)

En attendant l’audition du 13 janvier, les locataires ont même « décoré » pour Noël, tout en continuant « de tout repeindre avec de la peinture en canette en vert et orange fluorescent », raconte la propriétaire affligée. « Et je ne peux rien y faire… »

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