Loire-Atlantique : sa villa en bord mer vaut de l’or, il préfère la donner pour permettre à des familles démunies d’y passer des vacances

25 avril 2022 Mis à jour: 25 avril 2022
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Yves Oriou aurait pu vendre sa villa de 260 m2 à un très bon prix, d’autant plus qu’elle est située à 200 mètres de la mer à Pornichet (Loire-Atlantique). Au lieu de cela, il a choisi de l’offrir au Secours catholique pour qu’elle permette à des familles en situation précaire de profiter de belles vacances et de se ressourcer.

Située à 200 mètres de la plage et du port de plaisance ainsi qu’à 200 mètres du centre-ville de Pornichet près de La Baule (Loire-Atlantique), la villa Ker Coët a tout pour permettre à des familles d’y vivre des vacances paisibles. Dans un magnifique parc arboré de 900 m2, la villa de 1893 dispose d’une superficie habitable de 260 m2, rapporte L’Écho de la presqu’île de Guérande.

Une telle propriété ferait le bonheur de n’importe quel promoteur immobilier qui la transformerait en un projet de luxe. Faisant fi des prix de l’immobilier qui s’envolent sur le littoral, son propriétaire a plutôt fait un choix altruiste : en faire don au Secours catholique afin que l’organisme y perpétue la tradition familiale de l’accueil de familles en situation précaire. Cette maison, achetée par les arrière-grands-parents d’Yves Oriou en 1910, a d’abord été transformée en pension de famille vers 1950 avant d’être louée en petits logements peu chers pour les vacances.

Une lettre surprise

L’équipe du Secours catholique a d’abord été stupéfaite lorsqu’elle a reçu une lettre l’informant de la bonne nouvelle en décembre 2020. « Puis rapidement éblouis, lorsque sur place nous découvrons la bâtisse », souligne Caroline Saint-Bonnet, déléguée départementale du Secours catholique. C’est finalement en juillet 2021 que l’organisme est devenu propriétaire des lieux, selon le Diocèse de Nantes.

La bâtisse en tant que tel est en bon état mais d’importantes rénovations sont à prévoir – de l’électricité à l’isolation, en passant par la plomberie et les portes et fenêtres. Qu’à cela ne tienne, les bénévoles de l’organisme sont prêts à relever le défi et ont déjà commencé le travail.

« Cette maison peut apporter une respiration nécessaire aux familles qui ne peuvent pas prendre des vacances », assure Pascale Pelé , trésorière de l’équipe locale. « Nous savons combien pour les personnes en situation de fragilité, les vacances offrent l’opportunité de changer le regard sur soi, d’apprendre à se reposer, à contempler », ajoute Caroline Saint-Bonnet.

Six appartements et des espaces communs

Les six appartements autonomes, du studio au logement familial, seront répartis sur les trois étages de la villa et pourront accueillir un total de 15 personnes à la fois. En plus des espaces extérieurs, une entrée et une pièce commune sont aussi prévues dans les plans afin de rompre l’isolement et de susciter des rencontres intergénérationnelles.

Les personnes accueillies seront des familles avec enfants, des séniors en situation d’isolement ou encore des amis, pour des séjours de rêve d’une ou deux semaines. Du rêve dites-vous ? Avec le nom de la rue où se trouve la maison, on ne peut pas faire mieux : elle est sur l’avenue du Rêve.

La villa Ker Coët étant située à seulement 15 minutes de la gare SNCF, elle est facilement accessible aux personnes qui ne disposent pas de voiture.

L’ouverture est prévue en 2023. La recherche de fonds a été lancée. Le projet est déjà soutenu par le siège national du Secours catholique ainsi que par la Région.

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