L’enquête du FBI sur Trump n’en est «qu’à ses débuts», déclare le chef du contre-espionnage du département de la Justice

Par Jack Phillips
20 août 2022 Mis à jour: 20 août 2022
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Le chef du contre‑espionnage du département de la Justice (DOJ) a déclaré jeudi que l’enquête du gouvernement fédéral sur les documents prétendument classifiés trouvés chez l’ancien président Donald Trump à Mar‑a‑Lago n’en était « qu’à ses débuts ».

« Cette enquête est ouverte. Elle n’en est qu’à ses débuts », a déclaré jeudi Jay Bratt, chef du contre‑espionnage et du contrôle des exportations du DOJ, devant le juge d’instance américain Bruce Reinhart. Il s’est ensuite opposé à ce que sa déclaration sous serment soit rendue publique. Selon le dossier, les avocats du DOJ avaient déjà fait valoir qu’il fallait éviter de communiquer cette annonce, car cela pouvait porter atteinte à l’intégrité de l’enquête.

« Le gouvernement est très préoccupé par la sécurité des témoins dans ces affaires » a déclaré M. Bratt. De ce fait, le DOJ pourrait freiner l’arrivée de nouveaux témoins, a‑t‑il expliqué sans donner plus de détails. Il a ensuite fait valoir que l’enquête avait « des accents de sécurité nationale » et que ceux‑ci l’emportaient « sur l’intérêt public ». C’est pourquoi il fallait bloquer la parution de l’affidavit et d’autres documents.

Selon les journalistes présents dans le tribunal, M. Bratt a ajouté : « Dans cette affaire, le tribunal a trouvé une cause probable de violation d’une des lois sur l’obstruction, et cette preuve d’obstruction a été trouvée à Mar‑a‑Lago. »

Mais il n’a donné aucune information sur l’objet de l’enquête du FBI.

Pour les républicains et certains analystes, en ciblant le domicile d’un ancien président, le FBI a commis un acte sans précédent. Quant à Donald Trump, il a déclaré aux médias en début de semaine que cette perquisition mettait les États‑Unis dans une « position très dangereuse ».

« Il y a une énorme colère, comme je n’en ai jamais vu auparavant, face à toutes ces fraudes, face à cette nouvelle année de fraudes et de chasses aux sorcières, et maintenant ceci », a expliqué Donald Trump sur Fox News. « S’il y a quelque chose que nous pouvons faire pour y remédier, moi, et les gens qui m’accompagnent, nous sommes clairement motivés pour le faire », a‑t‑il ajouté.

Selon un mandat et un reçu dévoilés la semaine dernière par le juge Reinhart, les agents fédéraux ont emporté plus de deux dizaines de boîtes remplies de matériel, dont 11 séries de documents prétendument classifiés et top secrets. Mais ni le mandat ni le reçu du FBI ne permettent de savoir ce que les agents ont vraiment récupéré ni ce qu’ils recherchaient.

Accompagné de ses avocats, l’ancien président a signalé que lors de la perquisition, trois de ses passeports ont été saisis. Dans un communiqué publié mardi, le FBI a confirmé avoir pris les documents de voyage et il les a finalement restitués.

Jeudi, Donald Trump a publié plusieurs messages sur Truth Social expliquant qu’il avait ordonné en tant que président de déclassifier certains documents en rapport avec l’enquête Crossfire Hurricane du FBI. Cette enquête a été lancée à la mi‑2016. Elle avait pour but de trouver des preuves d’une prétendue ingérence russe.

Cependant, le procureur spécial Robert Mueller et le Bureau de l’inspecteur général du DOJ ont avoué par la suite qu’il n’y avait aucune preuve de collusion entre la campagne de Donald Trump et Moscou. Donald Trump lui‑même a qualifié à plusieurs reprises de chasse aux sorcières les actions menées par le FBI et la couverture médiatique qui s’en est suivie. Il s’agissait, selon lui, de manœuvres partisanes destinées à nuire à sa présidence et à sa candidature.

Lors de l’audience, le juge Reinhard a reconnu que certaines informations de l’affidavit pouvaient se révéler trop sensibles pour être divulguées au public. Il a donc ordonné au DOJ de lui fournir une version expurgée de l’affidavit, afin qu’il l’examine et détermine si les expurgations sont appropriées.

Le juge Reinhart a également entendu les arguments présentés par les avocats des médias qui réclament la publication de l’affidavit.

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