Les médias d’État chinois se félicitent du retour du satellite Tiangong-1 après son écrasement. Ils nient que l’engin était devenu incontrôlable

La station spatiale chinoise Tiangong-1 s’est écrasée sur Terre, dans l’océan Pacifique Sud, lundi, le 2 avril 2018. Alors que beaucoup s’inquiétaient de l’endroit où le satellite hors de contrôle atterrirait, le régime communiste chinois a déclaré avant l’écrasement que le Tiangong-1 de 8,5 tonnes ne causerait probablement aucun dommage à l’atterrissage. Au contraire, les médias d’État ont plutôt déclaré que l’entrée du satellite dans l’atmosphère serait un spectacle « magnifique et somptueux ».

Tiangong-1, qui signifie « Palais céleste » en mandarin, a été lancé en septembre 2011. Le dimanche 1er avril 2018, il a atterri vers 8 h 15, heure de Pékin (20 h 15 HE), selon le bureau de génie spatial chinois. En mai 2017, le régime avait informé l’Organisation des Nations Unies que le Tiangong-1 « n’était plus en fonction » depuis mars 2016, mais il n’a pas fourni d’explication.

Comparativement à d’autres pays, la technologie aérospatiale de la Chine ne serait pas très avancée, selon Luo Yu, ancien chef de division des équipements d’aviation de l’Armée populaire de libération. Il est également le fils du défunt général Luo Ruiqing, [ancien général et politicien de la République populaire de Chine].

« Il [le Tiangong-1] est hors contrôle depuis tant d’années. Dès lors, il n’y a aucun moyen de connaître sa vitesse de décélération et d’atterrissage », a-t-il déclaré dans une interview accordée à New Tang Dynasty Television (NTD) le 2 avril. NTD est un média sœur d’Epoch Times.

À ses propres citoyens, le régime chinois n’était toujours pas disposé à admettre que le Tiangong-1 était « hors contrôle », même après s’être écrasé. Pour camoufler l’échec de la station spatiale, les médias d’État du Parti communiste chinois en ont plutôt parlé en termes poétiques. Le 28 mars, le Bureau d’ingénierie spatiale de la Chine avait annoncé que le Tiangong-1 « se sera transformé en une magnifique entité passant dans le beau ciel étoilé ». Le journal d’État People’s Daily avait rapporté la nouvelle avec le titre « Bienvenue à la maison», alors que l’agence de presse d’État Xinhua avait décrit le satellite comme « ayant accompli sa mission historique ».

De nombreux net-citoyens ont contesté les déclarations des médias d’État. Le journal Apple Daily, de Hong Kong, a publié quelques-uns de leurs commentaires : « [Le régime chinois] a caché le fait depuis 2016 », a déclaré le net-citoyen tttKevin18 sur Sina Weibo, l’équivalent chinois de Twitter. « Est-ce le comportement d’une soi-disant super puissance ? »

« [le régime chinois] ne se vantait-il pas de remplacer la Station spatiale internationale ? », a écrit Kennedy2016. Un autre net-citoyen a fait un rapprochement entre l’hyperbole des médias d’État et le proverbe chinois « organiser des funérailles comme si vous aviez un mariage ».

Il y a deux ans, alors que le régime chinois avait pour la première fois annoncé le dysfonctionnement du Tiangong-1, le journal d’État Global Times n’avait pas mentionné au peuple chinois que le Tiangong-1 était hors de contrôle, a relaté Chen Pokong, un commentateur politique basé aux États-Unis, dans une interview à NTD. Au lieu de cela, le Global Times avait sous-titré dans son reportage : « [La Chine] en tant que nation est en train de réaliser les plans de stations spatiales de plusieurs nations. »

M. Chen a ajouté que, suivant la nouvelle des derniers jours au sujet de l’écrasement imminent du Tiangong-1, de nombreux experts russes en aérospatial ont relaté comment la Chine avait tiré sa technologie aérospatiale de la Russie, en particulier au cours du règne de Mikhail Gorbatchev dans l’ancienne Union soviétique ainsi qu’à l’époque de Boris Yeltsin, après la désintégration de cette dernière.

« Ces experts russes de l’aérospatiale ont révélé avoir personnellement enseigné à ces experts chinois. Ils leur ont enseigné le design des commandes, quels équipements ils auraient besoin, comment contrôler les données et comment ramener les satellites sur Terre. La Chine a donc entièrement appris sa technologie aérospatiale de l’Union soviétique et de la Russie », a déclaré M. Chen.

Le 31 mars, l’Agence centrale d’information de Taiwan avait rapporté que les responsables et experts chinois ont déclaré que le Tiangong-1 de 8,5 tonnes n’était pas susceptible de causer de dommages après un écrasement. Cependant, l’organisation à but non lucratif Aerospace Corporation, basée aux États-Unis, a fait remarquer que si le satellite ne brûlait pas complètement au moment où il traverserait l’atmosphère, il risquerait d’émettre des produits chimiques hautement corrosifs et toxiques.

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