Des législateurs américains condamnent l’attaque « répréhensible » contre l’imprimerie d’Epoch Times à Hong Kong

14 avril 2021 Mis à jour: 15 avril 2021
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Le 12 avril, les législateurs américains ont condamné la dernière attaque contre l’imprimerie d’Epoch Times à Hong Kong, affirmant qu’il ne serait pas surprenant que le Parti communiste chinois (PCC) soit à l’origine de l’incident dans le but de faire taire les reportages critiques à l’égard du régime.

Aux premières heures du 12 avril, 4 hommes portant des masques faciaux – dont 2 brandissaient des masses – ont fait irruption dans l’entrepôt de l’imprimerie et ont brisé des machines et des ordinateurs pendant environ 2 minutes avant de repartir avec un ordinateur.

Aucun membre du personnel n’a été blessé au cours de l’incident.

Les intrus ont causé d’importants dégâts, et l’édition de Hong Kong du journal a été contrainte de suspendre ses activités dans un avenir proche.

C’est déjà la 5e fois que le site est vandalisé depuis sa création en 2006, et cela moins de 18 mois après que 4 intrus masqués ont mis le feu aux mêmes installations au plus fort des manifestations en faveur de la démocratie dans la ville. Les auteurs de ces actes n’ont jamais été arrêtés.

« Les attaques violentes et répétées contre Epoch Times choquent la conscience », a dit le député Devin Nunes (Parti républicain, Californie) à Epoch Times dans une déclaration envoyée par courriel. « Il est clair que le Parti communiste chinois et ses voyous de rue ne peuvent supporter qu’un média rapporte les faits concernant les déprédations du Parti. »

Alors que la plupart des médias de Hong Kong ont affiché des tendances pro-Pékin ces dernières années, l’édition hongkongaise d’Epoch Times est l’un des rares médias indépendants de la ville à couvrir les abus du PCC en Chine continentale, à Hong Kong et à l’étranger.

« À une époque où les médias d’entreprise américains ont adopté le slogan ‘dire la vérité au pouvoir’ [d’une façon tout compte fait imbue de] suffisance, Epoch Times a le courage de le faire, et il paie le prix fort pour rester fidèle à ses principes », a constaté M. Nunes.

Le député Scott Perry (Parti républicain, Pennsylvanie) a décrit le pouvoir du PCC comme un « gouvernement dirigé par des voyous » qui « s’appuie sur l’intimidation, l’extorsion et la violence pour réprimer la liberté et ceux qui luttent pour la vérité et l’autonomie par consentement ».

« Il ne serait pas surprenant que le PCC soit à l’origine d’une telle attaque, car il cherche constamment à éteindre toute lumière qui expose la sombre mer de répression qui maintient à flot son gouvernement illégitime », a ajouté M. Perry dans une déclaration envoyée par courrier électronique.

Le député Jim Banks (Parti républicain, Indiana) a qualifié l’attaque de « répréhensible ».

« La liberté de la presse à Hong Kong est attaquée par le Parti communiste chinois », a déclaré M. Banks dans un communiqué.

La liberté de la presse à Hong Kong s’est progressivement érodée depuis que la ville est passée de la domination britannique à celle du PCC en 1997. Autrefois bastion de la liberté de la presse en Asie, la ville est passée de la 18e place en 2002 à la 80e place dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

Cette chute est le résultat de la « pression exercée par Pékin », selon l’organisation à but non lucratif.

Entre-temps, l’imposition par le PCC d’une loi draconienne sur la sécurité nationale a fait craindre un nouveau resserrement de la liberté de la presse dans la ville. Cette loi, qui est entrée en vigueur en juillet dernier, punit ce que Pékin considère comme des actes de sécession, de subversion, de terrorisme ou de collusion avec des forces étrangères, d’une peine maximale de prison à vie.

Depuis lors, des dizaines de personnalités favorables à la démocratie, dont le magnat des médias Jimmy Lai, ont été inculpées ou condamnées en vertu de cette loi ou de lois similaires.

Le mois dernier, le régime chinois a introduit dans le système électoral de la ville des changements radicaux qui réduisent considérablement la représentation démocratique, tout en cherchant à garantir que des « patriotes » fidèles à Pékin dirigent le centre financier.

D’autres législateurs ont réagi sur un ton de défi.

« Nous ne céderons pas aux tactiques d’intimidation [du PCC] », a affirmé le député Greg Steube (Parti républicain, Floride) dans un communiqué. « Cet événement ne devrait pas empêcher des publications comme Epoch Times de dénoncer les actions et les crimes humanitaires du PCC. »

La représentante Michelle Steel (Parti républicain, Californie) a déclaré que si le PCC est découvert comme étant derrière l’attaque, il devrait être tenu responsable, tandis que le représentant Brian Babin (Parti républicain, Texas) a dit dans un communiqué que l’attaque est une autre tentative du régime pour « faire taire les voix des diseurs de vérité à Hong Kong ».

« Je prie pour mes collègues épris de liberté qui vivent sous le régime répressif du PCC », a ajouté Brian Babin. « Qu’ils restent inébranlables et courageux dans leur quête de la vérité ! »

De son côté, le sénateur Rick Scott (Parti républicain, Floride) a qualifié cet incident d’« extrêmement préoccupant ».

« Maintenant plus que jamais, les États-Unis doivent défendre la démocratie et les droits de l’homme, et lutter contre l’agression de la Chine communiste et sa quête de domination mondiale », a affirmé M. Scott dans un communiqué.

En France, pour le sénateur LREM André Gattolin, « c’est complètement inadmissible ».
« C’est là encore une attaque réitérée à la presse, à la liberté d’expression et donc à la démocratie à Hong Kong. On voit là encore, et ça n’est pas la première fois puisqu’il y a déjà eu 4 incidents à Epoch Times, le mode opératoire est révélateur d’un État autoritaire. »

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