La clôture entourant la maison de Biden dans le Delaware coûte environ 500.000 dollars

24 août 2022 Mis à jour: 24 août 2022
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Le prix d’un projet financé par les contribuables pour construire une barrière autour de la maison de plage du président Joe Biden dans le Delaware a augmenté et s’élève désormais à près de 500.000 dollars, selon les registres des dépenses fédérales.

En septembre 2021, le département de la Sécurité intérieure (DHS) a versé 456.548 dollars à l’entreprise de construction Turnstone Holdings, basée dans le Delaware, pour l’achat et l’installation d’une « clôture de sécurité » autour de la propriété du président à Rehoboth Beach, selon USAspending.gov, une base de données en ligne gérée par le département du Trésor.

La base de données indique deux paiements supplémentaires depuis lors. Une facture de 6844 dollars a été payée fin novembre 2021 pour couvrir les dépenses liées à des « plaques de gravier » et « des services de grue » supplémentaires. Cette facture est suivie d’une autre de 26.933 dollars en juin, qui correspond simplement « à l’ajout de fonds au projet actuel ». Il n’y a pas davantage d’explications.

Donc le coût total de la clôture s’élève finalement à 490.324 dollars. Alors que le projet devait initialement être achevé à la fin de l’année 2021, sa « date de fin potentielle » a été repoussée au 6 juin 2023, ce qui représente un retard de plus de 18 mois.

La raison exacte de ces contretemps n’est pas claire. Epoch Times a contacté le département de la Sécurité intérieure (DHS), qui a financé le projet, pour obtenir de plus amples informations.

Dans un contexte d’afflux record de passages illégaux à la frontière entre les États‑Unis et le Mexique, la coûteuse clôture de la résidence présidentielle n’a pas manqué de susciter les critiques.

Le représentant Jim Jordan (Parti républicain‑Ohio) a écrit sur Twitter : « Les murs fonctionnent donc dans la maison de plage de Joe Biden, mais pas à la frontière sud ? »

« Vous construisez une clôture de 500.000 dollars autour de votre périmètre, et je ne vous blâme pas pour cela – vous êtes le président, vous méritez la sécurité, mais vous ne pouvez pas avoir une clôture tandis que le reste d’entre nous n’en a pas », a déclaré dimanche Mme Winsome Sears, lieutenant‑gouverneur de Virginie, républicaine, lors une interview sur Fox News.

« Les gens à la frontière ont besoin d’une clôture », a‑t‑elle ajouté.

Selon les chiffres publiés par l’administration Biden, le nombre d’arrestations à la frontière sud du pays atteint le seuil des 2 millions pour la première fois de l’histoire.

En juillet, la patrouille frontalière a signalé 181.552 arrestations de personnes ayant tenté de franchir illégalement la frontière entre les États‑Unis et le Mexique, soit une baisse de 5,6% par rapport aux 192.418 arrestations signalées en juin. À deux mois de la fin de l’exercice 2022, le DHS a déjà procédé à plus de 1,81 million d’arrestations, battant ainsi le record de l’exercice 2021 (1,66 million).

Dans la ville frontalière de Yuma, l’État de l’Arizona exaspéré a récemment débloqué 6 millions de dollars pour combler un trou de 400 mètres dans la barrière frontalière au moyen des conteneurs maritimes. Ces conteneurs de 12 mètres sur 3, pesant 4 tonnes, seront surmontés de fil de fer barbelé une fois que les semi‑remorques les auront disposés.

Tim Roemer, directeur de la sécurité intérieure de l’Arizona, a déclaré à la station de radio KTAR‑FM de Phoenix que son État ne pouvait plus attendre. « Il est grand temps qu’ils soutiennent notre État frontalier, les forces de l’ordre locales et qu’ils fassent quelque chose pour résoudre cette crise humanitaire », a déclaré Tim. Entretemps, le Texas continue d’offrir aux immigrés clandestins des tickets de bus aller simple pour Washington et New York, une mesure que le gouverneur républicain Greg Abbott a renforcée lorsque les démocrates des deux villes s’en sont plaints.

« Nous devons sécuriser notre frontière, car l’administration Biden ne le fait pas », a déclaré le gouverneur Abbott dans l’émission Nightline sur ABC.

« La raison pour laquelle nous avons commencé à mettre des gens dans des bus, c’est que l’administration Biden a littéralement déversé les immigrés dans de petites villes de 10 ou 25.000 habitants, et celles‑ci se sont retrouvées complètement débordées », a‑t‑il ajouté.

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