Les infirmiers habilités à vacciner les adultes sans prescription médicale dès dimanche

24 avril 2022 Mis à jour: 24 avril 2022
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Les infirmiers pourront administrer tous les vaccins prévus à partir de 16 ans « sans prescription médicale préalable » dès dimanche, selon une série de textes parus samedi 23 avril au Journal officiel, qui étendent également les prérogatives des pharmaciens et des sage-femmes.

Trois mois après un avis favorable de la Haute autorité de santé (HAS), le gouvernement valide l’extension des « compétences vaccinales » pour ces trois professions, qui ont fait leurs preuves durant l’épidémie de Covid-19.

Cette décision bénéficie en premier lieu aux infirmiers, désormais « habilités à administrer, sans prescription médicale préalable » les vaccins contre quinze maladies : grippe, rage, diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, papillomavirus humains, pneumocoque, hépatites (A et B), méningocoques (A, B, C, Y et W).

Les soignants pourront réaliser ces injections sur toutes les personnes « âgées de 16 ans et plus pour lesquelles ces vaccinations sont recommandées ».

« C’est un premier pas vers plus d’autonomie pour la profession et, pour nos concitoyens, la garantie d’un accès renforcé à la prévention », s’est félicité le président de l’Ordre des infirmiers, Patrick Chamboredon, dans un message transmis à l’AFP.

Les pharmaciens sont eux aussi « autorisés à administrer » la même liste de vaccins à la même population de 16 ans et plus, mais toujours sur présentation d’une ordonnance médicale.

« Pour pouvoir les prescrire, nous attendons un avis de l’agence du médicament », récemment saisie par le ministre de la Santé Olivier Véran, a expliqué à l’AFP Philippe Besset, président de la FSPF – principal syndicat de la profession.

Les pharmaciens ont négocié 7,50 à 9,60 euros par vaccin

Ce feu vert est espéré d’ici à l’automne, sachant que les pharmaciens ont négocié récemment des honoraires de 7,50 à 9,60 euros par vaccin injecté, qui seront remboursés par la Sécurité sociale à compter d’octobre.

Par ailleurs, l’éventail des vaccins que les sage-femmes peuvent « prescrire et pratiquer » chez les femmes enceintes, les nouveau-nés et les « personnes qui vivent régulièrement dans leur entourage » est aligné sur les mêmes pathologies.

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