Les décès par myocardite liés au vaccin confirmés pour la première fois dans une étude

16 septembre 2022 Mis à jour: 16 septembre 2022
FONT BFONT SText size

Selon une étude publiée à la fin août, 345 personnes en Angleterre sont mortes de myocardite en un an, toutes étaient vaccinées par un des trois vaccins Covid‑19 : AstraZeneca, Pfizer‑BioNTech ou Moderna.

L’étude, menée entre décembre 2020 et décembre 2021, portait sur les décès suite à un séjour à l’hôpital pour une myocardite ou lorsque la myocardite figurait comme cause de décès sur un certificat de décès, parmi les 42,8 millions de personnes vaccinées en Angleterre âgées de 13 ans et plus.

La publication des résultats de l’étude dans la revue Circulation de l’American Heart Association est une première dans la littérature médicale, car les chercheurs ont confirmé que la myocardite associée au vaccin Covid‑19 peut entraîner la mort. L’étude a été publiée en ligne le 22 août. Elle est parue dans le numéro du 5 septembre 2022 de la revue.

« C’est vraiment une grosse affaire de parler de décès. Les CDC ne cessent de dire ‘globalement bénin, globalement bénin’ », explique pour Epoch Times le cardiologue (non impliqué dans la recherche) Sanjay Verma. « Il y a eu une campagne pour faire valoir que les gens ne mouraient pas de la myocardite et que c’est globalement bénin. »

La myocardite est une inflammation du myocarde, la couche intermédiaire du muscle cardiaque.

Aux États‑Unis, les Centres de contrôle et de préventions des maladies (CDC) reconnaissent depuis le printemps 2021 que la myocardite est un effet secondaire possible des vaccins Pfizer‑BioNTech et Moderna. Mais les CDC n’ont jamais admis publiquement qu’une myocardite pouvait entraîner la mort.

Les auteurs de l’étude britannique parue dans Circulation ont examiné les données des patients extraites de la base de données nationale sur la santé pour toutes les personnes âgées de 13 ans et plus en Angleterre ayant reçu au moins une dose de l’un des trois vaccins disponibles dans le pays : AstraZeneca, Pfizer‑BioNTech et Moderna.

Environ 20 millions de personnes ont reçu le vaccin AstraZeneca, 20 millions, le vaccin Pfizer et un peu plus d’un million, le vaccin Moderna.

L’étude a examiné les hospitalisations et décès suite à une myocardite en fonction de l’âge, du sexe, et du nombre de doses de vaccin reçues. Elle a ensuite comparé combien de cas de myocardite étaient associés à une infection récente par le SRAS‑CoV2 et combien étaient associés à un des vaccins.

Parmi les personnes ayant reçu le vaccin Pfizer‑BioNTech et qui ont été hospitalisées pour une myocardite ou dont la myocardite figurait sur le certificat de décès, 22 personnes (17%) sont décédées dans les 28 jours suivant l’administration de la première dose, 14 personnes (12%) sont décédées après leur deuxième dose et 13 personnes (15%) sont décédées après avoir reçu le rappel Pfizer‑BioNTech.

Dans le cas du vaccin AstraZeneca, 40 personnes sont décédées d’une myocardite après la première dose et 11 après la deuxième dose, soit 28% et 12% respectivement.

Parmi les personnes qui ont reçu le vaccin Moderna, aucun décès dû à une myocardite n’a été enregistré dans les 28 jours suivant la vaccination.

L’étude a conclu qu’en général, le risque de myocardite dû au SRAS‑CoV2, le virus responsable du Covid‑19, était supérieur au risque de myocardite dû aux vaccins. Mais il n’y avait pas de groupe témoin de personnes non vaccinées, l’étude était limitée aux 28 jours suivant la vaccination, et la conclusion n’était pas valable pour tous les âges ou tous les vaccins.

Chez les hommes de moins de 40 ans, le risque de myocardite après une deuxième dose du vaccin Moderna était presque quatre fois plus élevé que le risque de myocardite après une infection par le SRAS‑CoV2, selon les données.

L’étude fait suite à une étude antérieure dans laquelle les auteurs ont signalé une association entre la première et la deuxième dose des vaccins et la myocardite.

Ni les CDC ni la FDA, n’ont jamais reconnu qu’un Américain puisse être décédé d’une myocardite causée par un des vaccins Covid.

L’avis des CDC le plus récents sur les effets indésirables liés aux vaccins Covid indique qu’au 31 août 2022, il y a eu 1022 « rapports préliminaires » de myocardite et de péricardite chez des personnes de moins de 18 ans signalé au VAERS. Le VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting) est la plateforme américaine en ligne où on peut signaler des effets secondaires dus aux vaccins. L’avis indique également que 672 de ces cas ont été confirmés par les CDC.

Mais la mort n’est jamais mentionnée.

« La plupart des patients atteints de myocardite ou de péricardite après la vaccination par le Covid‑19 ont bien répondu aux médicaments et au repos et se sont sentis mieux rapidement », indique l’avis.

Un rapport de morbidité et de mortalité des CDC datant de février 2022 mentionne un décès dû à une myocardite, mais n’offre aucune confirmation.

« Un décès a été signalé ; l’enquête est en cours et d’autres facteurs contribuant à la myocardite sont en cours d’évaluation », indique le rapport.

Un avis des CDC sur les effets indésirables des vaccins Covid renvoie à une étude publiée il y a plus de six mois, le 25 janvier 2022, dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). Elle indique que le risque de myocardite augmente après l’administration des vaccins Pfizer‑BioNTech et Moderna et est plus élevé après la deuxième dose chez les adolescents et les jeunes hommes.

L’étude du JAMA fait bien sûr allusion à des décès, mais n’en confirme aucun. Elle mentionne deux décès « avec myocardite potentielle » en cours d’investigation. Concernant les moins de trente ans, l’étude indique qu’il n’y a eu « aucun cas confirmé de myocardite sans autre cause identifiable chez les personnes décédées après la vaccination Covid‑19 à ARNm ».

Soutenez Epoch Times à partir de 1€

Comment pouvez-vous nous aider à vous tenir informés ?

Epoch Times est un média libre et indépendant, ne recevant aucune aide publique et n’appartenant à aucun parti politique ou groupe financier. Depuis notre création, nous faisons face à des attaques répétées pour faire taire nos informations. C'est pourquoi, nous comptons sur votre soutien pour défendre notre journalisme indépendant et pour continuer, grâce à vous, à faire connaître la vérité.

Recommandé