La cigarette électronique pourrait aussi provoquer des maladies pour la santé – mais bien moins graves que le tabac

Considérées comme une alternative raisonnable aux cigarettes traditionnelles lors de leur introduction sur le marché français il y a quelques années, les cigarettes électroniques pourraient en fait s’avérer responsables de nouvelles maladies, bien moins dangereuses cependant que l’usage du tabac.

Après un essor fulgurant au début des années 2010, des doutes ont néanmoins fini par apparaître au sein de la communauté scientifique quant à l’innocuité des fameuses cigarettes électroniques – également appelées vapoteuses.

(Justin Sullivan/Getty Images)

Les chercheurs ont rapidement pointé du doigt l’utilisation de diacétyle, une molécule chimique qui entre dans la composition de certains liquides aromatisés inhalés par les utilisateurs de cigarettes électroniques.

Très utilisée dans l’industrie du pop-corn aux États-Unis, cette substance permet en effet de donner un goût proche de celui du beurre.

(Sean Gallup/Getty Images)

Une inflammation des voies aériennes handicapante

Cette molécule est pourtant associée à une grave maladie des poumons : la bronchiolite oblitérante (aussi appelée pop corn lung) qui se traduit notamment par l’apparition de phénomènes inflammatoires et fibrosants des voies aériennes.

Particulièrement difficile à diagnostiquer, elle peut se manifester à travers une perte de poids, de la fièvre, une toux sèche chronique accompagnée de sifflements et la sensation d’être toujours essoufflé.

« Cette étude ne rappelle pas qu’il y a 10 à 100 fois plus de diacétyle dans les cigarettes de tabac », ajoute Jean Moiroud, président de la FIVAPE et fabricant d’e-liquide.

Les chercheurs estiment en effet qu’elles favoriseraient également l’apparition de pathologies telles que l’asthme, le psoriasis et divers problèmes pulmonaires.

Pas de consensus scientifique

« Nos résultats suggèrent que les cigarettes électroniques pourraient être aussi mauvaises que les autres cigarettes. Il existe une confusion quant à savoir si les e-cigarettes sont plus sûres que les cigarettes car les effets indésirables potentiels commencent seulement à être étudiés », déclare le docteur Mehmet Kesimer, spécialiste des pathologies respiratoires.

(FREDERICK FLORIN/AFP/Getty Images)

Menée auprès de 15 personnes n’ayant jamais utilisé de cigarette électronique auparavant, une étude suédoise a également démontré que les participants avaient enregistré une augmentation notable de leur pression artérielle et de leur fréquence cardiaque, environ 30 minutes après la première utilisation.

« Le nombre d’utilisateurs d’e-cigarettes a considérablement augmenté au cours des dernières années. Les cigarettes électroniques sont considérées par le grand public comme presque inoffensives. L’industrie commercialise son produit comme un moyen de réduire les dommages et d’aider les gens à arrêter de fumer des cigarettes classiques. Cependant, la sécurité des e-cigarettes est discutée, et un nombre croissant de preuves suggère l’existence de plusieurs effets néfastes sur la santé », explique ainsi le docteur Magnus Lundback, membre de l’université de Stockholm ayant participé à l’étude en question.

(Joe Raedle/Getty Images)

D’autres scientifiques sont toutefois beaucoup plus mesurés et il semble difficile d’établir un consensus pour le moment, sans doute du fait que les experts ne disposent pas encore du recul suffisant.

Éviter les produits qui contiennent du diacétyle

En France, une norme de l’Association Française de Normalisation (AFNOR) proscrit la présence de diacétyle dans les liquides aromatiques à destination des cigarettes électroniques depuis 2015. Toutefois, cette norme est volontaire : libre aux fabricants de l’appliquer ou non. Afin d’être certains d’éviter d’inhaler du diacétyle, les consommateurs doivent donc rester vigilants et s’assurer que le produit qu’ils achètent contient bien la mention « E-liquides certifiés par AFNOR Certification »

Néanmoins, le pneumologue et tabacologue Bertrand Dautzenberg a expliqué au média Sciences et Avenir que « Les liquides fabriqués en France sont donc en principe exempts de cette substance, quelle que soit la saveur ». 

En outre, un article de lExpress publié en 2015 et s’appuyant sur les estimations de l’institut Xerfi, indiquait que 65 à 75% des e-liquides vendus en France étaient fabriqués dans l’Hexagone.

(FREDERICK FLORIN/AFP/Getty Images)

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