Le réparateur de l’ordinateur portable de Hunter Biden dévoile comment le FBI l’a menacé

22 novembre 2022 Mis à jour: 22 novembre 2022
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Ayant récupéré la majorité de la Chambre des représentants, les élus républicains ont annoncé qu’ils avaient désormais les moyens d’enquêter sur les transactions étrangères de Hunter Biden et sur l’implication de Joe Biden lui‑même dans les affaires douteuses de son fils. Lundi, John Paul Mac Isaac, le réparateur ayant récupéré l’ordinateur portable de Hunter Biden, a déclaré vouloir aider les républicains dans leur enquête.

Dans une interview accordée lundi à Fox News, John Mac Isaac a affirmé qu’un agent du FBI avait tenté de l’intimider, en le menaçant à demi‑mot des leur première rencontre.

Le réparateur d’ordinateurs portables basé dans le Delaware a déclaré à l’agent du FBI qu’il finirait par écrire un livre sur toute cette affaire, mais qu’il changerait leurs noms.

« C’est alors que l’agent Mike s’est retourné et m’a dit que, d’après leur expérience, rien n’arrive jamais aux personnes qui ne parlent pas de ces choses. »

En d’autres termes, l’agent du FBI était en train de le menacer de mort s’il décidait de ne pas garder le silence.

« J’ai eu droit à des représailles de tous les côtés depuis deux ans une fois que ce que j’avais fait à fuité et que tout le pays était au courant. Je m’y attendais, et je m’attends à ce que cela continue », a‑t‑il ajouté sur Fox News tout en faisant la promotion de son livre.

Les républicains, a‑t‑il poursuivi, doivent tenir « le FBI responsable de sa collusion avec les médias grand public et les médias sociaux qui ont tout fait pour bloquer une histoire, une vraie histoire avec de vraies conséquences », et ils doivent « faire toute la lumière sur les activité de la famille Biden quand Joe Biden était vice‑président ».

Lundi, un avocat de Hunter Biden, Chris Clark, a déclaré à CBS News que John Mac Isaac n’avait pas le « consentement de Hunter pour accéder à ses données informatiques ou les partager avec d’autres ». Les analystes soulignent que c’est la toute première fois apparemment qu’un des avocats de Hunter Biden confirme que celui‑ci a laissé son ordinateur portable chez le réparateur du Delaware.

Plus tôt cette année, John Mac Isaac a expliqué au New York Post comment Hunter Biden était arrivé dans son atelier de Wilmington, dans le Delaware, en avril 2019.

« Je suis content que vous soyez encore ouvert », lui a déclaré Hunter Biden. « Je viens du bar à cigares [bar où il est autorisé de fumer], et on m’a parlé de votre boutique, mais je devais me dépêcher parce que vous fermez à sept heures. »

« J’ai besoin de récupérer les données de ces appareils, mais ils sont tous été endommagés par du liquide et ne s’allument plus », a raconté John Mac Isaac.

Autres détails

Lundi, CBS a cité un expert indépendant affirmant que les données provenant de l’ordinateur portable de Hunter Biden étaient authentiques. La raison pour laquelle CBS a décidé de couvrir le sujet n’est pas claire. Le New York Post et d’autres médias, comme Epoch Times, en parlent depuis deux ans.

Joe Biden (à g.) et Hunter Biden après avoir assisté à la messe à l’église catholique Holy Spirit à Johns Island, en Caroline du Sud, le 13 août 2022. (Nicholas Kamm/AFP via Getty Images)

Epoch Times a contacté le service de presse du FBI pour obtenir des commentaires.

Après que les républicains ont repris la majorité à la Chambre, les élus du GOP [Grand Old Party, surnom donné au Parti républicain] ont indiqué qu’ils allaient enquêter sur les dossiers bancaires et les détails des témoignages des lanceurs d’alerte prouvant que les activités frauduleuses de Hunter Biden implique son père.

À quelques semaines des présidentielles de 2020, le New York Post a publié des informations provenant de l’ordinateur portable, montrant ce que les républicains et bien d’autres on qualifié de transactions douteuses entre la famille Biden, le Parti communiste chinois, ou l’entreprise gazière ukrainienne Burisma. Dans une interview en 2019, Hunter Biden a nié avoir fait quoi que ce soit de mal, mais il a reconnu que ces transactions avaient créé une impression négative à l’extérieur.

Le représentant James Comer (Parti républicain‑Kentucky), qui devrait présider la Comission de surveillance et de réforme de la Chambre, a déclaré aux journalistes la semaine dernière que cette comission enquêtera non seulement sur Hunter Biden, mais aussi sur le président Biden.

« Je veux être clair. Il s’agit d’une enquête sur Joe Biden. C’est sur ce point que la comission se concentrera au cours de ce prochain Congrès », a déclaré James Comer aux journalistes.

« Cette commission évaluera la nature des relations entre Joe Biden et les partenaires étrangers de sa famille et le fait que le président a peut‑être été compromis par des dollars étrangers et des influences », a ajouté James Comer. Il a précisé que les républicains avaient réussi à récuperer les rapports d’activités suspectes ciblant Hunter Biden de certaines grandes banques.

En réponse, la Maison Blanche a riposté par un communiqué la semaine dernière en accusant les républicains de la Chambre de se livrer à des attaques partisanes contre les proches de Joe Biden. L’administration a accusé le GOP de monter de toutes pièces des « théories du complot démenties depuis longtemps », sans donner plus de détails.

« Le président Biden ne va pas laisser ces attaques politiques le distraire et l’empêcher de se concentrer sur les priorités des Américains », a déclaré aux médias Ian Sams, porte‑parole du bureau du conseiller de la Maison Blanche.

Quelques semaines après l’élection de 2020, Hunter Biden a admis publiquement que les procureurs du Delaware enquêtaient sur ses affaires fiscales, bien qu’il n’ait été accusé d’aucun crime. Depuis lors, peu de détails ont été divulgués sur cette enquête.

Alors que les républicains mènent leurs propres investigations, il n’est pas évident de savoir combien d’Américains la considéreront comme une priorité absolue.

Dans un récent sondage, moins de 30% des électeurs ont déclaré que l’affaire Hunter Biden était une priorité absolue. Environ 52% des républicains ont montré de l’intérêt pour cette enquête. Depuis des mois, d’autres sondages montrent que la cote de popularité du président Biden est extrêmement basse dans un contexte d’inflation élevée, de craintes de récession et d’une recrudescence de crimes violents dans tout le pays.

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