Les femmes ukrainiennes très demandées dans les agences matrimoniales, cela pose des questions

1 avril 2022 Mis à jour: 1 avril 2022
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La guerre en Ukraine a eu un effet inattendu sur les agences matrimoniales mettant en relation des hommes français avec des femmes ukrainiennes : les demandes ont explosé. Toutefois, une majorité de ces premiers contacts ne sont pas sérieux, un bon nombre d’hommes souhaitant héberger une belle Ukrainienne « soi-disant par élan humanitaire ».

« Mon téléphone n’arrête pas de sonner. On est complétement submergé d’appels », raconte Kateryna Baratova, directrice de l’agence Au cœur de l’Est située à Marseille, à l’antenne de BFMTV. Toutefois, elle n’a pas forcément des revenus proportionnels à cette surcharge de travail : 90 % de ces appels ne sont pas sérieux et elle doit constamment faire le tri.

En effet, un bon nombre de ces hommes espère simplement « héberger une jolie Ukrainienne chez eux ». Il faut dire qu’en plus d’offrir les services d’une agence matrimoniale classique avec l’accompagnement et la traduction en vue de trouver l’amour, Au cœur de l’Est aide aussi des Ukrainiens (familles, couples, personnes âgées ou encore femmes mariées) à trouver un hébergement par souci humanitaire, et ce gratuitement évidemment.

« Ils choisissent la plus belle du catalogue »

Pour la majorité des hommes qui proposent d’héberger une femme provenant d’Ukraine, ce n’est pas par élan humanitaire. La directrice de l’agence explique à France 3 :« Ils me disent ‘Je veux ID 568, 55 kilos, 1 mètre 70’, choisissent la plus belle du catalogue à qui ils veulent bien offrir leurs services de logement. »

Patiemment, elle leur répond : « Messieurs, on ne choisit pas en fonction de critères physiques ou intellectuels quand il s’agit d’une action humanitaire. »

Des femmes qui ont des valeurs familiales

En Bretagne, l’agence de rencontres Oasis, située à Quimper, n’a commencé qu’en 2021 un partenariat avec une agence de Kiev pour répondre à la demande de ses clients bretons intéressés par ces femmes ukrainiennes qui sont « davantage en phase avec les valeurs familiales qu’ils recherchent », indique Brigitte Paul au Télégramme.

En effet, l’agence Au cœur de l’Est explique sur son site que les femmes slaves ne sont pas féministes et sont orientées vers la famille et les enfants plutôt que vers l’indépendance, peu importe les diplômes qu’elles ont.

« Il faut sortir de l’image de la femme de l’Est vénale ou désespérée, qui fait commerce de son corps. Les personnes jusqu’à présent inscrites avec nous sont des femmes actives et très éduquées », assure Brigitte Paul.

« Si elles nous ont contacté, ce n’est pas pour qu’on les envoie avec n’importe quel homme de 80 ans, amateur de jeunes filles de 20 ans. Il faut un intérêt réciproque. Elles n’ont pas besoin d’être hébergées par n’importe qui », insiste Kateryna Baratova.

Pour conclure, France 3 s’interroge : « Comment le conflit favorise-t-il le trafic d’êtres humains ? »

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