Lutte de classes : l’inversion communiste de la moralité

Cid Lazarou

À la base, le communisme divise et finalement inverse la société de deux manières : la première – par la déformation des éléments de vérité ; la seconde – directement par la tromperie qui inverse la moralité.

Une fois que l’on comprend cela, il est facile de comprendre pourquoi l’idéologie communiste finit toujours par se ranger du côté des criminels, des scélérats, des psychotiques, de ceux qui se sentent victimes de tout genre et autres personnes qui masquent leurs véritables intentions derrière le mensonge. Certaines de ces personnes se joignent à l’idée communiste parce qu’elles se délectent de la souffrance d’autrui, tandis que d’autres pensent que personne ne doit avoir ce qu’elles n’ont pas pu obtenir.

Cette inversion de la société ne peut être comprise qu’en observant comment, en oubliant les mauvaises expériences du passé, les gens finissent encore et toujours par suivre les joueurs de flûte communistes.

Un escroc ne révèle jamais ses vraies intentions. Même si vous le surprenez en flagrant délit, il n’admettra généralement pas avoir mal agi. Il n’est donc pas surprenant que les communistes soient tristement célèbres pour avoir laissé un désastre dans leur sillage, n’admettant aucune responsabilité pour ce qu’ils ont fait. Bien qu’il y ait eu plus de 100 millions de victimes des massacres généralisés communistes perpétrés par le biais de la famine et d’impitoyables brutalités, les communistes ne se gênent pas d’en accuser les capitalistes, les « ennemis de classe », les « ennemis du peuple », les contre-révolutionnaires, les fascistes – n’importe qui, sauf eux-mêmes.

S’ils s’en tirent ainsi, c’est parce que les sympathisants de l’idéologie communiste méprisent la responsabilité personnelle. Ils veulent que le monde soit un paradis idéaliste, où ils n’auraient pas à faire face aux conséquences de leurs actes – une utopie basée sur le rejet total de la relation entre la cause et l’effet. Cependant, ceux qui tirent vraiment les ficelles sont loin d’être idéalistes. Au contraire, c’est leur cynisme qui leur fait croire qu’ils peuvent manipuler les autres – car s’ils ne le font pas, pensent-ils, ce sont les autres qui le feront.

Le syndrome du grand pavot

Plutôt que d’aspirer à devenir meilleurs, les sympathisants des communistes s’entourent d’autres personnes qui se vautrent dans leurs propres misères. Comme on dit, la misère attire la misère.

C’est comme des crabes dans un seau : chaque fois que l’un d’eux est sur le point d’atteindre le bord du seau, les autres le font redescendre. Cela pourrait également être décrit comme le syndrome du grand pavot, qui trouve son origine dans une histoire d’Hérodote : Thrasybulus coupait les plus grands et les plus forts épis de blé jusqu’à ce qu’il détruise la meilleure partie de la culture.

Le communisme élimine les talents et les compétences de la même manière, amenant la société à se détruire elle-même dans une cacophonie d’envie et de jalousie. La compétence est remplacée par l’envie visant une « réussite » qui rend tout le monde également misérable et créant des sociétés où les gens manquent de confiance, des sociétés qui sont tristement connues pour leur répression politique assistée par des citoyens se dénonçant les uns les autres. Ceci est bien semblable à la culture du « politiquement correct » qui se propage et nous entoure aujourd’hui.

Tout cela explique pourquoi l’envie était considérée comme l’un des sept péchés capitaux par l’Église catholique médiévale. Aujourd’hui, ces péchés – avarice,  gourmandise, luxure, paresse, colère, orgueil et envie – sont traités comme des signes d’honneur au sein de la hiérarchie des soi-disant « victimes » qui considèrent qu’ils appartiennent à la gauche et se nomment souvent de différents « mouvements  progressistes ».

Selon l’idéologie communiste, la souffrance ne peut être justifiée que lors du combat mené par les « démunis » contre les « nantis » dans le cadre de ce qu’on appelle la « lutte des classes ». Il s’agit cependant d’une déformation de la vérité, comme je l’ai déjà mentionné. C’est vrai que les gens souffrent, et cela peut être causé par les actions des autres, mais c’est juste la façon dont nous interprétons cette souffrance qui fait la différence. Utilisons-nous la souffrance comme excuse pour « faire ce que l’on veut », comme l’a dit Aleister Crowley, le Britannique connu comme « l’homme le plus malsain du monde », ou la transformons-nous en une leçon de vie qui nous rend plus sages et plus forts ?

De toute façon, la souffrance est sans fin dans un monde imparfait et, en citant Jésus : « Vous avez toujours les pauvres avec vous. » L’incapacité des communistes à accepter une telle imperfection est enracinée dans la théorie marxiste du matérialisme dialectique qui affirme que le seul bien-être est le bien-être physique.

Comme le communisme est une idéologie athée, cela explique pourquoi il crée des attentes irréalistes qui ne peuvent pas être accomplies dans un monde imparfait. Bien que le théisme puisse apporter la paix et l’harmonie intérieures, les communistes ne seront jamais satisfaits tant qu’ils n’auront pas créé un paradis sur terre.

Sans la capacité d’accorder les attentes avec la réalité, plus les communistes échouent, plus ils se tournent vers la rébellion et inversent la moralité et la vérité. Ils parlent de conscience de classe – lorsque les masses populaires prennent conscience de leur servitude et s’élèvent contre leurs exploiteurs. Inversement, selon eux, la « fausse conscience » résulte du lavage de cerveau des masses pour qu’elles acceptent leur esclavage au lieu de lutter pour la liberté.

Les communistes croient que la seule façon d’atteindre cette liberté est le soulèvement des « victimes de classe » contre leurs oppresseurs afin de prendre le pouvoir, comme Lucifer se levant contre Dieu. Tout comme Lucifer, les communistes estiment que tout ce qu’ils entreprennent pour obtenir le pouvoir est parfaitement justifié et ils  corrompent ceux qui sont prêts à écouter leurs inversions de la réalité.

Un papillon fragile

Cependant, la vérité est toute différente. Il y aura toujours des tyrans, et il y aura toujours de la pauvreté. Aucune promesse de sécurité provenant d’escrocs ne peut changer cela. Nous devons être conscients du fait que la liberté est un papillon fragile qui peut facilement être écrasé s’il est attrapé et tenu avec trop de force.

Karl Marx a proclamé : « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins. » Pourtant, la réticence des gens à offrir toutes leurs capacités, associée au désir ardent de satisfaire tous leurs besoins et en toute sécurité, ne les rendra pas meilleurs que des esclaves.

Benjamin Franklin, l’un des Pères fondateurs des États-Unis, a bien résumé cette situation en déclarant : « Ceux qui peuvent renoncer à la liberté essentielle pour obtenir un peu de sécurité temporaire ne méritent ni liberté ni sécurité. »

Les communistes peuvent se bercer d’illusions et croire que leurs intentions sont nobles, mais le résultat de leurs actions est tout autre. Les gens sont dépouillés de leurs gains parce que la propriété est considérée comme un vol, alors que c’est plutôt la confiscation de la propriété par la force qui est un vol véritable. On dit aux criminels qu’ils sont poursuivis par la loi parce qu’ils sont des victimes de la société alors que, en réalité, ce sont les cibles de leurs actes criminels qui sont les vraies victimes.

Le marxisme culturel moderne, bien qu’il diffère légèrement de sa variété économique classique, pousse l’inversion de la moralité aussi loin que le « mouvement d’acceptation de la graisse » qui déclare que l’obésité devrait être glorifiée dans un océan infini de « politiques identitaires » qui inversent toutes les vertus et tous les vices imaginables.

Comme toute moralité conventionnelle est inversée dans notre société moderne, nous devrions nous demander où cela va nous amener. Allons-nous continuer ainsi jusqu’à ce que seules les personnes respectueuses des lois et moralement honnêtes soient considérées comme des parias et des ennemis de la société ?

Le communisme est le résultat d’une société qui ne se rend plus compte que les choses matérielles doivent être tempérées par quelque chose de plus grand que ce que nous pouvons voir et toucher. Tant que nous ne reviendrons pas à une culture qui le reconnaît, l’inversion morale ne touchera pas à sa fin.

Cid Lazarou est un blogueur, écrivain et journaliste indépendant du Royaume-Uni.

Le point de vue exprimé dans cet article est celui de son auteur et ne reflète pas nécessairement celui d’Epoch Times.

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